• J'explique ici pourquoi je me suis résolu à détruire le blog "Recherche de la vérité", perdant ainsi un an et demi de travail :

    http://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/19/levidence-du-mal/

    les trois nouveaux blogs sont :

    élément neutre EN :  http://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/

    élément savoir ES :  http://philosophiecontresuperstition.wordpress.com/

    élément être EE :  http://horreurislamique.wordpress.com/


    votre commentaire
  • Je redonne ici un texte admirable de Leibniz , qui figure déjà sur ce blog, mais il arrive que certaines répétitions sont utiles.

    Que pouvons nous ajouter, ou modifier, trois siècles après Leibniz ?

    Nous savons, après les travaux de Gödel, et d'autres mathématiciens ou logiciens, comme Roger Penrose, que l'activité mathématique, pour s'en tenir à elle, n'est pas seulement, ni même principalement, un "calcul", ou, comme on dit, une algorithmie.

    Nous savons, d'après ce qui a été démontré ici, que la "mathesis", l'activité intellectuelle qui est "derrière" l'activité mathématique, est d'ordre spirituel; qu'il s'agit d'une première "ascension" dans le monde spirituel!

    Nous savons  (et non pas nous croyons) que cette mathesis traduit l'inspiration de l'esprit humain par la Raison universelle des esprits : le Christ-LOGOS.

    Nous pouvons donc et devons donc remplacer, dans la phrase suivante : 

     

    « Alors, il ne sera plus besoin entre deux philosophes de discussions plus longues qu'entre deux mathématiciens, puisqu'il suffira qu'ils saisissent leur plume, qu'ils s'asseyent à leur table de calcul (en faisant appel, s'ils le souhaitent, à un ami) et qu'ils se disent l'un à l'autre : "Calculons !".»

    le mot "calculons ! " par :

    "consultons la Raison universelle des esprits en qui nous sommes UN SEUL ESPRIT : le Christ-LOGOS !"

    **************************************************************

    «Quel grand bonheur ce serait, croyez moi, si un tel langage s'était déjà établi il y a cent ans !

    Car les arts se seraient développés avec une rapidité miraculeuse et, du fait que les capacités de l'esprit humain auraient été étendues à l'infini, les années seraient devenues des siècles. Ni le téléscope ni le microscope n'ont autant apporté à l'oeil que ce qu'aurait apporté à la pensée cet instrument..... tentons donc, après la découverte d'instruments pour la vue et l'ouïe, de construire pour l'esprit un nouveau téléscope qui ne nous rapprochera pas seulement des étoiles mais des intelligences elles mêmes et qui ne rendra pas seulement visibles la surface des corps mais également les formes intérieures des choses.

    Je méditai donc sur mon vieux projet d'un langage ou d'une écriture rationnelle dont l'universalité et la communication entre des nations différentes ne seraient que le moindre des effets. Sa véritable utilité résiderait en ceci qu'il ne reproduirait pas seulement les mots mais aussi les pensées et qu'il parlerait plus à l'entendement qu'aux yeux. Car si nous en disposions sous la forme que je me représente, nous pourrions alors argumenter en métaphysique et en morale de la même façon que nous le faisons en géométrie et en analyse car les caractères donneraient un coup d'arrêt aux pensée par trop vagues et par trop fugaces que nous avons en ces matières; l'imagination ne nous y est en effet d'aucun secours, si ce n'est au moyen de tels caractères.

    Voici ce à quoi il faut arriver: que chaque paralogisme ne soit rien d'autre qu'une erreur de calcul et que chaque sophisme, exprimé dans cette sorte de nouvelle écriture, ne soit en vérité rien d'autre qu'un solécisme ou un barbarisme, que l'on puisse corriger aisément par les seules lois de cette grammaire philosophique.

     

     

    J'aurais souhaité pouvoir proposer une sorte de caractéristique universelle dans laquelle toutes les vérités de raison puissent être ramenées à une sorte de calcul. il pourrait s'agir en même temps d'une sorte de langage ou d'écriture universels mais qui seraient infiniment différents de tous ceux que l'on a projetés jusqu'à maintenant. Car en eux les caractères et les mots guideraient d'emblée la raison et les fautes (mises à part les ereurs matérielles) n'y seraient que des erreurs de calcul. Il serait très difficile de constituer ou d'inventer cette langue ou cette caractéristique mais en revanche fort aisé de l'apprendre sans aucun dictionnaire. Elle serait également utile pour évaluer les degrés de probabilité (lorsque nous n'avons pas de données suffisantes pour parvenir à des connaissances certaines) afin de voir également de quoi l'on a besoin pour y remédier. Et cette évaluation représenterait l'un des aspects les plus importants eu égard à l'utilité pratique et à la délibération des actions, lors de laquelle le plus souvent on se trompe plus qu'à moitié en évaluant les probabilités.»

