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Mathesis universalis sive Amor Dei intellectualis

l'esprit se refuse au Dieu du mystère comme au Dieu des armées

L'homme OCCIDENTAL

«L'homme occidental, l'homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l'Occident n'a jamais produit, d'ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l'humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d'unité morale. Rien de plus souhaitable pour lui que la connaissance de l'Orient, avec la diversité presqu'infinie de ses époques et de ses civilisations. Le premier résultat de cette connaissance consistera sans doute à méditer les jugements de l'Orient sur l'anarchie et l'hypocrisie de notre civilisation, à prendre une conscience humiliante mais salutaire, de la distance qui dans notre vie publique comme dans notre conduite privée, sépare nos principes et nos actes. Et, en même temps, l'Occident comprendra mieux sa propre histoire: la Grèce a conçu la spéculation désintéressée et la raison politique en contraste avec la tradition orientale des mythes et des cérémonies. Mais le miracle grec a duré le temps d'un éclair. Lorsqu'Alexandre fut proclamé fils de Dieu par les orientaux, on peut dire que le Moyen Age était fait. Le scepticisme de Pyrrhon comme le mysticisme de Plotin ne s'explique pas sans un souffle venu de l'Inde. Les "valeurs méditérranéennes", celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d'origine et de caractère asiatique...... quant à l'avenir de l'Occident, il n'est pas ici en cause : une influence préméditée n'a jamais eu de résultats durables, et prédire est probablement le contraire de comprendre. Toute réflexion inquiète de l'Européen sur l'Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l'empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la raison occidentale, qui est la raison tout court, de faire surgir, ainsi que l'ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en chassant les imaginations matérialistes qui sont ce que l'Occident a toujours reçu de l'Orient» Léon BRUNSCHVICG

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    Mathesis universalis sive Amor Dei intellectualis : un jeu de perles de verre

    TOPOSOPHIA ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer D-ieu plus que l' être-pour-la-mort .....


    Nul n'entre ici s'il ne se soumet à la discipline fonctorielle.


    E-mail  de  l'auteur de ce blog, pour lui adresser vos protestations attristées, plaintes véhémentes ou récriminations indignées :    


    googolplex6@gmail.com



    «Nous nous affranchirons du temps simplement vital, dans la mesure où nous en découvrirons la racine intemporelle. La vie, nous savons trop qu'elle est sans pitié pour les vivants. Elle peut se définir comme l'ensemble des forces qui résistent à la mort..... jusqu'à l'inévitable dénouement qui la révèle comme l'ensemble des forces qui acheminent à la mort.....  


    ...il est malaisé de décider si l'armée des vivants peut avoir l'espérance, suivant la magnifique image que nous a proposée  Bergson, de "culbuter la mort"; mais, puisque le salut est en nous, n'est il pas assuré que l'armée des esprits débouche dans l'éternité, pourvu que nous ayons soin de maintenir à la notion d'éternité sa stricte signification d'immanence radicale


    ... il ne s'agit plus pour l'homme de se soustraire à la condition de l'homme. Le sentiment de notre éternité intime n'empêche pas l'individu de mourir, pas plus que l'intelligence du soleil astronomique n'empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s'installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l'instant du présent, qui permet d'intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l'expérience du passé, celles là même aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l'avenir. Rien ici qui ne soit d'expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l'univers qui nous écrase, nous dominons le temps qui nous emporte; nous sommes plus qu'une personne dès que nous sommes capables de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne....


    ...ainsi, par-delà toutes les circonstances de détail, toutes les vicissitudes contingentes, qui tendent à diviser les hommes, à diviser l'homme lui-même, le progrès de notre  réflexion découvre dans notre propre intimité un foyer où l'intelligence et l'amour se présentent dans la pureté radicale de leur lumière. Notre âme est là ; et nous l'atteindrons à condition que nous ne nous laissions pas vaincre par notre conquête, que nous sachions résister à la tentation qui ferait de cette âme, à l'image de la matière, une substance détachée du cours de la durée, qui nous porterait à nous abîmer dans une sorte de contemplation muette et morte. La chose nécessaire est de ne pas nous relâcher dans l'effort généreux, indivisiblement spéculatif et pratique, qui rapproche l'humanité de l'idée qu'elle s'est formée d'elle-même....


