«L'homme occidental, l'homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l'Occident n'a jamais produit, d'ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l'humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d'unité morale. Rien de plus souhaitable pour lui que la connaissance de l'Orient, avec la diversité presqu'infinie de ses époques et de ses civilisations. Le premier résultat de cette connaissance consistera sans doute à méditer les jugements de l'Orient sur l'anarchie et l'hypocrisie de notre civilisation, à prendre une conscience humiliante mais salutaire, de la distance qui dans notre vie publique comme dans notre conduite privée, sépare nos principes et nos actes. Et, en même temps, l'Occident comprendra mieux sa propre histoire: la Grèce a conçu la spéculation désintéressée et la raison politique en contraste avec la tradition orientale des mythes et des cérémonies. Mais le miracle grec a duré le temps d'un éclair. Lorsqu'Alexandre fut proclamé fils de Dieu par les orientaux, on peut dire que le Moyen Age était fait. Le scepticisme de Pyrrhon comme le mysticisme de Plotin ne s'explique pas sans un souffle venu de l'Inde. Les "valeurs méditérranéennes", celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d'origine et de caractère asiatique...... quant à l'avenir de l'Occident, il n'est pas ici en cause : une influence préméditée n'a jamais eu de résultats durables, et prédire est probablement le contraire de comprendre. Toute réflexion inquiète de l'Européen sur l'Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l'empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la raison occidentale, qui est la raison tout court, de faire surgir, ainsi que l'ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en chassant les imaginations matérialistes qui sont ce que l'Occident a toujours reçu de l'Orient» Léon BRUNSCHVICG
Je me suis procuré récemment le DVD du chef d'oeuvre de Paul Thomas Anderson : "There will be blood" au sujet duquel j'avais déjà écrit deux articles en avril 2008 :
http://principiatoposophica.blogg.org/date-2008-04.html
(l'autre film, "Punch drunk love", qu'il avait réalisé quelques années avant, est lui aussi un très grand film).
La scène finale, celle du meurtre dans le bowling, est à mon avis l'une des plus grandes du cinéma de tous les temps, à égalité avec celle de la fin de "Citizen Kane", d'ailleurs les deux films supportent la comparaison : même puissance, même noirceur, même génie...
Je n'ai rien à changer aux développements que j'avais consacré en 2008 à cette scène, et spécialement à la dernière phrase de Daniel Plainview, qui clôt le film : "I am finished !"
Incontestablement, nous voyons là le Mal s'exprimer en direct, pour ceux qui douteraient encore de son "existence", et ce n'est pas parce qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction que cette "existence" serait douteuse!
Autre partie du dialogue à garder en mémoire... toujours lors de cette scène finale, quand Daniel Plainview, après avoir forcé Eli à hurler : "I am a false prophet and God is a superstition!", en lui laissant croire qu'il s'agit de la condition pour qu'il travaille pour lui, lui déclare tout de go qu'il vient de le berner une dernière fois, et qu'il a pompé tout le pétrole, même celui qui ne lui appartenait pas, par la technique du "drainage":
"I drink your water ! I drink it up, every day ! I drink the blood of Lamb at Bandy's tract !"
ou, pour parler en termes plus clairs : "Je t'ai trompé et volé depuis le début ! j'ai gagné et tu as perdu !"
et, pour "signifier" complètement cette "victoire", il le tue !
Il s'agit là , tout simplement, de la "lutte pour l'existence", de la concurrence capitaliste, poussée jusqu'à ses conséquences extrêmes... jusqu'à sa vérité profonde !
Il s'agit, aussi, de cette "Nature" dont on nous rebat les oreilles....cette "Nature" dont Hitler disait qu'il falait toujours l'imiter, ce qui veut dire : laisser les "faibles" être éliminés, et les " forts" gagner...ce qui veut dire : continuer dans l'existence, qui consiste en la lutte pour la survie.
Mais mon but ici n'est pas de faire de la morale à deux sous : pourquoi est ce qu'il s'agit du Mal ?