     

     Alors, il ne sera plus besoin entre deux philosophes de discussions plus longues qu'entre deux mathématiciens, puisqu'il suffira qu'ils saisissent leur plume, qu'ils s'asseyent à leur table de calcul (en faisant appel, s'ils le souhaitent, à un ami) et qu'ils se disent l'un à l'autre : "Calculons !".

     

    G W Leibniz : "Scientia generalis" (Philosophische Schriften, Voll VII, p 14 sq)

    Note:

    On ne peut que rester pantois d'admiration devant ce texte , datant de l'époque des grands pionniers européens de la Raison. Les tentatives de Leibniz et de ses successeurs pour réaliser ce langage entièrement rationnel sont restées lettre morte, par suite d'une trop grande soumission au cadre sémantique caractérisé par un "réalisme sensible" des langues naturelles. On peut compter au nombre de celles ci la tâche que s'était fixée Kurt Gödel (grand admirateur de Leibniz s'il en fût) d'élaborer une philosophie scientifique, exacte, unifiant toutes les "sciences a priori" et réalisant en quelque sorte l'ontologie scientifique rêvée par Leibniz tout en se gardant du piège dogmatique. Mais cet essai a fait long feu.

    Par contre nous sommes persuadés que la théorie mathématique des catégories, née en 1945 des travaux d'Eilenberg et Mac Lane en topologie algébrique, constitue la "characteristica generalis" qu'avait en vue Leibniz, bien qu'elle soit apparue comme discipline mathématique abstraite. Il n'y a là  aucune difficulté, bien au contraire  : de par leur idéal de rationalité et de démonstrativité parfaites, les mathématiques représentent l'idéal régulateur de la philosophie. Et il est tout à  fait aisé et naturel d'étendre la validité de la théorie des catégories au delà  du domaine purement mathématique, comme les exemples donnés dans un livre comme "Conceptual mathematics" (par W Lawvere et S Schanuel, Ed Cambridge) le montrent avec évidence.

     

     Voici les liens pour les oeuvres de Leibniz sur la "scientia generalis"

    http://www.uni-muenster.de/Leibniz/DatenVI4/VI4a1.pdf

    http://www.uni-muenster.de/Leibniz/DatenVI4/VI4b1.pdf

    et l'on trouve sur cette page :

    http://www.1637.fr/spip.php?article14

    certains travaux du plus grand spécialiste français de la Mathesis universalis : David Rabouin, notamment deux parties, portant sur la mathesis universalis leibnizienne, de sa thèse.

     

     


    votre commentaire
  • Cet ouvrage fascinant peut être lu sur le Web :

    http://www.bvh.univ-tours.fr/Consult/index.asp?numfiche=84

    Compte tenu de la biographie et de l'oeuvre de Trithème :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Trithemius

    on aurait tort de n'y voir qu'une technique de cryptographie, comme beaucoup !

    et je ne veux pas dire ici que la cryptographie est un domaine mineur, puisque je rappelle que l'échec d'Hitler devant l'Angleterre en 1940 est dû, bien sûr au courage du peuple britannique et de ses aviateurs notamment, mais avant tout au déchiffrement du code secret germanique par Alan Turing et quelques autres savants...

    l'aspect purement cryptographique est abordé ici :

    http://lwh.free.fr/pages/algo/crypto/tritheme.htm

    et ainsi :

    "Maintenant que Paris, ses paves et ses marbres,
    Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux;
    Maintenant que je suis sous les branches des arbres,
    Et que je puis songer a la beaute des cieux;
    [...]
    Je viens a vous Seigneur, pere auquel il faut croire;
     Je vous porte, apaise;
    Les morceaux de ce coeur tout plein de votre gloire
     Que vous avez brise; [...]
    Hugo."

