• Dieu des philosophes et christianisme

    Le franchissement du Rubicon dont nous avons parlé hier, qui consiste à réunir en une "tunique sans coutures" le christianisme de philosophes de Spinoza et la philosophie chrétienne de Malebranche, il peut aussi se définir comme le passage sans solution de continuité du Dieu des philosophes et des savants au Dieu chrétien .

    Or cela peut en effrayer plus d'un, à commencer par nous, nous qui avons souvent cité ici en l'approuvant sans réserve ce "jugement définitif" de Brunschvicg, verdict proféré en 1928 lors de la séance de la société française de philosophie consacrée à la "querelle de l'athéisme" :

    «Le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial du 23 novembre 1654 (de Pascal): entre le Dieu qui est celui d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires»

    Alors qu'est ce qui nous arrive ? voudrions nous concilier ce qui est inconciliable? chercher des compromis, des synthèses illusoires ? est ce que nous devenons fous ?

    C'est bien sûr possible : nul, actuellement, ne saurait garantir qu'il est mentalement sain, puisque tous les critères de la "folie" et de la "santé mentale" ont volé en éclats !

    Mais au fait, pourquoi nous aventurer dans cette galère ? pourquoi vouloir franchir le Rubicon ?

    Notons d'abord que d'autres, et bien plus savants que nous en philosophie, n'hésitent pas à le faire sans se poser trop de questions !

    Ainsi je me souviens qu'aux journées consacrées à Brunschvicg et Bachelard, en février dernier, le philosophe Frédéric Worms, grand spécialiste des relations entre science et philosophie, a déclaré que cette obsession de "discriminer" entre le dieu des philosophes et le dieu des croyants était un des aspects les plus démodés de Brunschvicg : je ne me rappelle hélas plus les termes exacts qu'il a employés, mais il voulait dire que les problèmes de l'heure (qui sont ceux du fanatisme religieux, islamique notamment) sont tels que philosophes même "athées" et croyants (juifs, chrétiens et musulmans) doivent s'asseoir autour d'une même table pour lutter contre l'ennemi commun : le fanatisme. Et donc que le discours de Brunschvicg est devenu , sous ce rapport, totalement inopérant, et donc vain.

    Cela, c'est la problématique de Worms et de tous ceux qui, sincères et bien propres sur eux, désirent assurer la paix pour les hommes de bonne volonté, croyant sincèrement que cette bonne volonté finira par l'emporter sur la "mauvaise volonté" des fanatiques de toutes obédiences, des fascistes et autres nazis.  Un discours bien rodé, et inspiré par ce qu'il y a de meilleur dans les Lumières.

    Notre approche est tout autre, bien que partant de prémisses communes : c'est effectivement la récurrence actuelle des guerres de religions qui motive notre évolution, mais nous la faisons remonter bien plus loin dans le passé que le "réveil des fondamentalismes au 20 ème siècle".

    Selon nous, le choc se situe dès les origines entre la synthèse occidentale helléno-judeo-chrétienne et l'Islam, qui est en quelque sorte le rebut, le déchet, de cette synthèse , son excrément : ce qui est "insynthétisable" dans le projet civilisationnel qui fonde l'Occident.

    Je ne vais pas revenir là dessus, je considère que nos analyses du Coran, entre autres, et de sa constitution "ébionite" , de par sa composition par le rabbin "juif-christien ébionite", véritable paradigme du "sujet obscur et pervers", Waraqa Bin Nawfal, ont définitivement démontré ce point, qui est donc un acquis absolument assuré, un "point fixe", une base absolument solide, comparable sur ce point au cogito de Descartes. Voir:

    http://mathesis.blogg.org/page-le_rabbin_ebionite_waraqa_bin_nawfal_est__le_gourou_pervers_qui_a_ecrit__le_coran_et_cree_l_islam-835.html

    http://mathesis.blogg.org/page-qui_sont_les_veritables_auteurs_du_coran__-761.html

    Si ce point était faux, alors ce serait les neuneus islamophobophobes genre Cohn-Bendit qui auraient raison : s'attaquer à l'Islam comme je le fais serait ni plus ni moins comparable, même si pas tout à fait pareil, à la persécution des juifs par les nazis, dont ma propre famille a souffert; et je serais...mal !

    Seulement voilà : ce point est vrai car vérifié !

    et c'est le contraire de ce que dit cohn-Bendit qui est vrai : ce sont les islamophobophobes comme lui qui sont des collabos, et ce sont les suisses qui ont voté "Oui" qui sont des résistants.

    Car interdire les minarets, et même les mosquées, ce n'est pas plus raciste que détruire le Mandarom du Messie cosmo-planétaire Gilbert Bourdin, comme cela a été fait en France sous la présidence de chirac, ou bien de fermer les maisons closes , comme cela a été fait en France après-guerre.

    Car si l'Islam est un message de tolérance, alors les mosquées sont des maisons de tolérance : des bordels !

    Par contre, ce qui subit actuellement dans notre grille d'évaluation une évolution sensible et soudaine, voire catastrophique (au sens de René Thom), c'est en quelque sorte le "dosage" entre ce qui est grec et "philosophique", et ce qui est chrétien, ou judeo-chrétien.

    Jusqu'à il y a peu, nous tenions que le diagnostic de Brunschvicg, et par delà , de tout ce qui compte dans la philosophie européenne dite "philosophie de l'esprit" avant le tournant de 1945, était sûr et certain : il n 'y a de synthèse qu'apparente entre philosophie et monothéismes abrahamiques, entre foi et raison, et cette apparence est révélée comme apparence, comme illusion donc, par l'analyse que constitue l'irruption de la science moderne (avec Copernic et Galilée) et de la philosophie moderne, avec le cartésianisme (rendu possible et "annoncé" par le tournant nominaliste d'Ockham et le scepticisme de Montaigne).

    La réévaluation du "dosage" entre ce qui est grec et ce qui est judeo-chrétien dans la synthèse, je ne sais pas trop en quoi elle doit consister, ce qui est normal puisqu'il s'agit d'une "catastrophe", d'une mutation brusque...mais nécessaire ; c'est dans le cas contraire que l'on pourrait m'accuser de savoir très bien où je veux aller, et d'adapter le "dosage" en fonction de ce but, comme un mécanicien adapte le réglage d'un moteur à la performance visée dans une compétition. 

    Or :

    "pour aller là où tu ne sais pas, il te faut passer par où tu ne sais pas"

    Tout ce que je sais c'est ceci : on ne peut plus se dire "autorisé" par le Dieu des philosophes et des savants, la Raison universelle des esprits, la racines des valeurs morales et intellectuelles universelles sur lesquelles tombent d'accord tous les hommes, pour "planer" au dessus des différentes religions en les considérant comme "également respectables".

    non, christianisme et Islam ne sont pas également respectables car le christianisme est, malgrés les crimes commis en son nom par des gens qui en ont complètement subverti l'essence, le fondement de tout ce qui est noble et admirable en Occident; l'Islam est son "double" ténébreux et satanique.

    L'Islam est le déchet, l'étron du christianisme : c'est bien pourquoi nous ne devons pas le tolérer dans l'espace public européen, pas plus que l'on ne doit laisser les excréments s'entasser dans la rue !

    et cela n'a rien à voir avec une "laïcité" qui m'apparait de plus en plus comme une énorme farce ,tout comme la "démocratie" d'ailleurs ; une démocratie qui mène au (non) choix entre Sarkozy et Ségolène Royal n'a plus rien de respectable, il est temps de la jeter dans la cuvette des W-C, tout comme l'étron Islam, et de tirer la chasse !

     C'est d'ailleurs en gros ce qui est dit ici , et que j'approuve :

    http://www.rebelles.info/article-30990356.html

    Et d'ailleurs, qu'est la démocratie si chaque fois que les électeurs votent "mal" (au regard de la "classe dirigeante" des bobos disciples de la mondialisation heureuse) il ne faut tenir aucun compte de ce vote ?

    Or c'est bien ce que vient de déclarer Cohn-Bendit, à qui l'on ne peut refuser une certaine franchise, ou plutôt inconscience :

    http://www.fdesouche.com/articles/84480

      « La majorité n’a pas raison, et il faut arrêter un peu cette histoire des majorités ».

    Comment ne pas voir que tout ceci nous mène, à plus ou moins long terme, à une explosion de violence ?

    Car enfin : qui va , en définitive, être "celui qui a raison" ? tout débat étant bloqué, et la légitimité du vote étant déniée, ce seront en définitive ceux qui pourront mettre en action les forces de police et de l'armée (voir l'aviation de l' OTAN, comem sur la Serbie il y a dix ans) qui emporteront la décision : on aboutit donc à l'équation absurde :

    démocratie (apparente) = pure violence = négation de la démocratie (réelle).

    ce qui ne nous place pas très loin du diagnostic de Bové et Besancenot : bigre !

    Mais quittons ces considérations déprimantes, sur le constat qu'il faut réévaluer le dosage entre "Dieu des philosophes" et "Dieu chrétien" parce qu'il est VRAI , d'une vérité essentielle et absolue, que le christianisme est lié à la philosophie grecque d'un noeud que l'on ne saurait trancher, sauf à la manière violente du noeud gordien, et que c'est donc le Dieu des philosophes même, condition de toute vérité, qui exige d'être relié au Dieu chrétien en une constellation de valeurs indivisible : UNE.

    j'en profite pour effectuer un coup de force , un Anschluss, tout à fait légitime, contrairement à celui de 1938.

    Si le christianisme est un processus, et non pas une substance fixe, si la synthèse helleno-judeo-chrétienne est "toujours en train de se faire", et non pas faite une fois pour toutes, alors cela n'a plus dde sens de distinguer judaïsme et christianisme, juifs et chrétiens.

    Un juif, c'est un chrétien, un chrétien, c'est un juif; donc  l'antisémitisme ne peut être chrétien, il est rejeté dans les ténèbres extérieures de l'irrationnel (nazi-islamique)

    Judaïsme = christianisme = philosophie (synthèse infinie, processus éternel). D'où l'on infère :

    christianisme de philosophes = philosophie chrétienne.

    CQFD.

    Seulement attention : ce ne sont pas là des équations mathématiques, ce sont des schémas de pensée et de méditation, des rails pour ne pas s'égarer, des cadres de travail, qui doivent maintenant être remplis ....


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