• Ces lignes sont extraites du livre de Gusdorf écrit en 1953 : "Mythe et métaphysique" (fin du chapitre sur la "conscience intellectuelle"):

    "le Moi rationnel se définit donc comme la faculté des structures, lui même noeud des structures qu'il a créées, structure de structures. Le monde apparait corrélativement comme objet de l'esprit, le lieu d'application de ses structures, la réalisation de ses pouvoirs. L'Homme n'est plus contenu dans le monde, un résident parmi les autres. Il a acquis la prépondérance, sinon créateur, du moins inventeur, découvreur, démiurge, doté d'un droit de commandement.

    Le paysage s'élargit sans fin. Un même sens de vérité découvre et assume la pluralité des hommes et la pluralité des mondes. l'univers se soumet à une vision unitaire d'une ampleur telle qu' elle dépasse la mesure des yeux d'un corps pour s'offrir seulement à la puissance immensément accrue de ces yeux de l'âme que sont les démonstrations rigoureuses, selon la grande parole de Spinoza.

    La norme du Vrai a donc réduit le réel à l'obéissance. Aux archétypes fabuleux de la mythologie se substitue l'autorité des structures mathématiques. Un nouveau monde intellegible est né, dont les valeurs ont répudié tout anthropomorphisme, toute coloration fabuleuse. L'eschatologie a fait son temps. Point n'est besoin désormais d'un Géant mythique pour porter le monde sur ses épaules. Le réseau des équations de la cosmologie suffit à le maintenir en ordre.

    L'univers se trouve en équilibre sur l'esprit humain"

    quelle beauté, quelle clarté, quelle puissance dans l'expression. j'adore spécialement "l'eschatologie a fait son temps", quel humour !

    Ce n'est pas pour rien que Gusdorf a été l'élève de Brunschvicg avant guerre, un élève bien infidèle comme il le rappelle dans la préface en forme de rétractation au livre, écrite trente ans plus tard, en 1983.

    On songe pêle mêle à Descartes (comme lieu d'apparition de cette nouvelle autorité) et à ces vers de Victor Hugo sur Nemrod : "l'Infini se laissait pousser comme une porte..."

    Il y a évidemment un semblant de contradiction, entre la répudiation de tout anthropomorphisme de la science, auquel le texte fait allusion, et la place de l'homme comme "résident non pareil aux  autres, qui n'est plus contenu dans le monde,  inventeur et de fait quasi démiurge".

    C'est que le sujet transcendantal de la mathématisation (et de l'activité intellectuelle en générale, selon Brunschvicg) ne doit pas être confondu avec la conscience sensible et la présence de l'homme intramondain "en chair et en os".

    Au début de son livre "Introduction à la vie de l'esprit", Brunschvicg le fait comprendre avec une admirable "expérience de pensée" qui fait penser à Piaget (autre disciple) : si l'on demande à un enfant lors d'un goûter de compter tous les enfants présents pour le partage du gâteau, ou si on le lui demande lors d'une autre circonstance, il n'arrivera généralement pas au même résultat : dans la seconde circonstance il arrivera au nombre total moins un, car il oubliera de se compter lui même. l'égoïsme de son ventre, dans le premier cas, le rappelle à l'ordre !

    mais en fait ce n'est pas la même chose que l'on compte : dans le premier cas il se prend lui même comme objet, dans le monde comme les autres objets, dans le second cas, il est "celui qui compte", le sujet transcendantal, le découvreur démiurge, pur esprit. Non contenu dans le monde donc.

    Les théories du "principe anthropique" font bon marché de cette distinction. Les religions et leur fables sur la rétribution dans le monde "post mortem" aussi, en laissant dans le flou la différence entre l'esprit pur, intellect totalement séparé de tout corps, et l'homme sensible, empirique, incarné.


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  • Aucun philosophe n'est pour moi plus éclairant que Léon Brunschvicg; il pourrait d'ailleurs plutôt être appelé un Sage, le premier Sage universel, qu'un philosophe, c'est à dire un "cherchant la Sagesse".

    Kojève pose que Hegel est ce premier Sage; mais selon moi c'est plutôt Brunschvicg qui mérite ce titre.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Brunschvicg

    La restitution à sa famille par la Russie de nombreux articles et papiers est d'ailleurs un évènement dont il faut se réjouir. Sans doute avaient ils confisqué ces notes aux nazis, qui eux mêmes les avaient volées dans l'appartement parisien de Brunschvicg, que celui ci avait dû fuir en 1940.

