J'ai déjà caractérisé Taslima Nasreen, cette femme admirable, comme une de ces incarnations du Médiateur , ou du modèle de justice, dont parlent Platon et Brunschvicg :
http://www.blogg.org/blog-76490-billet-taslima_nasreen__incarnation_du_mediateur_christ-977261.html
« ce qui s'oppose avec Socrate à la force matérielle du passé social, c'est l'humanité idéale que portent en soi la découverte et le développement de la raison pratique, c'est une sorte de Médiateur tel que sera le Verbe selon Malebranche dans les Méditations chrétiennes, ou le Christ selon Spinoza dans le Tractatus theologico-politicus.
Le parcours, à la fois admirable et terrifiant, de cette femme courageuse, qui a tout perdu, et doit vivre en exil et dans un danger de mort perpétuel, à cause de la vindicte des islamistes du monde entier, est par lui même éclairant et doit donc être connu par le plus grand nombre possible de personnes.
Mais ce que cet entretien révèle aussi, pour ceux qui ne le savaient pas déjà, c'est la complicité tacite, implicite et passive, des démocraties occidentales ou hindoue, avec les islamistes.
Pour des raisons de basse politique et de "maintien de l'ordre", les gouvernements cèdent aux pressions des islamistes : il s'agit en Inde d'éviter un nouveau bain de sang, dans certaines régions où la minorité musulmane est active et bien implantée.
Mais cela se produit aussi en europe, par exemple en Grande Bretagne, où l'auteur Sebastian Faulks a dû revenir sur ses propos critiques à propos du Coran, en s'excusant :
Les différents visages du Mal radical que sont le nazisme, le communisme, ou l'Islam, ont déjà été dénoncés ici, mais il ne faudrait pas en oublier un quatrième qui est cette prétendue démocratie occidentale mondialiste, ce "nouvel ordre mondial" sous la botte duquel notre 21 ème siècle commençant donne déjà des signes d'étouffement.
Cette quatrième forme du Mal, nous pouvons l'appeler "matérialisme démocratique", en nous inspirant d'Alain Badiou (mais sans suivre celui ci dans son apologie de la "dialectique matérialiste" et de "l'hypothèse communiste").
Il est facile de comprendre pourquoi cette forme dévoyée et nihiliste de la démocratie est en quelque sorte obligée de "coopérer" passivement avec ce qui apparait à première vue comme son ennemi mortel : l'islamisme.
Le matérialisme mondialisé "démocratique" occidental a besoin, selon son idéologie de "libre circulation" des hommes et des marchandises, mais aussi pour faire baisser les salaires et supprimer peu à peu les "acquis sociaux" durement gagnés depuis le 19 ème siècle, de l' implantation en Occident de masses de plus en plus nombreuses, et largement islamisées, de populations venues du "tiers monde".
Et pour éviter des conflits sanglants, qui seraient préjudiciables à l'économie et à la Bourse, il faut faire taire tout ce qui pourrait enflammer ces masses islamisées : blasphèmes, critique de l'Islam et de la shari'a...
Mais il en a besoin aussi de manière active, comme un minimal (vraiment minimal) "réenchantement du monde" du labeur prosaïque et des "eaux glacées du calcul égoïste" : que l'on songe aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur les religions qui "redonnent du sens" !
Taslima Nasreen a donc raison de s'opposer non seulement à l'Islam mais aussi à toutes les religions existantes :
" Je me bats contre la barbarie, l’obscurantisme, la haine, la bigoterie, le dogmatisme, les inégalités et les injustices, d’où qu’ils viennent. Mes réels soutiens sont tous ceux qui défendent les droits humains, les droits des femmes et la laïcité. Si les hindouistes, les chrétiens ou les Juifs m’apprécient uniquement parce que je critique l’islam, alors ils risquent de ne pas m’apprécier longtemps, ne serait-ce que parce que je critique aussi l’hindouisme, le christianisme et le judaïsme : je pense que toutes les religions sont fondamentalement opposées aux femmes ! Il est clair que certains hindouistes ne supportent pas que je dénonce leur misogynie. Ils détestent mes écrits qui encouragent les femmes à lutter pour leurs droits et n’hésitent pas se montrer verbalement agressifs envers ma personne…"
et démontrer que la shari'a ne vient pas de D-ieu , pas plus qu'aucune loi religieuse, mais est en quelque sorte la déification des désirs immondes d'un pervers polymorphe, précurseur d'Adolf Hitler et de Marc Dutroux, le "prophète" autoproclamé Mahomet:
" Mon objectif était d’expliquer aux gens ce qu’est véritablement la charia. Je voulais leur faire comprendre que la « loi islamique divine » a, en réalité, été dictée par des contingences humaines. Les textes traditionnels eux-mêmes l’attestent. Le livre a été mis à l’index par le gouvernement indien au nom de la « politique d’apaisement » envers les musulmans. Cette politique, partagée par tous les partis indiens, consiste à se concilier les bonnes grâces des musulmans en évitant de parler des sujets qui fâchent. On m’a accusée de discréditer la charia. Or tout ce que j’ai dit, c’est qu’elle découlait des faits et gestes de Mahomet. La polygamie, par exemple, est autorisée par la loi coranique parce que Mahomet la pratiquait lui-même. Dans mon livre, qui ne parlait d’ailleurs pas spécifiquement de l’islam, mais des femmes en général, je rappelais que, chaque nuit, Mahomet mettait une nouvelle jeune fille dans son lit. J’ai fait l’objet d’une fatwa pour avoir raconté comment Mahomet s’était glissé dans la couche de sa servante Hafsa. J’ai dit qu’il avait eu des relations sexuelles avec elle alors même qu’elle était mariée et que le texte sacré musulman (les fameux « dits » du Prophète (hadith)) juge cette union admissible.
Je suis coupable d’avoir démontré que maintes lois coraniques ne sont que des légitimations a posteriori des désirs personnels de Mahomet. Une autre tradition « divine » autorise Mahomet à épouser la femme de son beau-fils, sous prétexte que celui-ci n’est pas son fils de sang, mais un fils adoptif… J’ai aggravé mon cas en critiquant le voile islamique : cette obligation découle du fait que Mahomet fit voiler sa très jolie femme Aicha parce qu’il en était fort jaloux. Bref, je voulais prouver aux musulmans que les lois islamiques proviennent non pas de Dieu, mais qu’elles sont le reflet des actions personnelles de Mahomet. Résultat : mon livre a été censuré aussi bien par le gouvernement bengali que par le gouvernement indien."
juste une légère critique ici, Taslima Nasreen ne peut pas être parfaite, pas plus que n'importe qui : ce n'est pas seulement parce qu'elles vont contre les droits des femmes que les religions doivent être abolies.
C'est parce qu'elles vont contre La religion véritable, qui est celle de la Raison, du Logos, du Médiateur, de l'Esprit...
parce que toutes elles ont dévié de leur voie, qui est le spiritualisme véritable dont il a été parlé ici, pour se laisser corrompre par le matérialisme de la shari'a, des fables infantiles et du populisme.
Nous sommes en 2009, c'est à dire aussi en 1939 : il nous fallait dénoncer la complicité passive du matérialisme nihiliste "démocratique" et mondialiste avec le monstre islamiste pour que plus tard, après l'horreur, on ne puisse nous dire : vous avez laissé faire sans rien dire...