Parce que l'homme n'est pas (ou n'est pas seulement) un être naturel !
On peut retourner les choses dans tous les sens : si tout se limite à la Nature, alors nous ne devons pas former l'idée du Mal (absolu) et en particulier nous ne pouvons pas dire que le nazisme en est un exemple.... certes le meurtre, le vol doivent être réprimés par la loi, mais juste dans le but de maintenir une paix publique relative, mais pas "dans l'absolu", ce qui exclut toute portée véritable et universelle pour les "dix commandements" bibliques, ou pour la déclaration des droits de l'homme.
C'est à dire : il n'y a de "mal" que relativement à une certaine loi, et à une certaine "communauté" de peuplement.
Or nous "sentons" bien que nous ne pouvons esquiver le problème et la nécessité de la portée universelle de certaines normes (de pensée en particulier, avec les normes mathématiques).
Mais cet "appel" au "sentir" ne me satisfait pas (et j'ai bien tort, puisque Spinoza lui même y fait appel quand il dit que "nous sentons" que nous sommes éternels).
Le Mal, c'est à dire la limitation de l'être à l'existence naturelle, c'est aussi la complaisance pour le fini , pour la "finitude".
Et c'est d'ailleurs là à mon avis le sens de la phrase qui termine le film : "I am finished". On peut la lire de deux manières : soit c'est un jugement de constat de la finitude naturelle (comprenant la mortalité, mais pas seulement) qui ouvre, comme jugement, sur untre chose, sur l'Infini, sur le Vrai Bien de spinoza, sur le Dieu de Descarters, le Dieu des philosophes.
Soit c'est un aveu complaisant... et c'est bien le cas ici.
Dans cette perspective est paru récemment un livre prodigieux de Jean-Michel Le Lannou : "L'être décomposé".
Jean Michel Le Lannou avait déjà livré un exposé de haute volée sur "Brunschvicg et la puissance de la pensée" aux journées consacrées à Brunschvicg et Bachelard les 6 et 7 février derniers, dont je parle ici :
http://sedenion.blogg.org/index.php?tag=Le+Lannou
Le sens de la philosophie, de la pensée véritable, ce n'est rien d'autre que la "puissance de pensée", ou encore la "force de pensée" selon la terminologie de la non-philosophie de Laruelle, qui nous permet de nous "définitiser", de rompre avec la complaisance pour le fini, et avec l'idée que la Nature est réelle.
Là est l'issue face au Mal qui nous accable, nous le voyons de plus en plus, et que des films comme "There will be blood" et "No country for old men" décrivent à leur manière:
Publié par topos à 09:57:15 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Ce blog, et tous ceux tenus par moi, n'a aucun sens s'il ne va pas jusqu'au bout de sa "vocation" initiale : tenir la "ligne droite" (qui fait donc beaucoup de zigzags) d'un rationalisme inflexible, inflexible jusqu'à la démence, c'est à dire jusqu'à l'affirmation-équation qui peut sembler, qui semble, même à moi, démentielle :
Dieu = Raison.
Encore faut il d'ailleurs, pour que cette "équation" ait un sens, préciser ce que l'on entend par "Dieu" (qui est ici entendu comme le Dieu des philosophes et des savants, c'est à dire tout sauf le Dieu de la foi) et surtout par "raison"... or il me suffit pour cela de renvoyer au dernier (et prodigieux) écrit de Brunschvicg, souvent cité ici ou sur http://sedenion.blogg.org : "Héritage de mots, héritage d'idées"
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/heritage_de_mots_idees/heritage_de_mots.html
puisque les deux mots, "Dieu" et "Raison", y font l'objet chacun d'un chapitre.
