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Mathesis universalis sive Amor Dei intellectualis

l'esprit se refuse au Dieu du mystère comme au Dieu des armées

L'homme OCCIDENTAL

«L'homme occidental, l'homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l'Occident n'a jamais produit, d'ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l'humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d'unité morale. Rien de plus souhaitable pour lui que la connaissance de l'Orient, avec la diversité presqu'infinie de ses époques et de ses civilisations. Le premier résultat de cette connaissance consistera sans doute à méditer les jugements de l'Orient sur l'anarchie et l'hypocrisie de notre civilisation, à prendre une conscience humiliante mais salutaire, de la distance qui dans notre vie publique comme dans notre conduite privée, sépare nos principes et nos actes. Et, en même temps, l'Occident comprendra mieux sa propre histoire: la Grèce a conçu la spéculation désintéressée et la raison politique en contraste avec la tradition orientale des mythes et des cérémonies. Mais le miracle grec a duré le temps d'un éclair. Lorsqu'Alexandre fut proclamé fils de Dieu par les orientaux, on peut dire que le Moyen Age était fait. Le scepticisme de Pyrrhon comme le mysticisme de Plotin ne s'explique pas sans un souffle venu de l'Inde. Les "valeurs méditérranéennes", celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d'origine et de caractère asiatique...... quant à l'avenir de l'Occident, il n'est pas ici en cause : une influence préméditée n'a jamais eu de résultats durables, et prédire est probablement le contraire de comprendre. Toute réflexion inquiète de l'Européen sur l'Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l'empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la raison occidentale, qui est la raison tout court, de faire surgir, ainsi que l'ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en chassant les imaginations matérialistes qui sont ce que l'Occident a toujours reçu de l'Orient» Léon BRUNSCHVICG

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    La genèse du 21 ème siècle et la GRANDE CROISADE du 3 ème millénaire | 08 décembre 2009

    Les collabos comme Dominique Wolton changent subtilement d'attitude , après l'affaire du vote des "minarets" :

    http://www.fdesouche.com/articles/85584

    "Le seul problème en Europe vient des non musulmans, pas des musulmans...c'est avec des agressions racistes comme ce vote scandaleux contre les minarets que l'on déclenche les guerres civiles, comme celle qui a eu lieu en Bosnie...les libanais savent que s'ils posaient la question de l'identité nationale au liban, la guerre civile éclaterait dans la demi-heure suivante"

    bref : "ne posez pas de question, acceptez tout sans broncher, sinon vous prenez la responsabilité de déclencher une nouvelle guerre de religions; et surtout régularisez bien tous les sans papiers, qu'il y ait besoin du double de mosquées dans 10 ans; circulez, y a rien à voir".

    Le multiculturalisme est toujours considéré par eux comme un "plus" par rapport à la France moisie d'avant les années 70, d'avant la civilisation donc : mais il doit être accompagné d'un "mode d'emploi", qui consiste en gros à tout céder aux musulmans et ne surtout pas faire de remarques "racistes", sur les burqas, les minarets, sur les rues de Paris bloquées tous les vendredis à l'occasion de la prière publique, bientôt sur l'appel à la prière par haut-parleur dès l'aube...

    par contre pas un mot sur le sort réservé aux minorités non musulmanes en terre d'Islam...ah si pardon : j'ai entendu un présentateur dire que ceux qui avaient voté pour l'interdiction des minarets porteraient une lourde minarets si jamais les chrétiens vivant en pays musulmans devaient subir des représailles... il sous-entendait que leur vie actuelle, en Iran, au Pakistan, est idyllique !

    pas un mot sur l'interdiction coranique faite à une musulmane d'épouser un non-musulman (il doit absolument se convertir à l'Islam, et encore ce n'est pas gagné), ni sur ces pères qui en Europe, ou aux USA, tuent leur fille parce qu'elles veulent passer outre à cette "loi coranique" et vivre avec un non musulman du pays d'accueil.

    Ceci mène évidemment à un conflit d'une violence terrifiante en Europe, avant la fin du siècle, et sans doute avant l'année 2050 : sur ce point Wolton a raison !

    Mais ne nous y trompons pas : la grande Croisade, nous devons la mener d'abord contre nous mêmes !

    Ce n'est que si nous nous convertissons , si nous changeons radicalement notre attitude envers notre passé, et envers le "Royaume des cieux", c'est à dire l'Esprit qui vit dans l'art, la science et la philosophie, que nous avons une faible chance d'échapper à l'esclavage.

    Sinon, ce sera l'Islam qui viendra tirer la chasse, et il le fera selon ses méthodes éprouvées : loi coranique, fouet, mise à mort et lapidation pour les récalcitrants et récalcitrantes... et là il ne sera plus temps de se réclamer du multiculturalisme , celui ci n'ayant pas cours en "république islamique", comme nous le voyons actuellement dans les rues de Téhéran.

     Est ce à dire que nous devons tous nous convertir au christianisme ?

     mais lequel ? le catholique ? le luthérien  ? le calviniste ? l'orthodoxe ?

    Evidemment non !

    le christianisme, comme tout le reste, est soumis au dynamisme de l'esprit et de la raison, qui sans cesse crée du nouveau et détruit l'ancien... et d'ailleurs le christianisme, c'est ce dynamisme de l'esprit !

    c'est ici que se présente à nous , pour mieux nous indiquer où nous devons chercher la voie qui actuellement, dans les conditions présentes de l'humanité européenne, pourra nous libérer, le Grand Maître des études fichtéennes et principal artisan de l'édition complète des oeuvres de  Fichte : Reinhard Lauth.

    Selon lui, et nous pensons qu'il a largement raison, le christianisme de philosophes que nous cherchons et qui est aussi la philosophie chrétienne, c'est à dire est la forme, la facette actuelle du diamant éternel de la philosophia perennis, c'est la philosophie transcendantale de Kant et Fichte !

    il aurait pu ajouter le Fichte français : Brunschvicg ! ainsi d'ailleurs que l'idéalisme de Husserl ...

    J'extrais ceci du livre du Père Xavier Tilliette (composé de diverses contributions de spécialistes des études fichtéennes) : "Fichte-la science de la liberté":

    "Le transcendantal bien compris et mis en oeuvre signifie l'empire absolu du Sollen et, dans l'histoire, l'expansion d'une éthique à travers le monde et ses institutions...Reinhard Lauth envisage l'essor du transcendantal comme une croisade pour une société juste et une campagne pour un réarmement moral"

     et maintenant, des extraits (modestement commentés, ou plutôt paraphrasés et simplifiés)  de la préface au livre du RP Tilliette qu'a bien voulu écrire le Professeur Reinhard Lauth : lisez ces lignes avec attention, méditez les, il est impossible de surestimer leur valeur exceptionnelle pour notre temps...ou plutôt lisez, si vous le pouvez, cette préface de neuf pages écrite en février 2003 et titrée : "La France en face de Fichte"

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Tilliette

    Lauth ne fait rien de moins que réinterpréter philosophiquement toute l'évolution politique , historique et spirituelle de la France, et à travers elle et ses relations avec le monde anglo-saxon d'une part, germanique d'aute part, de l'Europe, depuis le quatorzième siècle jusqu'à nos jours !

    Le passage à l'empirisme et au centralisme (caractérisant l'esprit jacobin , mais aussi l'Etat de louis XIV) de la philosophie et de l'esprit français s'expliquent par une capitulation devant l'empirisme et l'utilitarisme anglo-saxon après la défaite de Crécy en 1346 : c'est alors que la France s'approprie la politique de la force qui est le propre de l'esprit anglo-saxon, et qui s'est manifesté par exemple à Hiroshima , ou lors des monstrueux bombardements au napalm sur le Vietnam dans les années 60.