    Brunschvicg oppose l'esprit véritablement religieux aux religions positives, (de même que Schiller), le Dieu entièrement spirituel d'Occident aux "Dieux" à noms propres des religions abrahamiques ou autres.

    On doit distinguer entre le "Dieu" correspondant au niveau de la "sensation" : dieu créateur et démiurge.

    Puis le "Dieu" du niveau biologique : le "Père", la "Mère divine", le "Fils".

    Au niveau social correspond le dieu législateur de l'Ancien Testament et du Coran.

    Reste le "Dieu en Esprit et en Vérité", le Dieu entièrement spirituel c'est à dire intelelctuel qui nait de la spiritualité d'Occident au 17 ème siècle, Dieu qui est en même temps parfait Amour.

    Mais quel est il, ce Dieu en Esprit et en Vérité, sinon : l'Esprit et la Vérité ? c'est à dire le Penser spirituel qui est celui de la philosophie et de la mathématique. Cette "Pensée infinie" que Hegel nommait aussi Dieu.

    Rappelons d'ailleurs que dans le "Court traité", sa première oeuvre, Spinoza caractérise Dieu comme la Vérité; par contre la Substance Infinie de l'Ethique doit être considérée comme un recul de la pensée spinozienne par rapport à l'intuition géniale du Court Traité. Dans cette ligne, Brunschvicg parlera de Dieu comme "source de vérité", ou même "conscience intellectuelle pure". Pour notre part nous avons posé l'équation Dieu = Raison = Intellect Agent.

    Ce penser spirituel nait de l'idéal de l'unité parfaite. Tout ce qui est au delà, dans une guise de transcendance, ne peut être que tromperie, illusion, idolâtrie. L'unité humaine spirituelle, la Sagesse une et universelle de Descartes, celle qui est décrite par Brunschvicg à la fin de "Introduction à la vie de l'esprit" (datant de 1900) comme vie religieuse parfaite venant couronner la vie scientifique, la vie esthétique (arts) et la vie morale, ne saurait être à l'origine de guerres, de rivalités, de haines, de tueries comme celles qui ont été causées par les religions des dieux à noms propres.

    On trouvera sur l'autre blog de nombreuses références à Brunschvicg, qui est pour nous le véritable Maitre de spiritualité correspondant à notre époque :

    http://mathesis.over-blog.com/article-5114503.html

    http://mathesis.over-blog.com/article-5896103.html

    ainsi que ceci sur le livre de Nizan, les "Chiens de garde", largement dirigé contre Brunschvicg :

    http://mathesis.over-blog.com/article-5858685.html


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  • La fameuse thèse émise par Alain Badiou dans "L'être et l'évènement" :






    "l'ontologie, ce sont les mathématiques"






    a pu sembler surprenante, choquante, voire révolutionnaire à beaucoup. Mais il semble qu'elle résulte d'une longue histoire de débats et de pensées.






    Jean François Courtine a écrit avec  "Surarez et le système de la métaphysique" un ouvrage tout à fait utile pour comprendre l'évolution de la pensée métaphysique occidentale à l'époque du jésuite Francisco Suarez, moment charnière se situant entre les grands auteurs médiévaux tant arabes que latins, et la modernité issue de Descartes et Spinoza au 17 ème siècle. Les "Disputationes metaphysicae" de Suarez, véritable "somme" de la métaphysique depuis Aristote, datent de 1597, les "Regulae ad directionem ingenii" de Descartes de 1630, le "Discours de la méthode" de 1637.






    Le chapitre : "Brève remarque sur le débat Descartes-Suarez" du livre de J F Courtine est tout à fait précieux, en ce qu'il permet de faire clairement le point sur la signification de la "Mathesis universalis" dont parle Descartes dans les "Regulae" (et dont il ne parle plus dans les ouvrages ultérieurs).





    Les analyses faites par Courtine permettent de lire Descartes dans l''horizon de la métaphysique moderne, qui est mis en place entre autres par suarez, et qui se caractérise par l'irruption de "l'objectité".





    Dans cette optique, les "Regulae" sont aux "Meditationes de prima philosophia" ce que l'ontologie générale, ou "metaphysica generalis" (discours sur l'Être en tant qu'Etre, selon Aristote) , est à la "metaphysica specialis", ou discours philosophique traitant de la théologie, de la psychologie et de la cosmologie (de l'âme et de Dieu).