     

    devient, crypté :

    MBKQXJTHVCAFQCOGYJKXMKWSCREUUHW
    RGYJAODQGGPRIMFYZPPCRTPKWWXUUBK
    SPZYCXDUWFYNUBSWMBKQXJTHVCAFQWS
    HKZKLIPOICRBSCQGMKZLNCLDOFTIVLJ
    OZFBNTITURRLKYIUKMQNIIUUWLWDARV
    IEWKHRXGCWDCDQVUCULJIYMAXSPUFNL
    PKGBBLBZUESYUMGNMKKORDAQCLWJRLA
    VYCOROJNUWVYXKBSQTPWWTQKPVMOGAG
    FTWCGBLZMRCUOVUDZJFIZRCPTHUD

    Autre technique : la stéganographie :

    http://lwh.free.fr/pages/algo/crypto/steganographie.htm

    peut être que bientôt, pour échapper à la nouvelle inquisition du politiquement correct, je devrai coder  et crypter les articles de ce blog ?

    LFERVFTLACEYDNAPIJALXZXXJHVFTQI
    XKATRCWMZICUJWVNZZBZZITGXVXJLKQ
    FCQF

     Dans la gloire et dans les cieux
    Un monde sans fin pour toujours
    En paradis, en paradis
    À perpétuité et dans la félicité
    Irrévocablement et à perpétuité
    En une infinité et dans les cieux
    En toute éternité pour toujours
    Dans la béatitude et en toute éternité
    À tout jamais et à perpétuité
    Durable car dans les cieux
    Durable car à perpétuité
    Dans son royaume et irrévocablement
    À perpétuité et dans les cieux
    En paradis le sempiternel
    Dans la félicité et dans les cieux
    En paradis pour toujours
    Irrévocablement et dans son règne
    À tout jamais pour toujours
    Dans la béatitude et dans son royaume
    Sans cesse pour toujours
    Dans la félicité et dans son règne
    En une infinité pour toujours
    En paradis, en paradis
    À perpétuité et dans la béatitude
    En paradis et à perpétuité
    Irrévocablement et en une infinité
    À perpétuité et en une infinité
    À perpétuité et dans la gloire
    Irrévocablement et en paradis
    Sempiternel irrévocablement
    En paradis et irrévocablement

     Mon Dieu ! je suis poète !

    En une infinité et irrévocablement
    À perpétuité et dans la béatitude
    En paradis et à perpétuité
    Dans la magnificience et irrévocablement
    Dans son règne et dans son royaume
    À perpétuité et dans la divinité
    Dans les cieux et dans son règne
    Un monde sans fin dans les cieux
    Dans la félicité et irrévocablement
    Dans la gloire et à perpétuité
    Dans la magnificience et irrévocablement
    Dans son règne et dans son royaume
    À perpétuité

    (seul le dernier, codé selon la stéganographie, est important...)

    On lira avec intérêt cet ouvrage sur "Le problème herméneutique chez Pascal", qui vient 150 ans après Trithème :

    http://books.google.fr/books?id=hKa6Yxy1SXAC&pg=PA123&lpg=PA123&dq=Trith%C3%A8me+polygraphie+fran%C3%A7aise&source=bl&ots=-aJiUOpQ2Y&sig=ax-J_i54ru9Z-EyzgjbVsgvXQPo&hl=fr&ei=etY4S8XdBcyk4QajvoCqCA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CCEQ6AEwCA#v=onepage&q=Trith%C3%A8me%20polygraphie%20fran%C3%A7aise&f=false

    voir pages 121 à 125, sur les relations complexes entre cryptage, décryptage et traduction, d'une part, et herméneutique d'autre part ; entre les deux clefs auxquelles Pascal fait allusion page 121: clef du chiffre, et clef du sens de l'Ancien Testament.

    Le livre "La polygraphie française", que j'ai acheté il y a quelques années, est accompagné d'une notice intitulée : "Etude et interprétations"  qui précise (page XVII):

    "Cet ouvrage qui semble s'opposer à la magie, en faisant passer les différents caractères des mages pour des symboles cryptographiques qu'ils ne comprennent pas, s'inscrit bien dans le rationalisme ambiant de l'époque.