    Ce tournant intellectuel et philosophique se produisit une seconde fois, de manière amplifiée car plus nettement philosophique, au 18 ème siècle, et c'est là ce qui donne aux Lumières leur orientation définitive, et préjudiciable, faut il le préciser, à l'humanité : c'est fondamentalement ce tournant, inspiré par l'empirisme de Francis Bacon, qui aboutira au naturalisme où s'est enlisée l' Europe moderne, et que diagnostique Husserl en 1936-38 dans "La crise des sciences européennes".

    Cet empirisme anglo-saxon de tournure matérialiste, pragmatiste et utilitariste influence de manière prédominante "la clique autour de d'Holbach" (expression de Lauth ), et même les dirigeants de l'Encyclopédie.

    Mais Reinhard Lauth note la présence, aux sources de la Révolution française, d'une autre tendance, incompatible avec cet empirisme matérialiste, et qu'il appelle un "idéal humaniste", à la base du combat pour les droits et la dignité de l'homme. Les opinions politiques de Fichte, grand admirateur de la Révolution française, correspondent évidemment à ce second courant, et sont dirigées contre le premier courant, empiriste et matérialiste.

    Jusque là, le panorama ressemble fort à l'éternelle rengaine du "c'est la faute aux Anglais" : la France aurait trahi sa véritable essence spirituelle, qui est le rationalisme de Descartes, au profit de l'empirisme et du naturalisme anglo-saxon, ce qui expliquerait toute l'évolution subséquente, limitant la science à la techno-science.

    Cela ressemble un peu aux analyses de René Guénon, qui lui aussi fait partir "l'accident qui est l'Occident " (expression reprise par Garaudy récemment, voir http://www.bibliolibertaire.org/Textes/garaudy_secesshitler.doc ) de l'époque de Philippe Le Bel au 14 ème siècle..

    sauf que Guénon est totalement aveuglé par ses lubies orientalistes de la "Tradition primordiale" (proches de celles de Blavatsky, qu'il accuse pourtant de déformer la réalité), et sa haine envers l'Occident moderne, la science et la philosophie : d'où son choix de l'Islam, jugé seul apte à sauver l'Europe, Europe que Guénon a fui définitivement pour devenir "Abd El Wahid Yahia" au Caire, parce qu'il était incapable de résister à la pression matérialiste démoniaque qui s'exerçait sur lui de la part de ses proches en France. Et l'apostasie de Garaudy pour choisir  le nazisslam lui est évidemment inspirée par Guénon...

     tout cela ressemble fort à une maladie contagieuse, à ce SIDA mental dont parlait le regretté Louis Pauwels à propos de la jeunesse française du début des années 80...bien que là nous soyions bien sûr "très en dessous" de Guénon et de Garaudy : la génération morale (c'est à dire immorale) des années Mitterand, c'est, comme je l'ai expliqué dans l'article précédent, tout simplement inspiré et provoqué par les petits cons des années 60 qui sont devenus les grands cons des années 80 ...cela aurait pu inspirer à Alexandre Dumas un autre "20 ans après" encore plus divertissant...

     d'ailleurs Françoise Rosay ne disait elle pas à Jean Gabin dans "Le cave se rebiffe", déjà en 1962 : "ça court les rues les grands cons !"...elle ne croyait pas si bien dire...

    http://mathesis.blogg.org/date-2009-09-offset-15.html

    mais revenons à Lauth car cela commence à prendre une tournure déprimante..

     En fait le professeur Lauth voit beaucoup plus loin que le panorama juste, mais encore limité que nous venons d'exposer : la France, fille aînée de l'Eglise, "verus Israel" ,  est coupable d'un crime bien plus monstrueux que la simple défaite et soumission à l'esprit utilitariste anglo-saxon. Tous les crimes qu'elle a commis après, dont les plus récents sont la collaboration pétainiste dans le génocide hitlérien et la décolonisation à la va vite avec la trahison des harkis et l'abandon des peuples anciennement colonisés à des cliques de dirigeants corrompus et/ou islamiques, tout cela découle de ce péché contre l'esprit qui est dû à l'éternelle hybris française.

    Et c'est parce que nous aimons ce pays, envers et contre tout, et parce que nous pensons qu'il peut encore faire son salut et par là même celui de l'humanité, que nous allons exposer ici son crime contre le christianisme et la Vérité : car on ne se sauve qu'en effectuant la "descente aux enfers" qui est la connaissance de soi même...

    "malheureux celui à qui la vérité, en ses premières vagues, n'apporte que des épaves" : certes ! mais combien plus malheureux encore celui qui ne voit jamais venir les vagues de la vérité !

    Guénon, obnubilé par ses balivernes orientales à cause de sa nullité intellectuelle (il a été jusqu'en math spéciales, pas au delà, ce qui le rend peu apte à parler de mathématiques et à juger la science, ce qu'il fait pourtant avec l'aplomb inébranlable des imbéciles), rejettait la philosophie, qu'il méprisait parce qu'il ne la comprenait pas.

    Reinhard Lauth, lui, part du seul point d'où il faut partir, qui est ce que nous appelons pour notre part le point de "divergence apparente" (seulement apparente) entre religion et philosophie, entre le "Dieu des philosophes et des savants" et le "Dieu des chrétiens", bref entre foi et raison, phénomène qui conditionne toute notre évolution ultérieure vers le démoniaque contemporain, puisque la foi se cantonne dans un outre monde imaginaire et la raison devient seulement calculatrice et technique.

    Voici ce qu'il dit :

    "Dans le domaine des religions révélées, il n'y a eu que deux tentatives pour atteindre de façon purement philosophique la conviction religieuse fondamentale. La tentative islamique fut étranglée par la religion elle-même, et demeura sans résultat. Dans la chrétienté il en fut tout autrement. Quand Anselme d'Aoste exigeait qu'on remplaçât par des arguments philosophiques concluants les prémisses reposant sur des croyances, de sorte que le musulman puisse aussi y adhérer, la pensée philosophique se détachait de la perspective religieuse pour appréhender dans le principe une justification de l'existence"

    la "tentative islamique" dont il parle, ce sont les philosophes en terre d'Islam, qu'ils soient d'ailleurs juifs (comme Maïmonide), chrétiens, ou "musulmans" (comme Averroès). Elle demeura sans résultat parce que l'Islam est incompatible avec la raison et la philosophie, bien qu'il ait tenté de l'annexer : et cette incompatibilité vient du Coran lui même, où la vérité est considérée comme descendant de Dieu vers l'homme, à sens unique donc, alors que la Vérité joint l'homme et Dieu selon la "médiation" du Fils-Médiateur : le Logos-Christ.

    C'est pourquoi "il en fut tout autrement dans la chrétienté" : en témoigne en premier lieu la victoire par KO de Thomas d'Aquin sur l'averroïsme qui avait envahi l'Europe "savante".

    Il en fut tout autrement parce que les Evangiles sont un document philosophique, de part en part : les imbéciles incultes, souvent des musulmans d'ailleurs, s'étonnent de ce qu'il y ait quatre évangiles, qui se contredisent entre eux quelquefois (par exemple sur la généalogie de Jésus) et qui ont été composés sur une période de plusieurs siècles, avec des changements, des versions différentes.

    Mais c'est justement là la marque de leur vérité, non pas évènementielle mais spirituelle ; l'Ecole initiatique de scribes qui a composé les Evangiles, sur une période de plusieurs siècles, connaissait très bien tous les systèmes philosophiques de l'Egypte, de la Chaldée, de  la Grèce ou de l'Inde; et comme l'a expliqué par exemple un Boris Mouravieff, dans "GNOSIS",  les quatre Evangiles correspondent aux quatre types fondamentaux d'êtres humains , qui sont symbolisés par les quatre "animaux" qui se retrouvent sur la lame du Tarot "Le monde" ou "La roue" : taureau, lion, aigle, homme. Je ne peux pas aller plus loin là dessus dans le cadre de cet article, car j'ai besoin d'effectuer des recherches supplémentaires.

    Lauth continue :

     «cette route des crêtes fut parcourue par Descartes, Leibniz, Kant et Fichte...si bien qu'une possibilité singulière est disponible, de mettre à l'épreuve de la raison les croyances acquises dans la vie historique réelle et vivante. Quiconque refusait cela et cette philosophie parce qu'elle validait les prémisses religieuses spécifiques (i e chrétiennes) et les développait indépendamment et de manière purement rationnelle, comme Gaunilon, Bourdin, Spinoza, Schelling et Hegel, s'opposait à cette évolution intellectuelle...notre question porte sur la complicité de la France dans cette opposition : dans la décision de l'Eglise de rester fidèle à Aristote et à la scolastique; dans le "procédé réussi" de "comprendre" Descartes autant que possible sans sa perspective transcendantale»

    Car Descartes est pour Lauth (et pour nous, faut il le rappeler) le philosophe le plus important , fondateur de l'ère moderne. Selon Lauth, Descartes est à l'origine d'un nouveau point de départ dans l'univers spirituel, un point de départ transcendantal avant la lettre (alors que Husserl pense que Descartes a manqué l'orientation transcendantale, et c'est pourquoi il écrit ses "Méditations cartésiennes"). Descartes est en quelque sorte l'Euclide de l'action spirituelle, "il découvre la solution philosophiquement pure dans anciennes conceptions religieuses". Il fait cette découverte qui "mène dans une tout autre direction" en essayant d'appliquer les méthodes euclidiennes au domaine de l'esprit. C'est ce qui lui permet de dépasser la conception qui considère le monde comme une machine : comme Alquié, il pense que la délimitation stricte du domaine de l'objectivité , dans la physique, permet à Descartes d'accéder au domaine divin (de rencontrer l'Etre, dit alquié) et métaphysique. Alors que Spinoza, qui tente aussi d'appliquer la méthode axiomatique euclidienne, manquerait cette sortie hors de l'objectif et de la nécessité (mais ici, Lauth n'ignore t'il pas le sens merveilleux du Livre V de l'Ethique ?).

    Lauth continue:

    "Ses trois écrits : Regulae, Discours de la méthode et Méditations, sont comme une échancrure géologique à travers laquelle une couche minérale plus profonde déborde les couches superposées. L'empirisme utilitaire et l'humanisme laïc sont d'emblée vaincus. Et c'est justement au moment où ils avaient abandonné la philosophie cartésienne et s'étaient jetés dans les bras de l'empirisme que les Français ont rencontré l'idée transcendantale dans la philosophie de Fichte"

     Mais d'où vient cette propension de la France à "trahir sa propre nature spirituelle" , qui est en même temps l'essence spirituelle universelle (présente dans la nouvelle orientation propre au Cogito cartésien ) ? de temps bien plus anciens : lorsque la France s'est relevée du chaos généralisé avec Hugues Capet, elle a développé une représentation d'elle même entachée d'hybris, s'attribuant le rôle de fille aînée de l'Eglise et prétendant jouer un rôle politique rival du Saint Empire et de la Basileia orientale considérée avec mépris comme "Bas empire" :

    "La France a manqué à ses devoirs envers l'Empereur et le Basileus"

    "... jusqu'à devenir l'ennemie des deux empires chrétiens, alliée des Sarrasins et des Turcs à l'Est, des protestants à l'Ouest."

      Ceci la conduisit aussi à essayer d'obtenir l'autorité sur la papauté comme suprême instance religieuse, en contraignant les papes à la captivité d'Avignon, ainsi que, selon Lauth à "extorquer la paix de Westphalie" à la fin de la guerre de Trente ans.

    Bien entendu, la politique arabe et musulmane de la France actuelle est une lointaine conséquence de cette hybris originelle.

    Le diagnostic de Lauth rejoint donc ici celui de Guénon : le péché originel de la France, c'est d'avoir tenté de faire prédominer le pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel.

    Ce qui est un crime contre l'essence même du christianisme, et finalement se trouve bien proche de la tentative islamique, consistant à faire éclater l'unité en voie de constitution de l'Occident chrétien (qui était destiné à mener à l'unité finale du genre humain) au profit de l'autorité temporelle soit d' un empire Arabo-musulman, soit de l'Ottoman plus tard.

     Mais l'empire temporel est par définition instable et conduit au chaos; et c'est bien là où nous avons abouti...

    Mais la différence entre Lauth et Guénon, c'est que Guénon refuse de comprendre et d'accepter  la mutation copernicienne et cartésienne, et de se réfugier dans des billevesées , qui lui ont été inculquées dès ses commencements dans les bas-fonds occultistes qu'il a fait mine après de mépriser...

    et c'est aussi que Lauth essaye de comprendre les sources de cette hybris de la France, en remontant jusqu'au démembrement de l'empire de Charlemagne, et l'on piurrait certainement remonter avant, jusqu'à la situation des différents peuples européens sous l'empire romain...

    Quoiqu'il en soit ni la France ni l'Europe n'ont jamais pu se relever de cette mauvaise orientation : c'est là la raison de fond de ce que nous répétons ici depuis des lustres, à savoir que l'Occident , tout en ayant en main toutes les clés pour établir une domination spirituelle pacifique sur tous les autres peuples devant mener ceux ci à l'émancipation , puis à l'égalité de tous dans l'unité finale de l'humanité, cet Occident a choisi plutôt la voie de la colonisation, et du matérialisme, qu'il a créé le nouvel empire (du Mal) des USA, et finalement tombe à cadence accélérée dans l'enfer démoniaque de ce que l'on appelle "mondialisation", ou "globalisation", après deux guerres mondiales atroces laissant planer le danger d'une extinction terminale de toute civilisation dans la guerre nucléaire...

    Lauth considère le national-socialisme et le bolchevisme comme deux rejetons dégénérés de l'humanisme qui était le "second courant" à l'origine de la Révolution française (en compagnie du matérialisme utilitariste).

    (Heidegger, et Badiou, ont aussi insisté sur l'idée que le nazisme est un humanisme).

    Or cet humanisme ne pouvait suffire à contrer l'esprit empiriste et utilitariste, comme on le voit maintenant, et l'émergence de la philosophie transcendantale de Fichte était un évènement providentiel qui aurait pu mener à cet affranchissement vis à vis de l'enlisement naturaliste et matérialiste (rien à voir bien sûr avec le "matérialisme méthodologique" de la science).

    Lauth note que les plus hardis penseurs français (Proudhon, Jaurès, Xavier Léon) se sont approchés de l'intuition fondamentale de Fichte (qui est son point d'Archimède situé selon les années dans le Moi, ou le Savoir), mais "la chape de plomb du laïcisme et de l'utilitarisme anglais toujours plus à la conquête de l'économie interdisaient une conversion dûe à l'évidence cognitive... la France n'opère plus le retour à l'atelier élémentaire de l'esprit, et des figures comme le génial Péguy sont restées l'exeption".

     D'autant plus qu'au même moment où la France découvrait fichte, l'Allemagne était frappée par le même mauvais sort nationaliste, et "capitulait devant l'idée moderne de l'Etat dictatorial" (que Jacques Attali et Ben Laden veulent faire aboutir à un Etat mondial, matérialiste pour le premier, islamique pour le second).

    Lauth voit la genèse du "rejeton bâtard qu'est le nazisme" dans  l'évolution de l'attitude purement humaniste de Goethe qui a poursuivi sa course avec Schelling, Schopenhauer, Wagner en refoulant l'idée morale propre à la philosophie transcendantale ou en l'annexant de manière trompeuse, jusqu'à conduire à l'association hybride des idées de Kant et de Goethe chez le célèbre Houston Stewart Chamberlain, inspirateur d'Hitler et auteur de la "Genèse du 19 ème siècle", dont découle  le "Mythe du 20 ème siècle" d'Alfred Rosenberg, qui est un complet délire.