Rappelons juste ici qu'il faut entendre "raison" dans le sens dynamique et "processuel-historique", c'est à dire non pas comme une "substance" ou un "être", ni même comme une faculté immuable, mais comme un progrès de la conscience intellectuelle et morale, que chacun s'il le veut (et surtout s'il en a le courage) peut "expérimenter" et "faire jouer", c'est à dire "faire exister" dans une âme et un corps (mortels). Et rappelons surtout qu'il ne faut surtout pas "imaginer" que la Raison aurait toutes les réponses à tout et n'importe quoi... puisqu'elle est d'abord une question. Elle est ce "par quoi" il y aura toujours des questions, c'est à dire des remises en question... potentiellement tout au moins, puisque pour qu'il y ait question posée il faut qu'il y ait un être vivant tel que l'homme, et que la survie de celui -ci n'est pas assurée pour l'éternité...
Le rationalisme tel qu'il est entendu ici, c'est à dire comme une véritable religion devant prendre la place de toutes les autres, n'est donc en aucun cas une théorie ou un système philosophique : il est LA philosophie, LA religion (philosophique), et il n'est rien s'il ne devient la vie tout entière de celui qui s'y voue !
Or ceci, l'adoption d'un tel mode de vie, implique d'effroyables dangers pour la vie de l'âme, tout le monde en sera convaincu après une réflexion de quelques secondes. Et c'est d'ailleurs un thème courant de plaisanteries que celui de ces "penseurs" qui sombrent corps et bien dans la folie...je n'irai pas ici évoquer Nietzsche (qui est loin de se réclamer du rationalisme) ni même Freud (dont l'addiction et la toxicomanie ne peuvent être considérées comme de la folie, plutôt comme des pathologies courantes) ; mais qu'il me suffise de faire allusion à la triste fin d'un génie incontestable, le plus grand génie scientifique du 20 ème siècle sans doute (avec Einstein, qui fut l'un de ses seuls amis aux USA où ils durent tous deux s'exiler) , qui se réclamait d'un rationalisme sans faille : Kurt Gödel, mort d'inanition parce qu'il refusait de se soigner et de se nourrir, croyant qu'il y avait un "complot" contre lui pour l'empoisonner, complot dont les médecins auraient été partie prenante.
Tout ceci pour dire que le rationalisme dont nous nous réclamons (sans en avoir peut être, sans en avoir sans doute le "droit") implique un courage à toutes épreuves : et d'abord le courage de côtoyer les "gouffres intellectuels" (auxquels Balzac fait allusion à la fin de "Louis Lambert", ce chef d'oeuvre à propos du génie philosophique), accompagné de la force d'âme nécessaire pour ne pas y sombrer corps et bien.
Ces gouffres intellectuels, il y en a de nombreux, et de nombreuses sortes, et je répète encore une fois que la "raison" et le rationalisme véritable n'ont rien à voir avec le scientisme et le positivisme béats tels qu'il existaient à la fin du 19 ème siècle chez les physiciens, dont la grande majorité croyaient, juste quelques années avant la théorie de la relativité et celle des quantas, que leur science avait terminé sa tâche et résolu tous les problèmes...
rappelons ici la fameuse citation d'Hamlet , quand il dit à Horatio : "il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel que dans toute votre philosophie"..
cette phrase, Brunschvicg l'interprète comme la condamnation , préliminaire au cartésianisme, de la philosophie scolastique...
mais elle est souvent interprétée dans un sens bien différent : comme signifiant que la science, la philosophie "rationnelle" ne peuvent pas tout comprendre ni même tout concevoir, et qu'il existe des réalités qui les dépassent, et peuvent donc être dites à bon droit "irrationnelles".
C'est à cela que je voulais en venir : le rationalisme n'est rien s'il se refuse, par peur ou par mépris, à "affronter" ce qui est appelé "irrationnel". Et , d'ailleurs, est "irrationnel" tout ce qui n'a pas encore été illuminé et "compris" par la raison !
bien sûr, parmi ces "gouffres", la plupart ne sont que des ruisseaux ou pire des caniveaux : Brunschvicg parlait des "bas fonds" de l'occultisme, et se refusait, à juste titre, à leur consacrer ne fût ce qu'une seconde d'attention.