    Mais les parties de Collange (le traducteur) limitent fortement ce refus et la forme qu'a prise ce traité l'a desservi, le faisant passer pour un grimoire de sorcellerie; depuis sa parution jusqu'à présent, les amateurs de cette édition furent principalement les occultistes"


    votre commentaire
  • A mon avis, deux grands "représentants" de  l'humanité moderne (c'est à dire nous tous) dans la littérature sont : Faust (mis en scène par bien des auteurs, dont Marlowe, et surtout Goethe) et Hans Castorp , le "héros" du grand roman initiatique de Thomas Mann : la Montagne magique (Zauberberg) écrit en 1924.

    On pourra me dire : oui mais ce sont des personnages d'oeuvres de fiction, qui n'existent donc pas ! comment pourraient ils "représenter" l'humanité moderne, qui est composée d'êtres humains en chair et en os ? encore Faust acquiert il peu à peu la consistance d'un véritable mythe, mais La montagne magique n'est qu'un roman... une grand roman certes, mais un roman parmi des milliers d'autres !

    Voire...

    j'oppose à ces allégations un avis tranchant, qui était d'ailleurs celui de Thomas Mann : loin d'être "seulement" des fictions, les mythes ont en fait plus de réalité que les faits et évènements (souvent dérisoires) du monde quotidien. Si, comme le dit le personnage de Shakespeare (et comme le répète le détective Sam Spade, magistralement interprété par humphrey bogart, à la fin du "Faucon Maltais" de John Huston) , "nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves" , alors on peut commencer à concevoir que "le rêve dans le rêve" peut avoir plus d'importance que le rêve lui même !

    d'ailleurs le film "Picnic at hanging rock" (cf article précédent) commence par cette "récitation" d'une douce voix féminine : "ce que nous voyons et percevons n'est qu'un rêve à l'intérieur d'un rêve"...

    Sans être d'accord sur tout avec la "science spirituelle" d'orientation anthroposophique de Rudolf Steiner, je retiens certaines de ses intuitions géniales, notamment celles sur le sens de Faust; d'une manière générale je laisse tomber dans l'anthroposophie tout ce qui est manifestement trop imprégné de théosophie et d'occulte (les hiérarchies spirituelles, la réincarnation, l'Atlantide, etc...), ou plutôt je le considère comme des "mythes", pour lesquels joue ce que je dis un peu plus haut.

    Aussi ai je analysé le mythe de Faust dans l'article suivant en relation avec l'anthroposophie :

    http://www.blogg.org/blog-50434-billet-faust_de_goethe___la_rencontre_avec_le_mal-1068597.html

    "Faust est le représentant de l'humanité moderne; Hans Castorp de "La montagne magique" aussi, d'ailleurs il existe de profondes proximités entre les deux ouvres, ou plutôt les deux "mythes", car ce sont, comme le dit Thomas Mann au début de son oeuvre, des récits hermétiques. Dans tous les sens de ce terme.

    Oswald Spengler, dans le "Déclin de l'Occident", qualifie d'ailleurs de "faustienne" l'humanité occidentale.

    Que voulons nous dire par humanité occidentale ? l'humanité européenne ? l'humanité de race blanche ?

    non, mais l'humanité "moderne", celle qui se situe en héritage de l'évènement de la science moderne, l'évènement copernicien-galiléen-cartésien.

    Là encore, l'anthroposophie apporte un éclairage nouveau : car la période "moderne" coïncide avec celle de l'âme de conscience, qui commence selon Steiner en 1413. Un penseur important de cette époque, prédécesseur de ceux qui fondent la science, est Nicolas de Cuse."

    J'ai d'ailleurs aussi commencé à étudier, là encore en relation avec l'anthroposophie, "La montagne magique" ici :

    http://zauberberg.blogg.org

     quant à l'opposition tracée par Rudolf  Steiner, et fondamentale en anthroposophie, entre les deux "puissances du Mal" que sont Ahriman et Lucifer (reprise par Raymond Abellio dans "La structure absolue" avec le couple Lucifer-Satan)  elle est à mon avis d'une très grande importance, et d'une "réalité" qui là encore dépasse la réalité quotidienne qui est celle du "rêve ordinaire" (celle dont parle T S Eliot dans "La terre gaste", lorsqu'il dit : j'ai entendu la clef tourner une fois, une seule fois, dans la serrure").

    Cette opposition, c'est celle entre Settembrini (l'homme des lumières, de la révolte, du "placet experiri") et le jésuite Naphta (juif conveti) dans "La montagne magique".