    ...si les religions sont nées de l'homme, c'est à chaque instant qu'il lui faut échanger le Dieu de l'homo faber, le Dieu forgé par l'intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l'homo sapiens, Dieu des philosophes et des savants, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d'aimer, qui menace d'en restreindre l'espérance et d'en limiter l'horizon.


    Dieu difficile sans doute à gagner, encore plus difficile peut-être à conserver, mais qui du moins rendra tout facile. Comme chaque chose devient simple et transparente dès que nous avons triomphé de l'égoïsme inhérent à l'instinct naturel, que nous avons transporté dans tous les instants de notre existence cette attitude d'humilité sincère et scrupuleuse, de charité patiente et efficace, qui fait oublier au savant sa personnalité propre pour prendre part au travail de tous, pour ne songer qu'à enrichir le trésor commun !


    ...Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n'est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n'est pas contre moi est avec moi. Mais pour accomplir l'Évangile, il faut aller jusqu'à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n'a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi.


    Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l'expansion infinie de l'intelligence et l'absolu désintéressement de l'amour, l'unique vérité dont Dieu ait à nous instruire....


    ....ce qui s'oppose avec Socrate à la force matérielle du passé social, c'est l'humanité idéale que portent en soi la découverte et le développement de la raison pratique, c'est une sorte de Médiateur tel que sera le Verbe selon Malebranche dans les Méditations chrétiennes, ou le Christ selon Spinoza dans le Tractatus theologico-politicus.


    Le Médiateur est présent chez Galilée devant le Saint Office, comme plus tard, devant la violence acharnée des critiques, chez Lavoisier ou chez Cauchy, chez Pasteur ou chez Einstein. C'est lui aussi qui est, devant les condamnations prononcées par les autorités sociales, présent chez le Pascal des Provinciales et chez le Voltaire de l'affaire Calas, chez le Rousseau de l'Emile et chez le Kant de la Religion dans les limites de la simple raison.


    Cette présence est ce qui rend heureux le modèle de justice que Platon a dépeint dans le second livre de la République:


    "il sera fouetté, torturé, mis aux fers, on lui brûlera les yeux; enfin, après lui avoir fait souffrir tous les maux, on le mettra en croix, et par là on lui fera sentir qu'il faut se préoccuper non d'être juste mais de le paraître"


    Or le juste parfait, quelle que soit sa destinée, du point de vue physique ou social, est heureux non en songeant à l'avenir, par l'espoir d'un temps où serait matériellement compensé et récompensé le sacrifice actuel, mais par une joie immédiate, intérieure et pleine qui ne laisse place à aucune idée de sacrifice, où il s'exalte au contraire dans le sentiment d'incarner la justice éternelle et universelle ....


    ....Le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial du 23 novembre 1654 : entre le Dieu qui est celui d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires.


     ....si l’univers, inorganique ou organique, existe en tant que tel, c’est grâce à l’activité une et indivisible d’une pensée qui, par la combinaison du calcul, et de l’expérience, a su coordonner à l’infini les mouvements des choses et les événements de la vie. La science accomplit la nature ; et, par là même, elle donne à l’homme conscience d’une aptitude à la vérité universelle où il nous paraît bien difficile de ne pas apercevoir la vocation de l’esprit.


    Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIe siècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives.


    L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. L’hypothèse d’une transcendance spirituelle est manifestement contradictoire dans les termes ; le Dieu des êtres raisonnables ne saurait être, quelque part au delà de l’espace terrestre ou visible, quelque chose qui se représente par analogie avec l’artisan humain ou le père de famille. Étranger à toute forme d’extériorité, c’est dans la conscience seulement qu’il se découvre comme la racine des valeurs que toutes les consciences reconnaissent également. »


    Léon Brunschvicg              

    L' Islam c'est l'athéisme | 21 novembre 2009

    deux scènes intéressantes sur cette video montrant les manifestations à Barbès suite à la victoire de l'Algérie :

    http://fr.novopress.info/39827/algerie-egypte-quartier-de-barbes-a-paris-181109-sale-cais-fran/

    d'abord ce jeune homme à l'arrière dun scooter qui dit distinctement face à la caméra : "Ici c'est la famille sale céfran !"

    traduction en langage clair :

    "Nous les français d'origine maghrébine nous formons une vraie communauté (une famille) soudée autour des valeurs de l'Islam; pas comme vous les sales français ! pas question que vous épousiez NOS femmes, par contre les vôtres nous serviront de vide-c...avant que nous n'épousions une fille que nous ferons venir du bled, car nos femmes sont pures (vierges), pas comme les vôtres qui sont des putes...et finalement on vous prendra tout, car Allah en a décidé ainsi !"

    ensuite ces prières en pleine rue, fesses en l'air, aux cris de "Allah Akbar" , et sur le drapeau algérien.