Mais pouvons nous, nous qui vivons après le déluge d'irrationalisme qui a déferlé sur l'Occident depuis 1945, déluge qui a rompu toutes les digues, continuer à adopter ce comportement ? je ne le pense pas !
Il nous faut donc, comme Zarathoustra, décliner et descendre des cimes lumineuses de la pensée mathématique vers les sombres arènes de l'occulte et du mystère et leurs troubles attraits !
Je dirai que c'est un devoir moral !
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Haunting_in_Connecticut
et, à tout "saigneur" tout honneur, je commencerai par les connections bien connues du mythe des "survivances du nazisme" avec les "Ufos", objets volants non identifiés et d'autres "conspiracy theories" (théories du complot). Ces thèmes ont fait l'objet de plusieurs livres de Jean Robin (le spécialiste de René Guénon) dont le "Mystère du graal" et surtout "Hitler, l'élu du dragon", que l'on peut trouver en lecture libre sur le web:
http://www.scribd.com/doc/15556104/FR-Jean-Robin-Hitler-lelu-du-Dragon-gnothisautonhotmailcom
mais il existe un document, accessible aussi sur Internet, et plus facile à lire dans un premier temps : "Invisible eagle":
http://www.bibliotecapleyades.net/archivos_pdf/history_nazioccultism.pdf
j'ai lu ce dernier document en diagonale, connaissant déjà depuis longtemps d'ailleurs la plupart des informations qui sont données à propos des liens entre nazisme et occultisme, qui font l'objet d'une vaste littérature, où le pire côtoie le...moins pire :
http://en.wikipedia.org/wiki/Vril
http://en.wikipedia.org/wiki/Nazi_UFOs
par contre les deux derniers chapitres possèdent un intérêt spécial, et j'y ai appris l'existence de cette fameuse émission "Alternative 3" présentée en 1977 sur une chaîne anglaise, qui a déclenché parait il de nombresues réactions d'épouvante dans le public, semblable en cela à l'émission radiophonique réalisée par Orson Welles en 1935 mettant en scène une prétendue invasion de martiens ... et rappelant aussi en partie l'intrigue du splendide roman d'Umberto Eco : "Le pendule de Foucault", où un roman imaginaire déclenche des effets bien réels et terrifiants.
Le thème d'Alternative 3, très sommairement : après la deuxième guerre mondiale, a été créée l'ébauche d'un gouvernement mondial secret ("shadow government"), entretenant des négociations avec une civilisation extra-terrestre venue envahir la Terre, et disposant de moyens technologiques et militaires bien supérieurs à ceux de l'humanité.
Devant les défis de la pollution (déjà en 1977 le "global warming" était d'actualité), menaçant l'humanité d'extinction, trois alternatives sont mises à l'étude par ce "gouvernement secret", où américains et russes travaillent côte à côte (tout en simulant une guerre froide pour tromper le grand public, jugé pas assez mûr pour être informé de la réalité), qui bénéficie aussi (selon les versions) d'une partie de la technologie extra-terrestre (les fameuses soucoupes volantes) lui ayant permis d'établir des bases sur la Lune et sur Mars bien avant le pseudo alunissage de la mission Apollo en 1969 (qui aurait été tourné sur la Terre par Stanley Kubrick en personne !); (ou bien de la technologie avancée créée en 1944 par les savants nazis ) :
alternative 1 : faire sauter des bombes nucléaires très haut dans l'atmosphère pour évacuer les gaz à effet de serre ..
alternative 2 : implanter sous la terre une civilisation humaine avancée, où l'élite serait sauvée, laissant le reste de l'humanité en surface affronter l'extinction de masse (le mythe nazi de la Terre creuse est proche...que l'on songe aussi à la fin du "Docteur folamour" de Kubrick)
alternative 3 : coloniser les planètes comme la Lune ou Mars, en y implantant une civilisation humaine où l'élite des "seigneurs" ferait travailler des troupeaux d'esclaves rendus dociles grâce aux dernières technologies biologiques et "cognitives".