    Dans Faust, l'opposition se situe entre le premier Faust de Goethe, où Faust est soumis à la tentation luciférienne , et le second, où devenu un personnage public rempli de "pouvoir" sur les hommes, c'est à la tentation ahrimanienne qu'il succombe...

    cette "réalité" suffit, si l'on admet ce que j'ai dit plus haut à propos de la force des "mythes" et plus généralement des entités "spirituelles" (les entités mathématiques en font partie, et que l'on songe par exemple à l'influence que peuvent avoir les espaces abstraits de Hilbert dans la physique quantique, et donc dans la réalité de tous les jours : GPS, ordinateurs, etc...pour ne pas parler des missiles nucléaires, j'y viens peu après).

    Donc pas la peine de se forcer à "imaginer" des dieux ou des démons : pour se "représenter" Ahriman, il suffit de former une image du web, ce "réseau" en "toile d'araignée" qui nous ensert dans des mailles de plus en plus serrées... Ahriman existe, il EST ses effets, pas un "démon" qui se cacherait dans un ciel inaccessible...

    Une autre "instance" de Faust, donc de l'humanité moderne, de nous tous, dont je veux parler ici, est à mon sens composée collectivement de ces scientifiques qui dans les années 40 ont participé au projet Manhattan.

    La photo qui accompagne l'article a été prise dans les années 40, elle montre trois génies de la physique ou des mathématiques (et même, dsions le, de la  fusion de ces deux sciences différentes : la physique mathématique) : au centre le physicien américain Richard Feynman, tout jeune à l'époque, il est né en 1918; il est entouré de deux très grands mathématiciens, à sa droite Ulam, à sa gauche Von Neumann.

    Tous trois sont juifs...

    c'est d'ailleurs un fait frappant de constater la prépondérance des juifs dans la physique de pointe de cette époque, et dans le projet Manhattan, dont le "directeur scientifique", Robert Oppenheimer, est juif aussi.

    http://en.wikipedia.org/wiki/J._Robert_Oppenheimer

    Voici la liste des participants scientifiques au projet :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Manhattan_Project_people

    parmi eux, on retient entre autres :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Feynman

    http://en.wikipedia.org/wiki/Stanislaw_Ulam

    http://en.wikipedia.org/wiki/Le%C3%B3_Szil%C3%A1rd (Szilard)

    http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Teller

    http://en.wikipedia.org/wiki/John_von_Neumann

    http://en.wikipedia.org/wiki/David_Bohm

    aussi bien des "plutôt mathématiciens" (Ulam, Von Neumann) que des "plutôt physiciens" (Szilard, Teller) et Feynman ou Bohm, qui sont inclassables (mais inclassables de manière très différente : jamais Feynman n'aurait dialogué avec Krishnamurti).

    Tous juifs....

    quel est mon but en soulignant cette évidence ? de suggérer que les juifs seraient supérieurs aux non juifs en intelligence ? évidemment non !

    ou alors de prétendre qu'il y aurait une "influence juive" dans ce qu'il faut bien appeler le premier stade du terrifiant danger nucléaire global (plus terrifiant encore de nos jours que du temps de la guerre froide, où pourtant l'humanité est passée plusieurs fois à deux doigts du gouffre de la destruction totale) ? non plus !

    Car cette sur-représentation des juifs parmi les scientifiques américains de l'époque s'explique très simplement : ils avaient fui en masse l'Europe et les persécutions nazies. Dans la liste ci-dessus, seul Feynman est né aux USA (comme Oppenheimer d'ailleurs) : tous les autres sont des réfugiés d'Europe centrale, de Hongrie pour la plupart(alors va t'on en inférer que les hongrois sont plus intelligents que les tchéques ?) . A part peut être Von Neumann qui a émigré en 1930, donc avant qu'Hitler n'arrive au pouvoir (mais n'y avait il pas déjà des persécutions antisémites en Europe à cette date ?) .