    Jean-Luc Marion, dans "L'ontologie grise de Descartes", replace lui aussi les thèses des "Regulae" dans le projet général cartésien d'explication avec Aristote sur l'ontologie. Ontologie caractérisée par lui comme "grise" parce que l'objet y remplace la chose, la mathématisation y remplace l'ousia aristotélicienne, dans la "grisaille" de l'époque scientifique (Henry, autre philosophe chrétien, semble bien proche de Marion là dessus).




    Donc l'ontologie dont parle Badiou, qu'il rattache explicitement à la définition aristotélicienne de discours sur l'Etre en tant qu' être (ou sur l'étant en tant qu'étant), et qu'il identifie aux mathématiques, ou plus précisément à la théorie des ensembles ZF, est l'ontologie générale, et correspond à la mathesis universalis (qui n'est pas la mathématique universelle d'Aristote) de Descartes dans les Regulae, et à la metaphysica generalis de Wolff.




    La "prima philosophia" de Descartes est tout autre chose que son ontologie générale, ou mathesis universalis : il s'agit de la science du divin, en tant que premier dans l'être (dans l'ordo essendi, ou ordre synthétique, pas dans l'ordo cognoscendi, ou ordre analytique). Et cette prima philosophia, ou science divine, est le thème des Méditations, qui viennent après le projet d'ontologie générale. Méditations qui développent une recherche d'ordre ontique, venant après donc, comme il est normal, l'ontologie préalable, et présupposée, des Regulae. La chose est appréhendée, dans la métaphysique spéciale des Meditationes, en direction de son existence, dans son rapport donc à l'ego, suivant la thèse centrale cartésienne.



    Mais dans la metaphysica generalis des Regulae, nous trouvons une méditation métaphysique qui vise la chose en son "inquantum", dans sa réalité, procédant de manière générale, universelle (generaliter et universaliter) : l'étant est dans les Regulae uni-versé à son "être", et cette référence universelle est nommée "mathesis universalis". Ce terme constitue la réponse du Descates des Regulae à l'anonymat de la "science recherchée" (epistèmè zètoumènè) d'Aristote.



    Cette mathesis est aussi caractérisée comme "méthode générale" , qui s'étend à tout : dans une lettre à Mersenne de 1636 il précise qu'il s'agit d'une méthode "par laquelle je pourrais aussi bienexplquer toute autre matière (que la géométrie l'arithmétique ou la diotrique)".



    Dans ces lettres de 1636, on trouve donc la préoccupation de la science universelle comme méthode générale, tout comme dans les Regulae. Courtine va ici bien plus loin que Marion (et, à notre sens, il a raison) en ce qu'il montre que les Regulae constituent précidément une entreprise d'ontologie générale : "de omni re scibili".



    Dans cette métaphysique générale, l'étant est pris en vue dans son "in quatum" comme "mensuratum" et "ordinatum", donc selon l'odre ontologique de la série, série qqui s'origine à partie de l'unité dispositionnelle de la Mathesis. Cet ordre constitue une réplique à la doctrine aristotélicienne de l'unité par référence à un "premier" ("pros en"). Tous les étants se trouvent référés à l'unité d'un savoir transgénérique et transcendantal : la Mathesis universalis, qui est aussi la Sapientia universalis, "Sagesse humaine" qui reste une et la même, comme la lumière du soleil est Une tout en éclairant de nombreux objets différents.


    La mathesis des Regulae doit s'entednre prioritairement en fonction de l'adjectif déterminant : universalis. L'universalité de la Mathesis est première, en ce sens qu'elle n'a pas à être fondée sur une "primauté", ni se substituer à une philosophie première, au sens théologique.


    Par contre Descartes précise clairement, dans la Règle IV des Regulae,  qu'à ses yeux elle ne constitue pas la plus haute des sciences, ni une science suprême. La Mathesis y est située dans sa position propre qui est l'universalité, l'unité originaire qu'elle EST, donc en tant que science fondamentale, mais non suprême ou "divine"; l'ontologie prend ici la figure de "science de la science", et cette unité première de la science conduit ensuite à celle de l'anima : elle est l'unité et l'identité de l'humaine sagesse.


    La thèse de Badiou ( "l'ontologie, c'est la mathématique") n'est donc pas si révolutionnaire, ou nouvelle, que l'on pourrait bien le croire si l'on ignore le corpus de la métaphysique. Par contre il nous semble qu'elle se caractérise par une régression intellectuelle par rapport à son modèle originaire cartésien.


    Elle provient en effet, ou mène à, une confusion entre mathématique universelle (ou, chez Badiou, théorie des ensembles) et "mathesis universalis" en tant que scientia generalis chez Descartes; or la règle IV des Regulae, qui se construit sur une opposition entre deux "mathesis", interdit justement une telle confusion ou identification.


    Cette régression est selon nous l'un des plus importants symptômes de "l'ombre de cette pensée", pour appliquer à Badiou ce qui a été dit sur Heidegger.


    Une telle confusion sera t'elle évitée si l'on identifie "mathesis universalis" à théorie des catégories ?


    oui, ou du moins cela pourrait être notre hypothèse de travail, si l'on ne restreint pas la "théorie des catégories" à son pur appareil formel mathématique, mais si on la "plonge" dans un processus  philosophique plus général, ou transcendantal si l'on veut, consistant à isoler et expliquer, à l'intérieur d'un système unique, sa "solidité" de pensée (au sens de Wolff : "soliditas").


     Un tel système doit bien sûr s'appuyer sur la mathématique universelle dans sa forme catégorique, et sur son application à la physique notamment. C'est en vue de sa mise en oeuvre que ce blog est fait.


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  • Présent hier à la séance de rentrée du séminaire de Badiou : "S'orienter dans la pensée, s'orienter dans l'existence", j'ai eu le bonheur de voir Badiou se réclamer de Descartes, plus précisément il a dit "Descartes m'a beaucoup influencé, beaucoup plus que je ne le croyais moi même avant".


    C'est évidemment en tant que penseur "héroïque" que Descartes a des analogies avec Badiou. Brunschvicg dirait : en tant que penseur viril, fondateur de l'Occident moderne par opposition aux pensées faibles de type mystique et oriental (qu'est ce qu'il ne dirait pas s'il avait connu les escrocs modernes qui se donnent le rôle de gourous ?).


    Badiou trace plusieurs pistes d'influence entre Descartes et lui même:


    -le sujet (le cogito, et aussi le sujet comme "vide" dans l'expérience du doute radical)


    - la pensée de l'étendue comme géométrisable chez Descartes, comme multiplicité indifférente chez Badiou, en tout cas comme "sans aucun sens ni but"


    -la création des vérités éternelles : par un évènement dont découle une procédure, un "corps subjectivable" de vérité chez Badiou, par Dieu chez Descartes : mais j'ai déjà expliqué que le dieu cartésien vient après le cogito, donc si l'on se fie à l'ordre des raisons explicité par Guéroult il n'infirme pas ce qui vient avant, et qui est le véritable apport philosophique de Descartes. D'autre part je tiens que l'on peut donner à ce "dieu" son véritable sens en le remplaçant par la Raison, l'intellect humain, et dans ce cas quoi de plus naturel que de considérer les vérités comme créées par l'Intellect ?


    -la méfiance envers le vitalisme, qui culmine avec la théorie des animaux machines


    -la primauté donnée à la Volonté sur le désir.


    Par contre, les influences cartésiennes sur les thèses de ce blog sont de nature différente : la mathématique universelle est explicitée dans les Regulae, avant les Méditations et le cogito.


    Badiou orientera le séminaire de cette année sur la notion de "traitement des points", cruciale pour s'orienter dans l'existence, dans un monde de plus en plus désorienté (Henry Corbin n'aurait pas dit mieux ! Mort de rire). Il désire s'inspirer à cet effet de la "morale par provision" de Descartes, définie dans la troisième partie du Discours de la méthode, en quatre règles, dont deux sont ordinaires et deux autres héroïques :


    -l'entêtement, une fois qu'on a donné son assentiment


    - la confiance en ses capacités.


    J'ai eu l'enchantement de le voir expliquer le "larvatus prodeo" comme une "tactique" de Descartes, un peu un "deux pas en vant, un pas en arrière". Il y a une analogie avec le "caute" de Spinoza. Pour moi en tout cas c'est une raison supplémentaire d'admirer Descartes : je déteste les inconscients qui foncent au devant du danger quand ce n'est pas absolument nécessaire, et le fait que Descartes ait rangé son "Traité du monde" dans les tiroirs quand il a connu les ennuis de Galilée prouve qu'il était malin et prudent.


    Autre point important qu'a développé Badiou : la double stratégie du "pouvoir" en ce qui concerne les "points", (qui, je le rappelle, sont dans un "monde" la convocation du sujet d'une procédure de vérité à la rencontre du "deux", à la nécessité de faire un choix absolu ) : soit essayer de suggérer que le monde est atone, qu'il n'y a pas de points, que tout cela est "un résidu d'idéologie" qui entraine vers l'extrémisme. Soit expliciter de "faux points", Badiou donne comme exemple le "choc des civilisations entre islamisme et démocratie occidentale", qui n'a selon lui aucune portée de vérité, même s'il en a une de teneur "étatique"


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  • je m'y rendrai moi même, mais incognito car avec tout ce que j'ai déversé comme fiel islamophobe sur ce blog et d'autres je serais certainement en mauvaise posture si j'étais reconnu....


    et j'en ferai une recension fidèle, promis, et à cet effet ,j'éviterai de me rendre au cocktail de fin de colloque....car on sait comment ça finit Clin d'oeil


     


     


    PROGRAMME


    Autour de Logiques des Mondes de Alain Badiou


    24 et 25 novembre 2006
    Vendredi 24 novembre à l'ENS (Ulm) - Amphithéâtre Rataud - 45 rue d'Ulm 75005
    Samedi 25 novembre à l'American University of Paris - Grand Salon - 31 avenue Bosquet 75007
     


     


    First day / Première journée, vendredi, 24 novembre 2006


    École normale supérieure Amphithéâtre Rataud, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
    09h00 - 09h30 Accueil et ouverture du colloque par Frédéric Worms et Yves Duroux
    I. Badiou Now : Introduction à Logiques des Mondes
    09h30 - 10h15 Peter Hallward
    10h15 - 10h30 Discussion
    10h30 - 11h00 David Rabouin, Objet, monde, relation, transcendantal
    11h00 - 11h30 Pause
    11h30 - 12h05 Quentin Meillassoux, La décision et l'indécidable dans l'Etre et l'événement I et II
    12h05 - 12h15 Discutant : Oliver Feltham
    12h30 - 14h00 Déjeuner / Lunch
    II. Formes et figures dans Logiques des Mondes
    14h00 - 14h35 Dimitra Panopoulos, « Tenir le point » l'événement et la question de l'action politique
    14h35 - 14h45 Discutant : Remy Bac
    15h00 - 15h30 Pause
    15h30 - 16h05 Oliver Feltham, Evental site/event difference
    16h05 - 16h15 Discutant : Elie During
    16h30 - 17h05 Emmanuel Terray, Le possible et le miracle dans Logiques des mondes
    17h05 - 17h15 Discutant :


    17h30 - 18h00 Alain Badiou, Clôture de la journée


     


    Second day / Deuxième journée, samedi, 25 novembre 2006


    The American University of Paris Grand Salon, 31 avenue Bosquet, 75007 Paris
    09h00 - 09h30 Accueil
    III. Logiques des Mondes
    09h30 - 10h05 Patrice Maniglier, Le programme badiousien inscrit dans l'héritage du structuralisme des années 60 : une réalisation achevée...
    10h05 - 10h15 Discutant : Yves Duroux
    10h30 - 11h05 Maël Renouard, Les mondes crépusculaires
    11h05 - 11h15 Discutant : Bruno Besana
    11h30 - 12h00 Pause
    12h00 - 12h35 Dominiek Hoens, On Love
    12h35 - 12h45 Discutant : Lorenzo Chiesa
    13h00 - 14h30 Lunch / Déjeuner
    IV. Badiou dans le monde
    14h30 - 15h05 Justin Clemens
    15h05 - 15h15 Discutant : David Rabouin
    15h30 - 16h05 Alberto Toscano, Theory of the Other Subjects
    16h05 - 16h15 Discutant : Beau Madison Mount
    16h30 - 17h00 Pause


    17h00 - 17h35 Bruno Bosteels, Badiou and the Political


    17h35 - 17h45 Discutant : Zana Stefanovic
    18h00 - 18h30 Pause
    18h30 - 19h30 Table-ronde autour des différences entre Etre et événement I et II
    19h30 - 20h00 Cocktail


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