C'est cette troisième alternative qui a été retenue selon l'émission, qui est bien sûr un canular, un "hoax"... mais que des masses de gens aient pu y croire montre à quel point la foule est réceptive à ce genre de manipulations !
d'autant plus que les théoriciens du complot sont persuadés qu'il n' y a pas de fumée sans feu, et que cette émission cachait en fait un certaine réalité, voir par exemple :
http://www.bibliotecapleyades.net/exopolitica/esp_exopolitics_ZI.htm
qui mène à de nombreux liens, dont celui ci sur l'histoire du prétendu "gouvernement secret" :
http://www.bibliotecapleyades.net/sociopolitica/esp_sociopol_mj12_1.htm
on y trouve l'origine de la mise en place du groupe Bilderberger en 1952, à des fins de "secret" vis à vis de la presse ; peu à peu , d'après ce document, ce groupe s'est transformé en organe de contrôle planétaire
http://www.bibliotecapleyades.net/esp_sociopol_bilderberg.htm
ce petit jeu peut continuer longtemps ! et il continue en fait indéfiniment, compte tenu du fait qu'il n'y a aucune barrière à l'imagination assistée du raisonnement formel et de l'expérience élargie des "faits" , avec notamment les développements sur le nouvel ordre mondial, ou plutôt nouvelle dictature mondiale baptisée "globalisation", la création du virus du SIDA en laboratoire, et la mise au point gouvernementale des attentats du 11 Septembre :
http://www.scribd.com/doc/4219755/Order-Out-of-Chaos
http://www.scribd.com/doc/13051205/ILLUMINISM-The-Occult-Force-Behind-Globalization
Publié par topos à 11:36:48 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Je m'intéresse au problème philosophique du Temps, notamment à travers les travaux d'un penseur appelé (par certains) "parménidien" comme Einstein, ou ceux d'un "héraclitéen" comme le penseur du "process" : Alfred North Whitehead.
C'est pourquoi, étant à la recherche de la "Recherche du temps perdu" de Proust (dont on sait qu'il fut grandement influencé par Einstein, bien qu'il n'ait pu en goûter la dimension "algébrique"), je musardai un peu, et tombai sur des sites en donnant une édition complète :
http://jydupuis.apinc.org/Proust/index.htm
puis, poursuivant ma recherche, je parcourus le site Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu
et cliquai, en bas de page, sur ceci : "Textes électroniques Bibliothèque électronique du Québec : À la recherche du temps perdu, édition Gallimard de 1946-47."
mais quel ne fut pas mon étonnement de tomber alors sur une page "dénonçant un complot policier" ....et menant, entre autres, vers le blog suivant :
extraits choisis :
"Dimanche 26 juillet - la voisine folle du 713 qui dit que les bandits de policiers leur ont promis toute impunité, donc... La blondasse folle a le feu au cul, c'est certain, à moins que ça soit autre chose. C'est le genre de pouffiasse à dire: "La fémme a tous les droits!" Bon, bon, bon. Baise-t-elle avec les bandits de policiers, si elle les aime tant? J'aimerais savoir...
Samedi 25 juillet en avant-midi. - Des criss de bandits de policiers dans deux autos-patrouille, que je rencontre sur la rue Bélanger, font un petit tour, me suivent à distance, faisant leur petit jeu habituel, celui d'inciter des automobilistes à provoquer un accrochage pour avoir un semblant de raison d'intervenir.
Criss de bandits pourris!
Jeudi 23 juillet en soirée. - Une pute fasciste sur la rue du Vicomte à Bellefeuille aux alentours du 780 (un chiffre pair), qui appelle les beus. Arrive un beu hypocrite qui se stationne dans son entrée et complote avec elle. La pute tordue qui a deux pieds carrés de gazon devant chez elle et qui n'est même pas capable de l'entretenir, si elle entretient son propre gazon de la même façon ça doit être beau à voir.
Le bandit de policier à la pute fasciste: "Vous avez fini de nous appeler pour rien, ça au moins il (moi) l'aura gagné." Hé hé!