    En 1939; ce sont Szilard, Teller et Wigner qui, épouvantés par l'idée (qui s'est révélée fausse par la suite) selon laquelle l'Allemagne nazie était proche de construction de la bombe atomique, ont persuadé einstein d'écrire à Roosevelt en mettant tout son poids (énorme à l'épqoue) dans la balance pour encourager le gouvernement américain à construire la bombe :

    "Les physiciens nucléaires Leó Szilárd, Edward Teller et Eugene Wigner (tous les trois des réfugiés juifs hongrois) étaient convaincus que l’énergie libérée par la fission nucléaire pouvait être utilisée dans des bombes par l'Allemagne nazie. Ils persuadèrent Albert Einstein, l’un des plus célèbres physiciens au monde et lui aussi un réfugié juif, d’avertir de ce danger le Président américain Franklin Roosevelt dans une lettre datée du 2 août 1939 dont Szilárd fit le brouillon. La lettre fait état de la possibilité de créer des bombes d'une puissance encore inconnue : « des bombes d'un nouveau type et extrêmement puissantes pourraient être assemblées. »

    Le texte laisse présager que la Belgique serait un précieux allié pour obtenir de grandes quantités d'uranium : « les sources les plus importantes se trouvent au Congo belge. »

    Einstein demande l'appui de Roosevelt, pour que le gouvernement « porte une attention particulière à la préservation de l'approvisionnement en uranium » et qu'il soutienne la recherche sur ce domaine « qui n'est à présent accompli que dans les limites des budgets des laboratoires universitaires ».

    Il fait part de ses craintes au sujet de l'Allemagne qui a mis l'embargo sur les ventes d'uranium tchécoslovaque, et où « le fils du sous-secrétaire d'État allemand, von Weizsäcker, est attaché à l'Institut du Kaiser Wilheim » qui travaille sur ces problèmes.

    La réponse de Roosevelt fut d’encourager des recherches supplémentaires sur les implications militaires de la fission nucléaire. Après le bombardement d'Hiroshima, Einstein déclara regretter amèrement d’avoir écrit cette lettre (I could burn my fingers that I wrote that first letter to Roosevelt).

    La marine de guerre américaine dut accorder une première subvention de 6 000 USD, gérée par le Comité consultatif pour l'uranium, pour des expériences sur l’énergie nucléaire, ce qui donna ensuite naissance au projet Manhattan."

     Einstein dut écrire à plusieurs reprises, voici les textes de ses lettres :

    http://hypertextbook.com/eworld/einstein.shtml

    Pour dire frontalement et brutalement ma pensée :

    ces physiciens ou mathématiciens, ces Savants-Philosophes (au moins pour ce qui est d'Einstein), juifs ou non juifs,  pris dans la tourmente de la guerre mondiale et du projet Manhattan, c'est à dire, il faut bien appeler les choses par leur nom, ayant d'une certaine façon "vendu leur âme au diable yankee WASP" (même si c'était pour de très nobles raisons), ils sont, collectivement, une incarnation de FAUST.

    FAUST, c'est à dire nous tous hommes modernes, FAUST écartelé entre les deux "puissances du Mal" que sont l'Occident ahrimanien et l'Est (soviétique ) luciférien. Quant au nazisme je ne sais pas très bien le classer.... peut être comme une des ces formes encore plus virulentes du Mal dont parle l'anthroposophie sous les noms de "Sorat" ou des "Asuras" ?

    toujours est il que le panorama spirituel de l'époque se présente à mon avis comme suit : avant les deux guerres mondiales, qui ont abouti à la destruction de l'Europe du centre, et donc de l'Europe (et de l'émergence dans les années 50 de sa négation sous une forme américanisée-mécanisée-ahrimanisée, sous la botte de laquelle nous nous trouvons toujours), l'Europe avait encore une chance  (faible sans doute , compte tenu de l'antisémitisme montant au 19 ème siècle) de réaliser son destin et de devenir ce qu'elle EST, dans une admirable symbiose entre judaïsme et christianisme !

    une jonction -fusion entre les deux entités dont des juifs allemands comme Einstein,  Husserl ou Cassirer donnent une idée de la grandeur possible; la grandeur de ce qu'aurait pu devenir l'Europe par cette symbiose judaïsme-christianisme, c'est à dire la grandeur de ce qu'elle EST "archétypalement", "éternellement", en tant que cette "patrie" spirituelle où l'Infini s'est fait corps et âme (comme recherche infinie de la Vérité au moyen de la science moderne, voir husserl au début de la Krisis)...mais une grandeur  perdue "temporellement" à tout jamais hélas.

    C'était d'ailleurs l'idée de Nietzsche, à qui l'antisémitisme (de sa soeur notamment) faisait horreur !