    Nommer D-ieu (ou ce que l'on croit être D-ieu) en une pareille occasion, c'est là le véritable blasphème, l'impiété, bref l'athéisme !

    Je me demande si Allah joue au foot ? et si oui, triche t'il, comme Thierry Henry ?

    Publié par topos à 16:14:01 dans Islam-terrorisme-guerre | Commentaires (0) |

    Itinéraire de l'âme vers D-ieu | 20 novembre 2009

    Quand je parle du sens religieux ou métaphysique des nombres , quand par exemple je fais correspondre à l'argument d'Anselme de Cantorbéry (prouvant l'existence de Dieu comme "ce dont on ne peut penser plus grand") le nombre "infini", ou  "non limité", que j'appelle le Monstre, ou le Père, je ne dis absolument pas que Dieu est l'infini mathématique.

    D'abord parce qu'il y en a plusieurs, de ces infinis, une infinité même : donc lequel serait Dieu ? le Monstre ? parce que j'ai "démontré" que l'on ne saurait penser un nombre "plus grand" ? oui, mais ceci ne vaut que dans le cadre des nombres entiers; au delà viennent les grands cardinaux, l'échelle vertigineuse des alephs de Cantor, ce dont Badiou se saisit comme " dialectique matérialiste de Cantor" et qu'il utilise comme arme intellectuelle pour "détrôner l'Un", pour ce qu'il appelle un athéisme radical.

    Or il faut combattre la "tentation de la pensée-Badiou", cette "tentation diabolique" qui nous habite tous, nous autres qui sommes d'accord avec lui au moins sur un point (et ce, sans doute, contre, ou au delà, de Heidegger) : la mathématique, ou plutôt, dans mon vocabulaire, la mathesis, est une Pensée, et non une technique ou un calcul. Elle est La Pensée suprême, la pensée solide : on peut lui faire une confiance absolue, comme au pont qui nous fait transiter vers "là où se trouve le bout de l'arc en ciel" , on peut marcher dessus, cela ne s'écroule pas. C'est du lourd, du solide.

    Il ne faut pas céder à la tentation-Badiou parce que cette pensée mène effectivement à l'athéisme radical, c'est à dire au Mal, mais pas pour les raisons que Badiou indique lui même... l'athéisme radical, j'ai démontré ici même que l'Islam y mène aussi, comme à sa forme "finale", ainsi d'ailleurs que le faux Occident actuel qui se donne pour héritier du christianisme à travers l'Aufklärung, mais est en fait l'inversion complète et sans résidu du christianisme, c'est à dire en somme de l'Occident véritable, la tentative de rendre à jamais impossible un "christianisme des philosophes et des savants", ce que nous voulons quant à nous ébaucher ici comme "Mathesis universalis".

    Il faut combattre, si du moins nous voulons garder notre humanité, qui n'est pas une identité substantielle, mais une éternelle possibilité, il faut absolument combattre ces trois formes du Mal qui se donnent pour ennemies mais sont en fait trois têtes de l'hydre : l'Islam, l'Occident nihiliste et consumériste "américain", et l'hypothèse communiste de Badiou.

    Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Badiou joue toujours, en tout cas dans ses écrits "mineurs" (de circonstance, à propos de l'actualité) le rôle de "cheval de Troie" de l'Islam. J'ai d'ailleurs toujours entendu ses partisans nier que l'islamisme soit un danger réel, ils passent leur temps à "démontrer" que c'est une "créature" construite par l'Occident démocratique , qui est la "toute puissance" du Mal selon eux.

    Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai acheté de ma poche, 24 euros quand même, un "étron philosophique" se donnant le nom de : "Les grecs, les arabes et nous : enquête sur l'islamophobie savante", dont j'avais d'ailleurs déjà commenté ici certaines "traces" sur des blogs. Il s'agit de mettre à bas la thèse de Sylvain Gouguenheim dans "Aristote au Mont Saint michel", de l'assimiler à du racisme anti-arabe, à de l'islamophobie !

    Or ce livre est paru dans la collection drigée chez Fayard par Alain Badiou et Barbara Cassin ; il faudra bien d'ailleurs un jour s'interroger sur ce "couple infernal", formé par Badiou qui se revendique platonicien et par Barbara Cassin qui entend réhabiliter les sophistes et la sophistique!

    Reste que l'introduction du livre, rédigée par Philippe Büttgen, Alain de Libera, Marwan Rashed et Irène Rosier-Catach, est un pur "réchauffé" de Badiou, et pas du meilleur : toute tentative d'interpréter l'histoire autrement que par le biais de la "dialectique matérialiste" (dont Badiou se donne pour  l'achèvement) est assimilé à une "pensée de la restauration", et le livre de Gouguenheim à un symptôme du sarkozysme!

    Or, les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis : je ne peux être soupçonné de tiédeur dans le combat contre le sarkozysme , mais il existe d'autres voies pour lutter contre que celles de Badiou, Hazan ou des différents collectifs  de "L'insurrection qui vient". Le sarkozysme est un symptôme terminal de ce que je dénonce ici comme le faux Occident, et il est absolument anti-chrétien, ne serait ce que dans sa façon de rabattre la science sur la technique et la rentabilité économique.

    Badiou se donne aussi pour le dernier maillon de la ligne rationaliste de la philosophie, qu'il fait remonter à Descartes et Malebranche, et qu'il oppose à la ligne vitaliste de Bergson. Cette ligne existe bel et bien, nous nous en revendiquons nous aussi, seulement elle s'arrête selon nous à Brunschvicg, dont on peut montrer que le long "regard en arrière" vers le "progrès de la conscience dans la philosophie occidentale" est "indépassable", marquant donc un achèvement de la ligne rationaliste : après, il suffit de continuer,  avec les instruments qu'il nous a donnés, l'examen de la science théorique qu'il n'a pas pu voir de son vivant: unification de la physique, et théorie des catégories en mathématiques.

    Publié par topos à 10:46:04 dans Philosophie | Commentaires (0) |

    Notations de Knuth et Conway pour les très grands nombres entiers | 19 novembre 2009

    La mathesis fait mentir la sagesse paulinienne : il n'est plus vrai que la lettre tue et l'esprit vivifie, et l'on pourrait même dire que la lettre (ou plutôt la notation, le diagramme) EST l'esprit lui même se frayant une voie pour "souffler où il veut"...mais aussi où il peut.

    Certes une notation mathématique nouvelle n'est pas un nouveau concept mathématique : on pourrait toujours écrire le nouveau (l'esprit qui souffle où il veut) dans les anciennes notations....sauf quand on ne peut pas !

    C'est à la suite de la lecture inopinée du passage d'un livre prodigieux, "Ramsey theory", que je me suis intéressé aux fonctions ackermaniennes et à leur hiérarchie, parce qu'elles sont accompagnées d'une nouvelle notation pour les très grands nombres, et sont donc susceptibles d'apporter des éclaircissements à propos de ce que j'appelle le MONSTRE, à savoir un nombre qui "formalise" la preuve d'Anselme de l'existence de Dieu comme maximum, "ce dont un plus grand ne peut être pensé".

    Ce livre extraordinaire sur la théorie de Ramsey est accessible sur Google :

    http://books.google.fr/books?id=55oXT60dC54C&pg=PA60&lpg=PA60&dq=Ramsey+theory+ackerman+hierarchy&source=bl&ots=LnGd0HMLvo&sig=epSj0G1aTVhl_vq_kGjqc-9PzXI&hl=fr&ei=rioES_OzONONjAf0p_24AQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CAsQ6AEwAA#v=onepage&q=&f=false

    on y parle de la hiérarchie d'Ackerman en paragraphe 2.7 page 60 : "Eeeeenormous upper bounds".

    C'est un livre captivant mais difficile, je l'ai en ma possession depuis environ 15 ans et je ne l'ai toujours pas exploré en entier, il est vrai que les traités de mathématiques, surtout quand ils sont ardus comme celui là, ne se lisent pas à la manière des romans.

    Mais on peut trouver un court article , écrit par deux des auteurs du livre, Ronald Graham et Joel Spencer, qui livrent en peu de mots l'esprit philosophique de la théorie de Ramsey, qui est une confirmation des analyses de Bergson sur le "désordre et les deux ordres" : le désordre absolu est impossible, tout ensemble assez grand de nombres ou de points possède des régularités et des symétries étonnantes , voir :

    http://www.math.ucsd.edu/~sbutler/ron/90_06_ramsey_theory.pdf

    La fonction d'Ackermann (datant de 1928 il me semble) est obtenue par un procédé de diagonalisation d'une hiérarchie de fonctions généralisant les opérations élémentaires de multiplication et exponentiation, qui ne sont que les étages les plus bas d'une tour prodigieuse (babélienne?) : cette hiérarchie de fonctions, croissant de plus en plus vite, commence avec f1(x) = 2x , suivie de l'exponentielle f2(x) = 2x , puis par la fonction f3  appelée  TOWER (tour) qui consiste en une tour de 2 puissance 2 puissance 2.... x fois.

    On passe ensuite à la fonction f4  appelée par nos auteurs WOW parce qu'on ne peut que pousser un cri de surprise : WOW devant l'immensité des nombres qu'elle met déjà en jeu (rien qu'au bout de 4 itérations). La suite infinie est définie par une double induction, voir la page 60 du livre, et la fonction d'Ackermann croît plus vite que TOUTE fonction de la suite, aussi bien que de toute fonction primitivement récursive, car elle est obtenue par diagonalisation , c'est à dire que l'on ne prend plus un indice fixe fi (x), mais on fait varier l'indice avec x :

    Ackermann (x) = fx(x)

     Voir là dessus un lien plus complet car plus restreint au sujet des fonctions ackermaniennes :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Ackermann_function

    il y a aussi des fonctions "Ackermann inverse", qui croissent avec une lenteur prodigieuse, voir liens à la fin de celui ci dessus.

    Mais ce lien cite, et c'est là que je veux surtout en venir, car je pense toujours au MONSTRE, jour et nuit, des notations aptes à faciliter la compréhension des nombres extrêmement grands.

    Ceux ci forment, avec les grands cardinaux (qui sont autre chose, là nous nous restreignons aux entiers, bornés donc par l'infini dénombrable qui est le cardinal infini le plus bas, Aleph zéro de Cantor) un sujet de réflexions passionnées pour pas mal de mordus, dont votre serviteur... voir le site de Munafo, qui avoue carrément y avoir consacré une grande partie de sa vie, comme le capitaine Achab à la poursuite de la baleine blanche dans Moby dick de Melville :

    http://www.mrob.com/pub/math/largenum.html

     Les notations (inventées au 20 ème siècle) pour les très grands nombres sont des généralisations, sur le mode de la hiérarchie des fonctions d'Ackermann, des opérations élémentaires, qui sont :

    l'opération "successeur" (qui correspond à un des axiomes de Peano pour les nombres entiers) : à un nombre entier a on associe son successeur a + 1

    l'addition : on obtient à partir de l'entier a le nouvel entier a + b en itérant b fois l'opération "successeur" : a + 1 + 1 + 1...+ 1 (on ajoute 1 b fois)

    la multiplication : pour obtenir le produit a x b à partir de l'entier a on itère b fois l'opération précédente d'addition, c'est à dire qu'on ajoute b fois l'entier a à lui même:

    a x b = a + a +... + a (b fois)

    l'exponentiation : là encore on itère b fois l'opération précédente (multiplication) pour obtenir a à la puissance b :

    ab =  a x a x a x .... x a  (b fois)

    à partir de là nous quittons le domaine des opérations courantes pour entrer dans celui des "tours d'exposants", qui peuvent encore à la rigueur s'exposer dans le langage de l'exponentiation, mais où de nouvelles notations rendent de grands services de simplification et de clarification. Le procédé de récurrence sera toujours le même : on passe d'une opération à la suivante, dans une hiérarchie ackermanienne qui n'a pas de fin, en itérant celle ci b fois.