Petit renseignement pour les policiers (des fois qu'ils ne sauraient pas): une mise en demeure envoyé par courriel, ça n'a aucune valeur juridique, ça ne vaut pas plus que du papier à torcher. Et dire que des petites avocates véreuses se prêtent à ce petit jeu-là.
Je l'ai déjà dit: les policiers, les juges, les avocats, ça couche tous dans le même lit: Je te fais une pipe, tu me fais une pipe, et tout le monde est content."
et il y a bien davantage !
quand je pense que ma pauvre maman m'avait mis en garde, il y a bien longtemps, contre l'impureté et la méchanceté de ce monde ! j'aurais dû l'écouter .... mais là aussi, on rencontre le temps perdu et le temps retrouvé !
et comment pourrait il en être autrement ?? si, comme je le crois (et fais plus que le croire) nous sommes des êtres spirituels, c'est à dire de part en part temporels.... soumis à la détresse et la déréliction, mais aussi à la possibilité de la jubilation sans mesure qui est rédemption, lorsque nous nous détournons de "ce que l'on peut trouver et perdre en vagabondant dans l'espace" et nous consacrons à l'intériorité radicale qui se nomme le Temps ...
(et nos amours, faut il qu'il m'en souvienne ? la joie venait toujours après la peine...)
bon courage, Monsieur Dupuis, et à toi aussi, hypocrite lecteur (ou lectrice), mon semblable, mon frère ...
Publié par topos à 16:01:16 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Le blog "Islam des philosophes et des savants"
http://islamspirituel.blogg.org
reprend son activité, pour la promotion du véritable Islam des Lumières, contre les aberrations du faux Islam coranique et les affabulations des escrocs comme Malek Chebel ou Bernard Henri Lévy.
Publié par topos à 15:06:09 dans Islam-terrorisme-guerre | Commentaires (0) | Permaliens
Ce n'est pas si souvent que l'on tombe, en "surfant" au hasard comme je le fais ces jours ci, sur un site intéressant. J'ai donc plaisir à signaler ici ce blog de grande qualité :
"La QUESTION; Isabelle des Charbinières" : http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/
Je le fais d'autant plus volontiers que je suis loin de partager toutes les orientations doctrinales de ce blog, qui sont chrétiennes et augustiniennes, comme on peut s'en assurer en cliquant à droite sur "Orientations doctrinales".
Je reconnais la grandeur et l'immense portée philosophique de l'oeuvre de Saint Augustin et de ce que l'on a appelé l'augustinisme, mais je m'en tiens justement... à la philosophie, à ce que j'appelle, suivant Brunschvicg, un "christianisme de philosophes" (qui envoie promener les fables du christianisme, qui sont ce qu'un pape appelait les "fables juives" : crucifixion, messianisme, résurrection, apostolat, etc...). Et d' ailleurs le blog La question précise aussi qu'il se rattache aux doctrines de Joseph de Maistre et Louis De Bonald : ici donc, nous ne pouvons que nous séparer, puisque j'endosse les thèses de Brunschvicg , au début du "Progrès de la conscience", sur la nature "orientale" et réactionnaire romantique de Joseph de Maistre.
Mais je respecte profondément l'honnêteté intellectuelle qui caractérise ce blog, dont le combat pour l'identité européenne rejoint le mien. Au hasard quelques articles :
ce jeudi 16 juillet : "L'Islam est une religion inspirée par le démon". tout à fait d'accord, ou, en reformulant en mon langage, où le "diable" n' a pas bonne presse : l'Islam est une des formes actuelles du Mal les plus actives et dangereuses.
Je crois qu'il n'est guère besoin de préciser mes raisons, compte tenu de ce que j'ai dit de mon exigence cardinale : la liberté de conscience. Or il est connu que l'Islam interdit l'apostasie, sous peine de mort... pas besoin d'aller plus loin.
Autre cible, dans le collimateur de la Question, et dans le mien : le bouddhisme, tellement à la mode chez les pseudo-intellectuels "bobos" ou "boboifiés" :
http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/list/controverses/les_«_ignobles_veri.html
là encore, totalement d'accord.
D'accord aussi pour l'opposition au sionisme, ainsi que pour ne pas mélanger antisémitisme et antijudaîsme théologique :
ici cependant quelques précisions.
J'estime que l'antisémitisme n'est pas purement de nature "raciale", et qu'il est un peu simpliste d'opposer ce qui serait une doctrine de portée purement raciale, à une autre de portée "religieuse". Pour la bonne raison que les "races" sont une création de scientifiques dévoyés (au 19 ème siècle), et que d'ailleurs les "juifs" ne peuvent absolument pas être caractérisés comme une "race".
L'affaire Ilan Halimi, parmi bien d'autres, montre une dangereuse résurgence de l'antisémitisme actuellement, et il est absolument nécessaire de lutter contre ce fléau.
D'autre part, je pense avec Brunschvicg que la vraie ligne de fracture ne passe pas entre un christianisme qui serait absolument "spirituel" et universel, et un judaîsme forcément particulariste, ethnique et charnel : elle sépare plutôt, à l'intérieur du christianisme comme du judaîsme, (et, osons le dire : à l'intérieur aussi de l'Islam) les "spirituels" des "charnels"...
Cela dit, le sionisme me semble une idolâtrie de nature tout à fait "charnelle" , c'est d'ailleurs ce que dit un grand admirateur de l'Israel charnel, un ancien des Waffen SS français : Saint-Loup !
par contre critiquer unilatéralement le colonialisme israélien et ne rien dire du colonialisme et du racisme musulman , cela me semble relever de l'antisémitisme (inconscient ).
Enfin, une autre cible de "La question" est la pseudo-pensée de René Guénon et le guénonisme, qui bien souvent sert de cheval de Toie à l'Islam :
http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/archive/2007/01/25/nicolas-bonnal.html
Je suis prêt à dépasser de loin toutes les condamnations les plus virulentes portées par Guénon contre l'Occident actuel, qui est selon moi le faux Occident (voir article précédent sur l'homme occidental selon Brunschvicg).
Mais par contre, ses vues méprisantes sur la science moderne , au nom d'une prétendue et imaginaire "science traditionnelle", sont un tissu d'iepties ridicules.
Guénon appartient bien à cette lignée de penseurs "théosophes", "orientaux", "mystiques" ou "ésotéristes", autant dire "occultistes BCBG" !
Il est le digne descendant des "acousmatiques" parmi les pythagoriciens dont parle Brunschvicg, qui font prédominer l'autorité du Maitre, ou du Prophète, ou d'une prétendue Révélation descendue d'En Haut, sur la conscience intime et la réflexion rationelle, acousmatiques qu'il oppose aux "mathématiciens".
Et entre ces deux camps, aucune conciliation n'est possible ni envisageable, pas plus qu'entre le "Dieu des philosophes" et le "Dieu d'Abaraham" : telle est la guerre de notre siècle, dont je ne sais si elle peut être dite "guénonienne" ou non....
Publié par topos à 15:48:50 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
qui pourrait mieux parler de moi que moi ? mais qui pourrait mieux parler de moi que n'importe quel autre, qui me voit en face à face ?
une fourmi noire,
dans la nuit noire,
sur la terre noire,
sous une pierre noire,
D-ieu seul la voit
et ici le diable souffle : Dieu....et la police, peut être ?
"le propre de l'esprit est de s'apparaitre à lui même dans la certitude d'une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c'est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique... ce qui est constitutif de l'esprit est l'unité d'un progrès par l'accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L'alternative insoluble de l'optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d'intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l'esprit, mais non inquiets de l'esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d'un individu, ou d'une race, ou d'une planète. Le problème est dans le passage , non d'aujourd'hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza "De intellectus emendatione" , en a dégagé la méthode, n'a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L'angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d'évidence qu'apporte avec elle l'intelligence de l'idée, est sur un autre plan" Léon BRUNSCHVICG
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