    Voir aussi :

    http://www.cfo.doe.gov/me70/manhattan/


    votre commentaire
  • "le propre de l'esprit est de s'apparaitre à lui même dans la certitude d'une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c'est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique...
    ce qui est constitutif de l'esprit est l'unité d'un progrès par l'accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L'alternative insoluble de l'optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d'intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l'esprit, mais non inquiets de l'esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d'un individu, ou d'une race, ou d'une planète.
    Le problème est dans le passage , non d'aujourd'hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza "De intellectus emendatione" , en a dégagé la méthode, n'a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort.
    L'angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d'évidence qu'apporte avec elle l'intelligence de l'idée, est sur un autre plan"

    Léon Brunschvicg

    tout est dit, et bien dit, dans cette citation de Léon Brunschvicg, qui illumine de manière frappante l'opposition irréductible entre foi et raison, entre Dieu d'Abraham et Dieu des philosophes et des savants, entre la spiritualité pure de la philosophie véritable, fondée sur la science véritable, et que nous appelons ici Mathesis universalis (ce que Brunschvicg sans doute n'aurait pas admis) et l'idolâtrie de la vie et des instincts et pulsions charnelles qui sont l'arrière-fonds des "religions", de toutes les religions. Qu'elles soient (prétendûment) monothéistes, polythéistes, ou "sans dieux" (mais avec bodhisattvas)

    Et opposition aussi, bien entendu, entre l'éternité véritable, qui est celle de l'immanence radicale de l'intimité à soi même de l'esprit, et fausse éternité conçue comme une prolongation indéfinie (plutôt qu'infinie) de la durée dans un "post mortem" vaseux ou dans des cycles de "réincarnations" et autres balivernes infantiles.

    Brunschvicg (1869-1944), le Maître providentiel pour notre temps de détresse, est aussi celui qui , lors de la fameuse "querelle de l'athéisme" de 1928, reprend à son compte le mémorial de Pascal mais selon une visée exactement inverse :

    "Le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles et demi est défini avec précision par les termes du Mémorial de Pascal du 23 novembre 1654 : entre le Dieu qui est celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires. "

    Or il ne sert à rien de se voiler la face : de nos jours, c'est l'Islam, et sous sa forme la plus sombre et la plus obscure, qui représente les religions, LA religion-type, charnelle et soumise aux instincts de vie, et donc de mort.

    Le choix qui est laissé à l'humanité du 21 ème siècle est le suivant : soit une conversion massive et planétaire à l'Islam, avec les conséquences tragiques qui en découleront pour nos descendants encore épris de dignité et de liberté, ou bien sursaut imprévisible et hélas improbable d'une élite intellectuelle et morale qui saura encourager les autres hommes à prendre le chemin de l'intégrité et du renouveau.

    La mathesis universalis, reprise par Descartes et Leibniz des anciens grecs, puis transmise à notre temps via Husserl, est pour nous la "religion"  véritable, qui est tout aussi bien la philosophie et la science véritable, qui doit prendre la place des prétendues "religions", si toutefois le sursaut dont nous parlons doit advenir. Elle n'est autre que la Sagesse humaine et divine à la fois, la Sagesse éternelle, dont la lumière illumine l'esprit de tout homme de bonne volonté, de la même manière que la lumière du soleil les yeux de chair.

    Son "Dieu" est le Dieu des philosophes et des savants, qui est Esprit, et Vérité. Or la Vérité n'est pas dite "au commencement" et une fois pour toutes par un "Dieu"  incompréhensible et "tout puissant" ou encore "tout connaissant"qui n'est qu'épouvantail pour les peuples enfants et ignorants ; la vérité coïncide avec la recherche de la vérité, qui constitue l'essence même de l'humanité, son coeur spirituel.

     Ce "Dieu" de la spiritualité pure s'oppose radicalement au (faux) Dieu des religions d'avant la science et d'avant la mutation du 17 ème siècle européen, dans la même mesure ou l'Esprit s'oppose à la force, la Raison à la violence.

    Nous développons cette recherche dans les blogs suivants:

    http://mathesisuniversalis.multiply.com/

    http://islamvsmathesis.multiply.com/

    http://mathesisuniversalis0.multiply.com/

    http://brunschvicgmathesis.multiply.com/

    http://descartesmathesis.multiply.com/

    http://mathematicalphysics.multiply.com/

    http://sedenion.blogg.org

    http://mathesisuniversalis.blogg.org

    http://mathesis.blogg.org

    http://principiatoposophica.blogg.org

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique