Les fidèles lecteurs de ce blog se souviennent sans doute de l'article (qui restera dans les annales , et même les anales, du web) que j'avais écrit à propos du film "Les derniers jours du monde" :
et les fidèles lectrices aussi et même encore plus j'imagine, et si vous en êtes une (lectrice) je dois vous prévenir que la "prose" qui suit risque de mettre à mal votre pudeur féminine, car il est bien connu , n'est ce pas, que tous les hommes sont grivois et les femmes toutes des saintes promptes à rougir....
en tout cas, si vous vous souvenez du film des frères Larrieu, vous ne devez pas ignorer cette scène vers la fin où Sergi Lopez montrait à Matthieu Amalric son énorme braquemard en lui proposant tout simplement la botte.... tout cela après avoir fait l'amour à sa fille (dans le film) toute la nuit. Mâtin quel engin...et quelle santé ...ou quelle maladie ....enfin je me comprends...
Ne me demandez pas pourquoi, je ne suis que celui qui (effaré) raconte, mais il parait que quand un homme fait l'amour à sa fille et qu'ils trouvent tous les deux cela normal, c'est le signe de la fin du monde.... remarquez, si l'on approuve Levi Strauss (et comment ne pas l'approuver ?) quand il dit que l'interdit universel de l'inceste coïncide avec le choix de la vie en société contre celui de la "nature brute", tout ceci se comprend finalement : la fin du monde, ce serait le "retour à la nature sauvage" voulu par le terroriste (et accessoirement grand mathématicien) Theodor "Unabomber" Kaczynski.
en tout cas, rassurez vous : vous ne risquez pas d'être confrontés à de pareilles ignominies dans "2012", film de 2h 40 de Roland Emmerich qui raconte lui aussi la fin du monde, qui doit survenir d'après les anciens Mayas le 21 décembre 2012 (d'où le titre, pour vous aider un peu à comprendre) ...c'est forcément sans doute un peu vrai, puisque cela fait des années qu'on en parle sur internet !
dans "2012" vous verrez des immeubles qui s'écroulent, la Terre qui s'entrouvre pour engloutir des millions de pauvres fuyards épouvantés, un porte-avions poussé par un raz de marée s'écraser sur la Maison Blanche, le Vatican rasé, l'Himalaya inondée par un tsunami, mais vous ne verrez pas de coucheries ou de fesses et de bites à l'air ! promis juré !
ni d'ailleurs la Kaaba de La Mecque catapultée dans les airs , Emmerich y a pensé mais il a finalement renoncé, craignant une fatwa :
comme quoi il ne croit pas beaucoup à la fin du monde pour 2012, car mourir en 2010 ou 2012 c'est kif kif non ? ou alors il préfère peut être la noyade à l'égorgement à la scie rouillée devant une caméra ?
comment vous dire pour vous faire comprendre ?
2012 d'Emmerich c'est "Les derniers jours du monde" des frères Larrieu moins les fellations plus les Mayas !
ou encore, pour dire les choses de façon encore plus claire :
2012 c'est la version américaine et Hollywoodienne des "Derniers jours du monde"....il y a donc beaucoup plus d'argent à la clé, et les effets spéciaux sont donc bien plus spectaculaires .... dans la même mesure qu'un gratte ciel qui s'écroule c'est quand même plus spectaculaire que la grosse bite de Sergi Lopez (eh oui, j'ai été tellement complexé que je m'en souviens encore de celle là, et surtout du sifflement admiratif des spectatrices dans la salle ! nom d'une pipe ! ah les salopes !).
Eh bien moi, si je dois choisir, je vote pour Emmerich et pour les USA ! d'abord parce que nous autres on aime l'argent, c'est dans nos gènes (comme le répètent à satiété les islamistes qui viennent polluer l'un de mes articles, toujours le même, avant que je n'efface leur prose).
Mais surtout à cause de mon sens moral, oui Môssieu!
et ici je ne parle pas seulement des scènes de broute-minou qu'Emmerich a soigneusement évitées (dans le film, je veux dire) , ce qui est tout à son honneur (alors que les Larrieu, eux...mais je préfère ne plus rien dire à ce propos..) , mais aussi des nobles idéaux antiracistes qui animent "2012".
Bon, le film met en scène le président américain de 2009 à 2012, il est donc noir, représentant Obama (en plus âgé, et veuf inconsolable, ayant une fille métis admirable d'intelligence, de moralité, de beauté, et du reste). Jusque là c'est normal.
Mais l'un des héros principaux du film, qui sauvent l'humanité de l'extinction totale, est un scientifique noir américain , joué par l'excellent Chiwetel Ejiofor (que l'on avait déjà pu admirer dans le film de Spike Lee "The inside man" où il jouait le colllègue inspecteur de Denzel Washington... le film n'avait pas plu à Finkielkraut qui y voyait des relents antisémites, car le méchant banquier que traquaient les gentils noirs, Denzel et Chiwetel, était un juif sioniste (enfin c'était plus que suggéré, d'après Finkielkraut, qui avait raison à mon avis) qui avait posé les premières bases de sa fortune en dénonçant d'autres juifs aux nazis..


Dans "2012" le président US (Obama du film) choisit courageusement de ne pas fuir et de rester à la Maison Blanche pour mourir au milieu de son peuple... à mon avis la scène restera dans l'esprit des spectateurs lors de l'élection (réelle celle là) de novembre 2012... on sait pour qui roule Emmerich !
mais Adrian Helmsley (le scientifique joué par Chiwetel) et la fille (jouée par Thandy Newton) embarquent, eux, dans l'arche qui accueille l'élite censée garantir la survie de l'humanité , et il mène sa barque tellement intelligemment qu'il arrive à se taper la fille du président à la fin du film, coïncidant avec l'an 0001 d'une nouvelle ère... excusez moi pour mes formulations inacceptables, je vous avais prévenues mesdames, que voulez vous, je suis français moi, pas américain... reformulons : qu'ils prennent tous deux conscience de leur amour éternel, et prennent le ferme engagement de repeupler la Terre, dans la position du missionnaire, car les frères Larrieu et Sergi Lopez sont loin...mon dieu, je n'ose pas imaginer la fçon dont il s'y serait pris pour séduire la fille du président , lui, il lui aurait sans doute montré son zboub au détour d'un couloir....
petit détail piquant dans le film : la seule délégation qui manque à l'appel pour prendre place dans les Arches de l'humanité future est celel d'Italie , gageons que ce brave Berlusconi était encore, même en 2012 lorsque tout fout le camp, avec une pute oh pardon une escort-girl, et qu'il n'a pas vu l'heure passer !
ah oui, j'oubliais.... last but not least, à la fin, les heureux survivants qui débarquent de l'arche apprennent que le nouveau monde , sans racisme et sans frontières (et, pendant que nous y sommes, sans crimes, sans viols, sans cons, enfin espérons le) dans lequel il vont vivre et refonder l'humanité est ..le continent africain , qui a été rehaussé de mille mètres et est donc le seul à avoir échappé aux tsunamis ravageurs ("le cap de Bonne espérance mérite enfin son nom" est une réplique du film) : la boucle est bouclée, l'homme (homo sapiens) redevient ce qu'il a toujours été, un africain...et l'on peut rêver à un gouvernement enfin mondial, composé uniquement de noirs africains, ou à la rigueur de métis : puisque "black is beautiful"...c'est les sages de sion qui vont la trouver un peu saumâtre ! et aussi les méchants afrikaners et blancs du Zimbabwe :
http://www.fdesouche.com/articles/79850
http://afrikaner-genocide-achives.blogspot.com/
bref Emmerich se positionne dans le bon créneau, celui qui a de l'avenir : "si tous les gars du monde etc..." et d'ailleurs, rappelez vous, déjà dans "Independance Day", les trois héros qui sauvaient l'humanité et menant un raid aérien éclair contre le vaisseau spatial extraterrestre étaient un trio, composé d'un noir, d'un juif, et d'un alcoolique repenti...difficile d'aller plus loin, non ? ah oui, il manquait un homosexuel, ainsi qu'un musulman... damned !
par contre, le méchant du film, car il y en a un, est le chef suprême coiffant les scientifiques et tout le projet destiné à assurer la survie, qui ne perd pas une occasion de montrer son mépris pour les foules qui prient dans les rues, s'appelle "Anheuser", et a un visage d'un type juif affirmé .... Emmerich ferait il concurrence à Spike Lee ? mais non, puisqu'il est lui même juif, ses intentions sont nobles...
évidemment le méchant Anheuser voudrait réserver les places dans l'arche à l'élite militaire, politique, et financière (ainsi qu'aux techniciens et scientifiques nécessaires pour assurer les tâches matérielles), mais le bon Adrian , vrai démocrate, ne l'entend pas ainsi, et prend la tête de la révolte...et à la fin, les gentils gagnent, les méchants perdent, et des couples et familles stables se forment ou se reforment....ah comme c'est bouleversant, mon paquet de mouchoirs en papier y est passé !
parce que moi, la famille hétérosexuelle adepte du missionnaire, je préfère ça et de loin aux aberrations incestueuses et bisexuelles, à base de levrette sodomite, du film des frères dont je ne veux plus jamais prononcer le nom...
il me semble que cela suffit comme conclusion à propos du film (des deux films).
il me reste à redevenir sérieux et à dire pourquoi la fin du monde est un scénario (transcendantalement) certain.
Le monde (= tout ce qui arrive) est fini et sans valeur. Tout ce qui est fini doit finir, cela est non pas probable mais certain. Seul l'Infini (Dieu, d'après Descartes ) ne peut finir, et donc ne peut commencer, et seul il VAUT.
La fin du monde, qu'elle se produise en 2012 (ce qui m'étonnerait beaucoup, mais encore moins que cela n'étonnerait sans doute Emmerich) ou à une autre date, ne doit, ou ne devrait absolument pas nous inquiéter, puisque le monde ne vaut rien (cf Wittgenstein).
Mais le film 2012 a t'il pour thème la fin du monde ? non, puisqu'il met aux prises avec le chaos un groupe de personnages attachants voulant absolument survivre, et y arrivant à la fin : au fond, il n'y a qu'une différence de degrés, et non de nature, avec le monde que nous connaissons déjà : sauf que dans ce dernier, les crevasses, astéroïdes et tsunamais ont pour noms : chômage, délocalisation, désespoir, suicide, drogues....
Aussi Anheuser a t'il finalement raison : il est méprisable de prier pour tenter de fléchir un destin inexorable : le monde est fini, donc il doit finir... enfin peut être pas méprisable, mais c'est seulement une pulsion de peur animale devant l'inévitable disparition....
Par contre , le Dieu qui est Esprit, celui qui est "prouvé" par les équations qui prédisent le chaos (ou plutôt : par la possibilité de l'existence de ces équations), qui doit être celui d'Adrian Helmsley, n'est pas touché par les vagues des tsunamis : ni, sans doute, ceux qui parviennent à s'unir à lui en esprit, et non bien sûr dans la chair souffrante et désirante....