    D'ailleurs Fichte, prenant ses racines dans l'Aufklärung, était moins avancé que Descartes :

    "il n'a pas effectué comme Descartes le dernier pas, il n'a pu dans sa philosophie exprimer philosophiquement le Deus est/cogito"

    Une brève remarque ici sur l'opposition de Lauth au "laïcisme" , qui est la mise de la laïcité en position d'hybris, menant à l'athéisme des Lumières radicales et de ce qui s'ensuit : la laïcité est un idéal chrétien, elle découle en droite ligne du "Rendez à César ce qui est à César", ainsi que de la tentative dont nous parlions plus haut , avortée en Islam (et pour cause !) , réussie en climat chrétien, d'atteindre de manière purement philosophique la conviction religieuse fondamentale... c'est à dire, au fond, d'assurer l'unification du Dieu des philosophes et du Dieu de la foi.

    la laïcité ne peut se concevoir qu'en régime chrétien, comme d'ailleurs l'histoire le montre : et si le christianisme décline, l'idée de la laïcité décline elle aussi jusqu'à devenir ce qu'elle est acutellement : dans le meilleur des cas, l'idée , énoncée récemment par Eric Zemmour, que les religions doivent rester invisibles dans l'espace public, ou bien, dans le pire des cas, l'idée que toutes les religions se valent, et que chacun peut mettre en vant ses croyances particulières dans l'espace public. Soit deux conceptions totalement opposées. tout et n'importe quoi : c'est bien là le signe que la laîcité ne veut plus rien dire, hors de son milieu naturel, le christianisme...

     Reste l'avenir, si du moins nous en avons encore un, nous autres européens (en tout cas, il ne se situera pas dans la communauté européenne actuelle); reste la question sur laquelle Lauth termine cette si dense préface:

    " pour les travaux futurs, il ne s'agit pas d'assumer sans critique le point de départ transcendantal de Fichte...mais de parfaire la philosophie transcendantale en la dépassant, ce que Descartes, en avance sur Fichte sur ce point, avait déjà amorcé"

    On nous permettra de pointer ici deux tentatives de dépassement en ce sens de la philosophie transcendantale :

    - la phénoménologie husserlienne et ses nombreuses "transformations", notamment la "phénoménologie matérielle" de Michel Henry (penseur d'une importance cruciale, mort en 2002, qui reprend lui aussi le flambeau philosophique du christianisme mais dans une attitude défavorable à la science et à la philosophie grecque)

    - notre projet ici de poursuivre sur la ligne de Brunschvicg (considéré comme le Fichte français)  en reprenant à nouveau frais la mathesis universalis de Descartes : mais bien entendu, ce n'est pas ici que peut naître une nouvelle voie, nous nous contentons de défricher un peu, en lançant en l'air des idées, "pour tous et pour personne". Il nous semble notamment que l'étude de Malebranche sur de nouvelles bases pourrait être cette "prochaine démarche nécessaire, amorcée chez Descartes", dont parle Lauth

    en tout cas, je suis d'une opinion définitive sur le point que ce n'est pas la dialectique marxiste ou néo-marxiste, ou sa reprise par Badiou, qui pourra "féconder l'avenir".

    Laissons la parole à Reinhard Lauth pour finir , et tentons de l'écouter dans le silence de la méditation: nous ne pourrons pas dire que nous n'avons pas été prévenus !

    mais je voudrais simplement ajouter que s'opposer à cet esprit anglo-saxon ne vise pas les personnes appartenant à des peuples anglo-saxons, pas plus que notre opposition à l'Islam ne vise les personnes de confessions musulmane ; notons d'ailleurs qu'un des plus grands héros actuels de ce combat contre l'empirisme utilitariste et matérialiste anglo-saxon est un anglo-saxon : le grand Roger Penrose !

    "La France et l'Allemagne dans l'union européenne sont parties d'une existence nationale singulière pour entrer dans une forme d'association qui, si elle ne doit pas être une agglomération tout à fait arbitraire (Note de nous : ce qu'elle deviendra si on continue à laisser faire les gnômes de Bruxelles, c'est à dire les fossoyeurs de toute Idée de l'Europe véritable) a pour condition un terrain spirituel commun apte à les porter....

    dans le domaine philosophique, cette attitude ne peut se construire que sur une vision qui puisse se justifier critiquement.

    L'utilitarisme anglo-saxon , pour qui l'empirisme n'est qu'un moyen auxiliaire pour accéder à la plus haute position de force, ne le peut pas, et s'il le pouvait on ne voudrait pas de lui (Note de nous : ce qui signifie que la France réelle ne peut vouloir du sarkozysme, qui est justement la soumission à cet utilitarisme)..

    ... on ne voudrait pas de lui  parce qu'une telle domination universelle technique et immorale se dresse, mise à nu dans sa nullité et dans sa hideur, devant l'exigence de dignité humaine. (Note de nous : qui ne saurait être garantie par l'humanisme, comme nous en tombons d'accord avec Badiou)

    Ce qu'en le refusant nous lui opposons, il faut que ce soit dès la base d'un seul tenant, une position qui défie ce vouloir profondément inhumain, qui le renvoie à son lieu, au néant...

    C'est là la raison la plus profonde de notre effort :

    «Nous avons commencé à philosopher par orgueil, et nous y avons perdu notre innocence; nous avons regardé notre nudité, et depuis nous philosophons par nécessité, et pour notre salut»"

    Publié par topos à 16:56:47 dans Croisades | Commentaires (0) |

    La GRANDE CROISADE pour le retour de l'ordre moral | 13 octobre 2009

    Les USA ne sont guère en odeur de sainteté sur ce blog, mais nous nous souvenons quand même, nous, que la bête à deux cornes nazie a été vaincue,

     en partie, au nom de cet appel à la Croisade lancé par Eisenhower aux paras et soldats du corps expéditionnaire allié le soir du 5 juin 1944 :

     Soldiers, Sailors and Airmen of the Allied Expeditionary Force!
    You are about to embark upon the Great Crusade, toward which we have
    striven these many months. The eyes of the world are upon you. The hopes and
    prayers of liberty-loving people everywhere march with you. In company with our
    brave Allies and brothers-in-arms on
    other Fronts, you will bring about the destruction of the German war
    machine, the elimination of Nazi tyranny over the oppressed peoples of
    Europe, and security for ourselves in a free world.
    Your task will not be an easy one. Your enemy is well trained, well
    equipped and battle hardened. He will fight savagely.
    But this is the year 1944! Much has happened since the Nazi triumphs of
    1940-41. The United Nations have inflicted upon the Germans great defeats,
    in open battle, man-to-man. Our air offensive has seriously reduced their
    strength in the air and their capacity to wage war on the ground. Our Home
    Fronts have given us an overwhelming superiority in weapons and munitions
    of war, and placed at our disposal great reserves of trained fighting men.
    The tide has turned! The free men of the world are marching together to
    Victory!
    I have full confidence in your courage and devotion to duty and skill in
    battle. We will accept nothing less than full Victory! Good luck! And let us
    beseech the blessing of Almighty God upon this great
    and noble undertaking.
    SIGNED: Dwight D. Eisenhower

     

    Mais, 65 ans plus tard, le paysage s'est un peu brouillé, et cela n'a rien à
    voir avec les brumes matinales des côtes normandes !
    Voici qu'un Bernard-Henri Lévy, pourtant prompt à assimiler tout
    anti-américanisme à l'antisémitisme, lance un vibrant appel contre les
    tentations
    du retour à l'ordre moral (qui fait rage aux USA)
    qui touche selon lui la jeune garde socialiste, après les déclarations de Benoît
    Hamon sur l'affaire Polanski-Mitterand :
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/12/xavier-bertrand-estime-l-affa\
    ire-mitterrand-close_1252488_823448.html

