• Sourate 112 : Al-Ikhlas (le monothéisme pur)

    Texte de la sourate (4 versets) :

    1 Dis: «Il est Allah, unique

    2 Allah le seul à être imploré pour ce que nous désirons

    3 Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus

    4 et nul n'est égal à Lui»

    voir pour le texte arabe et la traduction :

    http://www.yabiladi.com/coran/sourat-112.html

    A noter le premier mot de la sourate (que l'on retrouve dans de nombreuses sourates, en particulier pré-hégire) et sa forme impérative : "Dis !"

    il s'agit d'une "sagesse" que nous qualifierons de "militaire", et d'ailleurs l'Islam coranique est à la religion ce que la musique militaire est à la musique.

    Comment l'accès à la Vérité pourrait il être contraint d'une manière quelconque ? on note ici dès à présent l'incompatibilité radicale entre le dogmatisme coranique et la spiritualité véritable, où "les démonstrations sont les yeux de l'âme" (Spinoza).

    Spinoza est souvent considéré comme l'un des pères fondateurs de l'Occident moderne, de ses valeurs de rationalité et de démocratie; mais l'Occident actuel complètement dégénéré, qui n'a plus à opposer que le string au déferlement des tchadors, hijjabs et autres burqas,  a oublié sa propre sagesse et sa propre identité, qui est la philosophie (comme le rappelait Husserl dans la "Krisis") au profit du néant multiculturel et relativiste , aussi est il promis à un réveil difficile, et à une "gueule de bois" qui lui fera regretter le whisky et la vodka !

    L'Un, qui forme le thème du premier verset, ne peut être l'objet d'une croyance dogmatique et imposée : il est la "réalisation", d'ailleurs intemporelle, obtenue au bout de l'Odyssée de la conscience humaine : religions (ethniques), art, science, Religion (universelle, philosophique, rationnelle).

    Le deuxième verset révèle d'ailleurs la vraie nature de l'idolâtrie coranique : "Dieu" est "quelqu'un" que l'on implore pour la réalisation de ses désirs ! l'abîme entre cette idole , qui n'est que la fantasmagorie des désirs égoîstes de la foule ignorante, et le dieu des philosophes et des Savants, est ici patent.

    Le verset 3 vise à la polémique anti-chrétienne : Dieu ne saurait avoir un Fils ! mais cette critique en resteà un niveau grossier et extérieur. L'Islam coranique n'a jamais compris ce qu'avait de noble , de subtil, et de magnifique le christianisme (que celui ci a d'ailleurs trahi pour la soupe de lentilles de la domination politique)

    Et ce d'autant plus que le quatrième verset vient contredire tout ce qui précède : car dire "nul n'est égal à Lui" c'est déchoir du niveau de la pure spiritualité de l'Un pour le niveau où l'on compare, où l'on met en relation (ne fût ce que pour nier cette relation d'égalité ou d'inégalité). Mais dire de l'Un que "rien ne peut lui être comparé", c'est encore trop !

    On touche d'ailleurs là à la racine du Mal qui réside dans le monothéisme "pur" : dire "La ilâh illâ'llâh" ("Il n' a pas d'autre divinités qu'Allah") c'est contredire la pure unité spirituelle qui devrait être celle de "Dieu" (du Dieu des philosophes, et non de l'Idole religieuse), c'est traiter "Dieu" comme un objet qu'on manipule comme un "élément d'un ensemble mathématique" pour constater qu'il est "le seul élément", c'est en gros dire : "l'ensemble des dieux est réduit à un seul élément : Allah".

    Mais la pure intelligibilité spirituelle de l'Un ne saurait résider dans une approche aussi grossière.

    Toute l'horreur du faux Islam coranique est contenue là, dans cette "shahadah" (profession de foi) que doit obligatoirement réciter comme un perroquet tout être humain désireux de se convertir à l'Islam. La conversion à l'Islam coranique est donc dès le départ entachée de fausseté et de violence, elle manque l'accès à la conversion véritable, qui est conversion à la Raison.