    "Marine le Pen n'y suffisait pas : il a fallu que la jeune garde socialiste,
    Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral", écrit BHL.
    Ainsi il aura osé, comme le rusé Eric Besson, employer le vieil et archi-usé
    argument de la "reductio ad fascismum" : si Le Pen dit blanc, vous devez dire
    noir,
    sinon vous êtes un fasciste, un totalitaire,
    un crypto-nazi.
    De son côté, le site "causeur", qui nous avait habitués à voler plus haut,
    n'hésite pas à se servir de la pensée du regretté Philippe Muray
    en accusant l'Empire du Bien de persécuter Polanski
    "parce qu'il est juif, riche, génial et qu'il a une jolie femme" (et pourquoi
    pas parce qu'il a une grosse voiture ?)
    http://www.causeur.fr/l%E2%80%99empire-du-bien-contre-polanski,3137
    au fait, Muray n'a pas seulement écrit l'Empire du Bien, mais aussi Modernes
    contre modernes ! un livre prémonitoire quand on songe aux féministes
    forcées de défendre la burqa pour ne pas être comptées
    au rang des islamophobes.
    Notons d'ailleurs que la (petite, toute petite, minusculette) "croisade"
    socialiste n'aura duré que quelques heures, puisque Benoît Hamon ,
    sans doute vertement admonesté dans la nuit par la
    "voix de sa maîtresse" lui intimant l'ordre de rentrer dare-dare à la niche, se
    déjugeait très vite et se considérait comme pleinement satisfait
    par les explications de Frédéric Mitterand au JT de TF1.
    Il se satisfait de peu, ce brave homme, et n'est pas très regardantsur les
    contradictions (entre le discours de Mitterand en 2005, et en 2009),
    non plus que sur l'énorme foutage de gueule
    consistant à dire que l'on se rend en Thailande pour rencontrer des
    prostitué(e)s de 40 ans ou plus !
    Si la "Great crusade" de 1944 avait été aussi piteuse, nous parlerions
    aujourd'hui allemand !
    Nous devons cependant ici adresser un grand Merci à Bernard-Henri Lévy !
    car il nous aura aider à clarifier les buts à court terme de notre action !
    Si le camp du politiquement et de l'islamiquement correct (qui, au nom du
    féminisme et du droit des femmes, défend la "liberté" de porter la burqa)
    désigne, depuis sa base avancée
    de Saint Germain des Prés, comme son principal ennemi l'ordre moral, alors nous
    devons nous considérer ce dernier comme notre territoire à défendre,
    ou plutôt à reconquérir !
    S'ils n'hésitent pas à comparer Polanski à Socrate, la sodomie d'une adolescente
    droguée à l'émancipation des jeunes citoyens d'Athènes par la maïeutique,
    alors nous ne reculerons pas non plus,
    et nous endosserons l' uniforme d'Eisenhower !
    d'ailleurs ce matin , me regardant dans la glace en me rasant, je me suis dit,
    pensant à "l'Enfance d'un chef" de Sartre:
    "je crois que je vais me laisser poussr la moustache"
    Qu'on se le dise :
    ce blog se fixe comme tâche principale de sa Croisade le retour à l'ordre moral
    !
    un objectif prioritaire : lutter contre la pornographie, toute la pornographie,
    pas seulement la pédophilie, comme s'en contentent hypocritement
    les "autorités" politiques, religieuses ou "morales" occidentales,
    complètement corrompues par le matérialisme démocratique.
    La pornographie détruit ceux qui la "consomment", à savoir des hommes
    généralement à faible niveau d'éducation et de ressources
    qui n'ont aucun accès à une sexualité véritable.
    La pornographie est une atteinte insupportable à la dignité de la Femme, et est
    maintenant omniprésente sur le web,
    à tel point qu'il est facile de trouver en quelques clics des sites zoophiles !
    et je voudrais aussi signaler les sites soi disant "branchés" sur le sexe dit
    "interracial" qui diffusent en fait une véritable "idéologie"
    (si tant est que l'on puisse employer ce mot) raciste : les Noirs y sont
    présentés uniquement comme des étalons hyperactifs,
    et les femmes qui se livrent à ce genre de rapports y sont désignées par des
    noms plus insultants les uns que les autres.
    A tel point que les associations dites "antiracistes" feraient bien de s'en
    occuper en priorité, si elles avaient un tant soit peu de sérieux.
    quelques liens à consulter:


    http://www.pornnomore.com/
    http://www.celibacy.info/
    http://www.theoccidentalobserver.net/index.html
    http://www.tomsunic.info/
    http://reasonradionetwork.com/?p=497
    http://henrymakow.com/

    Signalons aussi le film pornographiqe et pédophile "Mon copain Rachid",

    avec la participation d'une

    personnalité médiatique et politique de premier plan, qui se retrouve

    ces jours ci au centre d'une polémique:

    http://www.fdesouche.com/articles/70467

    http://www.numerama.com/magazine/14204-mitterrand-la-bite-de-rachid-et-l-effet-boomerang-de-la-loppsi.html


    Ne perdons cependant pas de vue l'identité de ce blog : il s'agit évidemment
    d'abord de supprimer tous les obstacles "extérieurs"
    qui s'élèvent contre une vie spirituelle. Je ne veux certainement pas
    apparaître pour ce que ne ne suis pas : un monstre moral, et je n'hésite pas à
    dire que le sexe m'est personnellement
    une épine dans le pied depuis toujours , une "blessure qui ne guérit pas" du Roi
    Amfortas.
    Je sais aussi très bien que les époques datant d'avant la (prétendue) libération
    sexuelle étaient caractérisées par une
    hypocrisie révoltante (comme notre époque d'ailleurs).
    Ainsi il est connu qu'avant 1940 toute l'intelligentsia européenne se rendait
    elle régulièrement au "One two two" :
    la guerre aura au moins eu comme résultat positif de venir à bout de ces
    cloaques !
    Toute l' intelligentsia ? que non pas ! je suis persuadé que l'on n'y a jamais
    vu Brunschvicg ou Bergson !
    Toujours est il que "renoncer à la mort", "passer du présent temporel au présent
    éternel" ce sont là des nécessités
    pour ceux qui entendent se consacrer au "Dieu des philosophes".
    Mais comment y arriver si la "blessure qui ne guérit pas" est là, pour nous
    distraire et nous ramener, de gré ou de force,
    au "présent temporel" qui fuit du plaisir ou du désir ?
    Ainsi notre croisade se trouve t'elle inscrite dans un plan coordonné , de
    rationalité et de spiritualité...

     

     

    Publié par topos à 10:33:14 dans Croisades | Commentaires (0) |

    SEXE SEXE SEXE SEXE : l' Occident devient fou | 07 octobre 2009

    Je suis tombé sur ce véritable torchon paru dans Libération, titré "Le désir, la jeune fille et la mère"  signé par Dominique SELS , écrivaine....admirez le vaine

    elle ne manque pas de sels, celle là

    http://www.liberation.fr/cinema/0101595269-le-desir-la-jeune-fille-et-la-mere

    Dürer appréciera ! certes la mère (l'amer) c'est la mort ! là dessus nous tomberons d'accord , mais pas plus , ok, même si entente !

    mais du désir et de la jeune fille, qui est le chevalier, qui est le diable ? à première vue je dirais : jeune fille = phallus = lance = chevalier (pas vraiment preux ) ?

    ah bah ... comme c'est compliqué tout ça, ces histoires de bite...bof c'est l'heure de l'apéro de toutes façons...

    en tout cas, tout est dans l'ordre des choses, j'assiste à la disparition de l'homme, vous savez...le mec, le keum, le pénis, la bite...le roman quoi... tout est bien qui finit bien, les gonzesses sont lâchées et en circuit fermé, les hommes sont simplement classés, comme on classe un dossier, en deux catégories : les salauds (sartriens), et les gentils, ceux qui souffrent, ceux que maman plaint et auxquels elle porte secours et consolation, les pauvres mignons...ce qui compte, la seule chose qui compte c'est qu'ils n'aient plus la parole : dossiers définitivement classés.

    d'ailleurs bientôt il n'y aura plus que madame et son robot-gadget...si si c'est prévu, je vous assure, et on l'appellera, ou plutôt il se fera appeler Arthur (mais pas celui de la table ronde)... Marcel c'était le gros con qui puait le vin...vous savez, en 1945

    et puis de toutes façons, que voulez vous : la vie n'est pas un Roman

    extraits choisis :

    Encore les seventies. J’étais adolescente. Je voudrais dire mon amitié à Roman Polanski, j’espère qu’il va vite se tirer de là. Les mères n’osaient profiter de la liberté qui nous était naturelle, elles s’y hasardaient....

    moi aussi j'étais adolescent, et je voudrais lui dire que je suis heureux de ne pas avoir croisé sa route...quant à Polanski il m'indiffère, comme tous les salauds

    Protégeons les filles de leur mère plutôt que de Polanski.

    à 13 ans on n’est plus une enfant, les filles sont pubères, dévorées de curiosité, de désirs. Ça disait aux mineures de l’Occident : allez-y

    oh pis non, tiens, je donne le tout..ce genre de merde, c'est comme du mauvais whisky : il faut boire au moins la bouteille, sinon on est malade .... jusqu'à la lie, qu'ils appellent ça

    Encore les seventies. J’étais adolescente. Je voudrais dire mon amitié à Roman Polanski, j’espère qu’il va vite se tirer de là. Les mères n’osaient profiter de la liberté qui nous était naturelle, elles s’y hasardaient, alternant hardiesse et revirements vertueux. Je sais des histoires où la fille fut importunée par le désir de sa mère, sur elle projeté ; la mère la mène vers un homme mûr ; favorise un rapprochement ; son fantasme accompli par procuration, elle crie, soit chasse sa fille, soit s’indigne contre le monstre qui en aura abusé, et qui est en fait tombé dans le panneau. C’est pas la faute à Voltaire, toujours la faute à la fille ou à l’homme : pourvu qu’on n’attaque pas la moralité de la mère.

    Protégeons les filles de leur mère plutôt que de Polanski. J’espère qu’aujourd’hui, les filles rencontrent des cinéastes pour une leçon de scénario ou de mise en scène, non pour des photos. Mesdames, n’en avez-vous pas assez de jouer les niaises depuis des millénaires ? Depuis quand un peintre ne couche-t-il pas avec son modèle ? Si, pour Vogue, Polanski faisait poser des filles si jeunes, ça vient de David Hamilton. Photos mignardes circulant au lycée, je n’aimais pas. On ne voit pas l’homme sur l’image, on le sent, tout en la fille est invite. Elles disaient une vérité : à 13 ans on n’est plus une enfant, les filles sont pubères, dévorées de curiosité, de désirs. Ça disait aux mineures de l’Occident : allez-y. Des parents, une agence, un magazine, la société avait fait ça, nous tendait un bon de sortie de l’enfance. Les garçons de 13 ans n’ont pas le même âge physiologique, ça ne va pas, pour les initiations.

    Si une fille, non vierge, n’y allait pas pour se donner, peut-être souhaitait-elle offrir une image poétique de ce désir, par la photo. Des parents qui envoient leur fille faire des photos ignoreraient qu’un homme est excité par l’organe de la vue ?

    Samantha n’analysait pas tout ; sa mère est mannequin, l’a-t-elle mise en garde ? Même chaste, un modèle devine qu’elle a métier de provocation utilisant des techniques d’appel, de sidération du regard, pas étrangères à celles de la prostitution. Je ne sais pas comment vous pouvez supporter ce silence et cette hypocrisie des femmes. Polanski est tombé dans le piège d’un rêve de jeune fille. Il ne s’est pas méfié. Qu’on le libère et qu’on le laisse tranquille.

    Encore les seventies...ça c'est sûr; on commence à en avoir soupé de celles là, il faudrait bien inventer un missile temporel qui éliminerait les époques, par pans entiers du Mur des siècles...et si on pouvait aussi supprimer les sixties ça m'arrangerait bien...

    en circuit fermé vous dis je : la mère et la fille ont éliminé le père, elle l' ont transformé en gode ambulant ! et ça cause, et ça écrit, et ça jacte...

    et moi qui croyais que c'est de la saloperie, de droguer et saoûler une adolescente avant de la sodomiser "par deux fois"...j'étais pas assez branché, oups pardon, connecté !

    pour ne pas avoir la gueule de bois, il n'y a qu'un moyen, en faire une théorie, une théorie de la jeune fille , ou une autre Tiqqunerie du même genre :

     http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/02/05/premiers-materiaux-pour-une-theorie-de-la-jeune-fille-tiqqun/

    ou alors, la Bible.... Jérémie, 31 :

     

    13 Alors la vierge se réjouira dans la danse, et les jeunes gens et les vieillards, tous ensemble. Et je changerai leur deuil en allégresse, et je les consolerai, et je les réjouirai en les délivrant de leur douleur;

    14 et je rassasierai de graisse l'âme des sacrificateurs, et mon peuple sera rassasié de mes biens, dit l'Éternel.

    15 Ainsi dit l'Éternel: Une voix a été ouïe à Rama, une lamentation, des pleurs amers, Rachel pleurant ses fils, refusant d'être consolée au sujet de ses fils, parce qu'ils ne sont pas

    22 Jusques à quand seras-tu errante, fille infidèle? Car l'Éternel a créé une chose nouvelle sur la terre: une femme entourera un homme.

    et Osée :

    1:1 La parole de l'Eternel qui fut adressée à Osée, fils de Beéri, au temps d'Ozias, de Jotham, d'Achaz, d'Ezéchias, rois de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël.

    1:2 La première fois que l'Eternel adressa la parole à Osée, l'Eternel dit à Osée: Va, prends une femme prostituée et fais lui des enfants de prostitution; car ce peuple se prostitue, il abandonne l'Eternel!

    1:3 Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm. Elle conçut, et lui enfanta un fils.

    1:4 Et l'Eternel lui dit: Appelle-le du nom de Jizreel; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d'Israël.

    1:5 En ce jour-là, je briserai l'arc d'Israël dans la vallée de Jizreel.

    1:6 Elle conçut de nouveau, et enfanta une fille. Et l'Eternel dit à Osée: Donne-lui le nom de Lo-Ruchama; car je n'aurai plus pitié de la maison d'Israël, je ne lui pardonnerai plus.

    1:7 Mais j'aurai pitié de la maison de Juda; je les sauverai par l'Eternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l'arc, ni par l'épée, ni par les combats, ni par les chevaux, ni par les cavaliers.

    1:8 Elle sevra Lo-Ruchama; puis elle conçut, et enfanta un fils.

    1:9 Et l'Eternel dit: Donne-lui le nom de Lo-Ammi; car vous n'êtes pas mon peuple, et je ne suis pas votre Dieu.

    Publié par topos à 17:47:39 dans Croisades | Commentaires (0) |

    pour l'interdiction du CORAN et du voile islamique | 06 octobre 2009

    pour que le spectre de l'islamophobie cède la place à un parti Islamophobe européen, fier de lui même, apte à organiser des manifestations du type "Islamophobe pride", il faut que les islamophobes se fixent des objectifs à portée symbolique.

    faut il que ces objectifs soient réalistes ? mais qu'est ce que c'est, le réalisme ?

    aurait il été réaliste,  au lendemain de 1968, d'imaginer que quarante ans plus tard les mêmes agitateurs qui voulaient "pendre le dernier curé avec les tripes du derneir rabbin" iraient chanter la gloire de l'Islam et de la "liberté vestimentaire", entendez la liberté de porter le voile, contre les "fascistes et adeptes  intolérants d'un racisme à peine voilé, qui refusent de s'ouvrir à l'Autre" ?

    aurait on pu imaginer que des féministes approuvent la condamnation et l'exlusion sociale d'une propriétaire de gîte rural parce que celel ci avait poliment demandé à deux clientes musulmanes d'enlever leur voile lorsqu'elles se trouvaient dans les parties communes de l'hôtel ? tout en lui recommandant , pour la procahine fosi qui n'arrivera jamais, d'utiliser plutôt une stratégie "cool" en diffusant des films pornos lesbiens pour "faire fuir" les clientes "pas cool" ?

    aurait on pu imaginer, en France en 1955, ou bien  en Allemagne en 1900, que quelques dizaines d'années plus tard les pires délires se donneraient libre cours, avec la bénédiction des "autorités" politiques, économiques, intellectuelles et religieuses, et que ce seraient les éléments gardant encore un minimum de rationalité qui seraient jetés en prison ?

    auraient on pu imaginer que l' intelligentsia sans frontières signe une pétition pour permettre à un cinéaste, certes talentueux, d'échapper à la justice américaine cherchant à le rattraper 30 ans plus tard pour avoir saoûlé et drogué un gamine de 13 ans afin de la sodomiser ?

    bref : aurait on pu imaginer que vienne, en quelques dizaines d'années, ce qu'un essayiste comme Hermann Raushning a pu caractériser comme "le temps du délire et du nihilisme", dans des livres prémonitoires qui n'ont pas été lus sérieusement, ce qui a permis à la catastrophe d'arriver ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Rauschning

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polit_0032-342x_1940_num_5_2_5542_t1_0174_0000_2

    Notre seule façon d'être réalistes, c'est celle que réclamait ce slogan d'il y a 40 ans :

     "soyez réalistes, demandez l'impossible !"

    Car il nous faut bien, même à nous, nous soumettre , quand même, à l'Esprit du Temps.... on ne lui échappe jamais totalement, puisqu'il est impossible (et là vraiment impossible) de "sauter par dessus son époque".

    Et cet esprit du Temps (du temps post moderne) il est celui de la possibilisation de l'impossible !

    Mais que cela soit notre seule "soumission" ! et que surtout nous n'acceptions jamais de passer sous les fourches caudines des "droits de l'homme" !

    cet universalisme abstrait , ces divagations de belles âmes pour lesquelles je n'ai qu'un mépris sans limites !

    j'entendais ce matin que Sarkozy se rend aujourd'hui au Kazakhstan (le pays de "Borat" !!)  pour y signer des contrats juteux ! Amnesty international lui demande de "parler des droits de l'homme" : et notre courageux président est d'accord, même pas besoin de le lui demander (enfin sauf pour montrer qu'on existe médiatiquement, n'est ce pas, messieurs d'Amnesty international ?), c'est un adepte de la même église universelle hypocrite...

    rassurez vous, c'est prévu : Sarkozy va évoquer les droits de l'homme, "mais discrètement" !!!!! (ce sont les termes même employés, sans rire, par le journaliste de France Info)

    entendu ce matin aussi, sur la même radio : la Maison Blanche a fait , discrètement là aussi, annuler une entrevue entre Obama et le Dalaï Lama, "sans doute après une intervention de Pékin" (dixit, toujours, France-Info), où le président américain, le Messie des partisans du métissage , de la paix et de la tolérance universelles, doit se rendre le mois prochain...

    comment ne pas avoir honte d'être un "occidental" quand on entend cela ?

    Non, jamais je ne me soumettrai à cette idéologie puante des droits de l'homme "abstrait", car je sais trop, après avoir lu Hegel, de quels bas-fonds de l'esprit elle sort...

    Et Brunschvicg, que l'on ne saurait qualifier d'hégélien, nous avertit lui aussi de "prendre une conscience humiliante mais salutaire, de la distance qui dans notre vie publique comme dans notre conduite privée, sépare nos principes et nos actes"

    L'impossible que nous voulons rendre possible, en deux mots, le voici :

    nous réclamons, sur tout le territoire européen , l'interdiction de vente du Coran et l'interdiction du port du voile (ou du foulard, ou du tchador, ou du niqqab, ou de la burqa) islamique dans les endroits publics (dans la rue, les transports publics, les postes, les hopitaux, etc...) !

    Mais en avons nous bien le droit, nous objectera t'on ?

    A cela je réponds en abordant "le côté humanitaire et civilisateur de la question" : en ce qui concerne l'Islam et l'islamisation, je dis "qu'il y a pour nous un droit parce qu'il y a pour nous un devoir ": celui de civiliser les sauvages qui s' implantent, le plus souvent illégalement, sur NOTRE sol, et y créent des poches de barbarie (les fameuses "zones de non-droit") qui deviennent de plus en plus nombreuses et de plus en plus étendues ..

    Nous refusons que notre terre d'Europe devienne un zoo à ciel ouvert !

    Mais, nous objectera t'on aussi : est ce bien possible ? et est ce bien souhaitable, si l'on veut maintenir la paix sociale et le "vivre ensemble" ?

    A cela nous répondrons que ce fameux "vivre ensemble" est déjà sérieusement égratigné, par exemple quand on voit que deux jeunes filles lesbiennes vivant ensemble doivent fuir la banlieue où elles étaient installées parce que les menaces, les insultes, les agressions se faisaient de plus en plus précises !

    ou bien quand on apprend qu'à Sevran comme dans d'autres "zones de non-droit", ce sont les dalers qui "donnent l'autorisation" aux habitants d'accéder, ou pas, à leur appartement ! ou qui mettent le feu à l'immeuble où ils pratiquent leur sale  "commerce"  pour protéger leur fuite....

    devrons nous évoquer aussi la récente Techno-parade, où des hordes de jeunes venus de banlieue , pratiquement tous noirs (avec quelques maghrébins, mais aucun asiatique, et pourtant eux aussi sont en butte aux difficultés d'insertion non ?) ont sauvagement agressé des participants, tous blancs :

    http://fr.novopress.info/33123/temoignage-audio-sur-les-agressions-anti-blancs-a-la-techno-parade/

    http://www.fdesouche.com/articles/67484

    http://www.ripostelaique.com/Silence-mediatique-autour-des.html

    C'est donc souhaitable ! est ce possible ?

    Je n'apprendrai à personne que des pays occidentaux et démocratiques, de plus en plus nombreux, ont interdit récemment  la prostitution, que ce soit dans la rue ou dans des appartements privés : Suède, Norvège, USA, et bien d'autres...

    et ça marche ! aux USA, des femmes policiers se font passer pour des call girls, et arrêtent les "clients" en flagrant délit !

    pauvre chou ! il s'attendait à ce qu'elle lui enfile un préservatif (ou autre chose, en cas de "service spécial"), voilà que ce sont les menottes qui font leur apparition !

    mais notre homme n'est pas contre un peu de nouveauté....après tout, le fouet ragaillardira peut être ses ardeurs un peu tombantes...il se dit simplement que cela va un peu vite, il n'a même pas vu encore un bout de sein....

    las ! il n'en verra point, pas plus que de toison (d'or) ou de nef Argo : en fait de "service spécial", ce sont les "services spéciaux" de la ville de New york qui déboulent dans le douillet petit nid d'amour , sous la forme de deux malabars black peu amènes en uniforme "NYPD" vociférant des gentillesses du genre : "...avocat...it's a free country...bla bla bla...you're under arrest"

    et c'est même pas dans la chanson de Gainsbourg !

    ainsi des pays démocratiques interdisent les rapports monnayés, même entre adultes consentants !

    quand on veut, on peut !

    quant à la France elle interdit les sites accueillant des annonces de prostituées: ceux ci doivent s'expatrier aux USA, où la prostitution est interdite, mais où les sites faisant l'apologie de la prostitution hors des USA sont autorisés !

    le temps du délire, vous disais je !

    Mais l'Angleterre cherche elle aussi à interdire la prostitution sur son sol, comme c'est son droit (et surtout dans la perspective des JO de 2012, qui risquent de transformer Londres en lupanar à ciel ouvert): aussi une ministre anglaise demande t'elle à Arnold Schwarzenegger d'interdire un site basé en Californie où des clients peuvent "noter" les prostituées anglaises (mais pas américaines sinon ...) :

    http://www.20minutes.fr/article/351681/Monde-Une-ministre-anglaise-demande-a-Arnold-Schwarzenegger-de-fermer-un-site-sur-la-prostitution.php

    oui : le temps du délire !

    est ce que j'approuve cette interdiction de la prostitution ? peu importe ! je n'en sais d'ailleurs rien , pour être honnête ... il y a du pour et du contre ... et il est vrai qu'à long terme, il est souhaitable, comme le disait Bertrand Russell, que la sexualité monnayée devienne de plus en plus rare, pour toutes sortes de raisons...

    mais ce n'est pas ici mon problème, et je ne prenais cet exemple que pour prouver que : oui, c'est techniquement possible, d'interdire et de réprimer , y compris dans la rue, y compris dans des lieux privés, certaines "pratiques" , même entre adultes consentants...

    et aussi pour prouver qu'il est possible de fermer des sites comportant des annonces de prostituées, adultes et consentantes, ou des textes jugés "inacceptables" !

    d'ailleurs d'autres exemples peuvent être utilisés :  il est interdit, sur Internet, et là j'approuve sans réserve, de faire l'apologie du nazisme, ou du négationnisme !

    Nous avons donc le droit, même dans une perspective réaliste, de nous fixer ces objectifs , "à long terme", et qui ne réclament même pas, comme c'est le cas pour la prostitution aux USA, que la police intervienne dans des lieux privés :

    Interdiction à la vente du Coran

    Interdiction du port du voile islamique (ou du foulard, ou de la burqa, ou du niqqab) en public (y compris dans la rue)

    Interdiction et fermeture immédiate des sites Internet faisant l'apologie de l'Islam et du Coran...c'est à dire, selon notre terminologie, l'apologie de l'islamophobophobie, de la haine.

    et, pour faire bonne mesure, et pour montrer que nous ne nous limitons pas à l'Islam :

    interdiction et fermeture immédiate de tous les sites pornographiques, même "soft".... la civilisation ne saurait capituler devant la sauvagerie et l'animalité, et je suis sûr que Polanski et tous ses "copains hauts placés" (Mitterand, BHL, et...) approuveront...

    le tout sous peine de fortes amendes, assez élevées pour être dissuasives, et à l'échelle de l'Europe. Les musulmans feront ce qu'ils veulent chez eux, en terre d'Islam, idem pour les américains chez eux, aux USA.

    Mais l'Europe est terre de non-Islam, vieille terre de civilisation, et elle a le droit d'interdire chez elle l'islamophobophobie, et la pornographie.... et même la prostitution après tout :  charbonnier est maître chez lui....

    Nous sommes européens, nous parlons pour notre terre d'Europe seulement... et si des sites veulent contourner la loi en s'expatriant hors d'Europe, pour continuer leur propagande et leur apologie du terrorisme coranique, il existe des possibilités techniques de les filtrer, comme le savent très bien les autorités chinoises, ou celles d'Iran (ou autres pays islamiques).

    juste quelques mots sur le côté "pratique" des choses:

    l'exemple de la prostitution possède un autre avantage : il révèle ce qui doit absolument être fait au préalable, avant toute interdiction et répression.

    L'interdiction de la prostitution (ou sa répression occasionnelle comme cela se fait aussi en France au nom de l'interdiction du raccolage, ce qui a permis à  l'ignoble Sarkozy de l'expulser des rues de certains "beaux quartiers" pour la chasser dans les forêts des alentours de Paris, où de malheureuses filles sont exposées à tous les périls) n'a pu réussir que parce que les clients (à part quelques penseurs libertaires voire libertins au demeurant assez rares) ne sont pas vraiment fiers de payer pour du sexe.

    La prostitution, et c'est bien là l'argument le plus fort pour sa suppression, s'organise dans un climat de mépris : mépris du client pour la prostituée et de la prostituée pour le client, et mépris de la population générale (et du souteneur, quand il y en a un)  pour les deux.

    Aussi n'a t'on pas vu, et ne verra t'on jamais, de défilé avec des pancartes "je vais aux putes et j'en suis fier" réclamant la tolérance et l'acceptation de la différence des "modes de sexualité".

    Eh bien avant de réussir à interdire le Coran et le voile islamique, nous devons au préalable réussir à faire honte à ceux qui ont des idées islamophobophobes... en somme il faut que la honte et la peur changent de camp.

    C'est tout à fait possible car il est honteux et profondément immoral d'être islamophobophobe, comme le confirme la video de Pat Condell réclamant l'interdiction de la burqa en terres de civilisation:

    http://www.bivouac-id.com/2009/10/01/exclusif-bivouac-id-pat-condell-%c2%ab-interdisez-la-burqa-%c2%bb-en-version-francaise/

    Il est grand temps que les islamophobes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances; qu'ils opposent au conte du spectre islamophobe un manifeste du Parti  islamophobe lui-même.

    il me semble qu'un premier pas vient d'être fait ici dans cette direction....

    et pour finir, pour (re)donner, si besoin est, confiance et courage aux Justes, c'est à dire aux Islamophobes : ces quelques lignes souvent citées par moi de Léon Brunschvicg :

    « ce qui s'oppose avec Socrate à la force matérielle du passé social, c'est l'humanité idéale que portent en soi la découverte et le développement de la raison pratique, c'est une sorte de Médiateur tel que sera le Verbe selon Malebranche dans les Méditations chrétiennes, ou le Christ selon Spinoza dans le Tractatus theologico-politicus.

    Le Médiateur est présent chez Galilée devant le Saint Office, comme plus tard, devant la violence acharnée des critiques, chez Lavoisier ou chez Cauchy, chez Pasteur ou chez Einstein. C'est lui aussi qui est, devant les condamnations prononcées par les autorités sociales, présent chez le Pascal des Provinciales et chez le Voltaire de l'affaire Calas, chez le Rousseau de l'Emile et chez le Kant de la Religion dans les limites de la simple raison.

    Cette présence est ce qui rend heureux le modèle de justice que Platon a dépeint dans le second livre de la République:

    il sera fouetté, torturé, mis aux fers, on lui brûlera les yeux; enfin, après lui avoir fait souffrir tous les maux, on le mettra en croix, et par là on lui fera sentir qu'il faut se préoccuper non d'être juste mais de le paraître

    Or le juste parfait, quelle que soit sa destinée, du point de vue physique ou social, est heureux non en songeant à l'avenir, par l'espoir d'un temps où serait matériellement compensé et récompensé le sacrifice actuel, mais par une joie immédiate, intérieure et pleine qui ne laisse place à aucune idée de sacrifice, où il s'exalte au contraire dans le sentiment d'incarner la justice éternelle et universelle »

    oui, quelques puissent être les souffrances et les injustices que nous pourrons subir, nous gagnerons, car notre combat est JUSTE !

    Publié par topos à 11:28:42 dans Croisades | Commentaires (0) |

    1|

    Moi

    qui pourrait  mieux parler de moi que  moi ? mais qui pourrait mieux parler de moi que n'importe quel autre, qui me voit en face à face ?


    une fourmi noire, 


    dans la nuit noire,


    sur la terre noire,


    sous une pierre noire,


    D-ieu seul la voit


    et ici le diable souffle : Dieu....et la police, peut être ?

    Notre CREDO

    "le propre de l'esprit est de s'apparaitre à lui même dans la certitude d'une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c'est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique... ce qui est constitutif de l'esprit est l'unité d'un progrès par l'accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L'alternative insoluble de l'optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d'intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l'esprit, mais non inquiets de l'esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d'un individu, ou d'une race, ou d'une planète. Le problème est dans le passage , non d'aujourd'hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza "De intellectus emendatione" , en a dégagé la méthode, n'a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L'angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d'évidence qu'apporte avec elle l'intelligence de l'idée, est sur un autre plan" Léon BRUNSCHVICG

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