    Notation de Knuth avec des flèches verticales orientées vers le haut (up-arrows)

    ainsi l'opération suivant l'exponentiation correspond elle à la fonction d'Ackermann TOWER = f3  . Elle peut s'écrire d'abord dans la notation en flèches verticales inventée par Knuth: on notera d'abord, dans cette notation nouvelle qui est comme un nouveau langage, l'exponentiation avec une flèche verticale vers le haut :

    ab = a \uparrow b

    l'opération suivant l'exponentiation , consistant à itérer celle ci, sera notée naturellement avec deux flèches vers le haut :

     \uparrow\uparrow b  = a \uparrow a ... \uparrow...\uparrow a (b fois)

    Cela consiste en une "tour" de a puissance a puissance a  etc... , ceci b fois.

     

    Attnetion, l'opération d'exponentiation n'est pas associative, ni commutative d'ailleurs : elle est "associative à droite" (right-associative), c'est à dire qu'il faut partir de la droite et remonter vers la gauche.

    exemple :  3 puissance 3 puissance 2 = 3^3^2 est  égal à : 3 ^(3 ^2 ) = 3 ^9 (3 puissance 9) et non à : (3^3) ^2 = 27 ^2 ( 27 puissance 2) .

    On procèdera ainsi de suite avec trois flèches, quatre, n , etc... :

    a \uparrow \uparrow \uparrow b  = a \uparrow\uparrow ...  \uparrow\uparrow a (b fois)

    Comme cela devient trop compliqué à partir de 4 ou 5 on notera :    \uparrow^n  l'opération consistant en n flèches orientées vers le haut.

    a \uparrow^n b = a ... \uparrow...\uparrow a    (avec n flèches)

    Voir ce lien pour des explications complètes :   http://en.wikipedia.org/wiki/Knuth%27s_up-arrow_notation

    (on lira notamment le paragraphe "Writing out up-arrow notation in terms of powers" pour avoir une idée de l'énormité des nombres mis en jeu à partir de trois ou quatre flèches...et que l'on pense que l'on peut augmenter le nombre des flèches à l'infini !).

    Notation de Conway avec des flèches horizontales en chaîne :

    C'est une notation équivalente, plus pratique dans certains cas, moins dans d'autres ; mais en tout cas elle est plus facile avec les outils (assez restreitns) que Blogg met à ma disposition, ce sera donc celle que j'utiliserai surtout à l'avenir ... elle est expliquée sur ce lien :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Conway_chained_arrow_notation

    Ici l'exponentiation est aussi notée par une flèche (comme chez Knuth) mais horizontale (comme un morphisme dans une catégorie, ou une application entre ensembles, mais attention, ici les flèches ne se composent pas entre elles !):

     ab = a \uparrow b  (Knuth)  = a → b (Conway)

    Comment traduit on les 2 flèches, 3 flèches, n flèches de Knuth ? pas avec deux, trois, ou n flèches horizontales, car cela serait trop difficile (surtout sur Internet et sur Blogg notamment !).

    non, le coup de génie de Conway est d'avoir permis à une deuxième flèche de faire son apparition . L'opération "Tower", avec deux flèches, devient dans la notation de Conway :

    \uparrow\uparrow b =  a → b → 2

    et ainsi de suite, pour trois, quatre, n flèches de Knuth : deux flèches de Conway suffisent :

     a \uparrow^n b = a ... \uparrow...\uparrow a    (avec n flèches) =  a → b → n

    Incroyablement simple et intelligent, n'est ce pas ?

    C'est dans ce genre de situations que l'invention d'une nouvelle notation, en mathématiques, à condition bien sûr qu'elle soit féconde, est beaucoup plus que de simple nature "formelle" : disons que le "contenu" descend avec, s'incarne dans la forme. L'exemple paradigmatique de ceci est la théorie des catégories, où le simple ajout d'une flèche (d'un morphisme) , puis d'un diagramme plus ou moins complexe de flèches, permet de trouver, de créer ( ?) des "essences mathématiques" tout à fait inédites.

     Car les flèches de Conway peuvent s'inclure dans des schémas bien plus complexes, qu'il est possible de "calculer" à partir des quatre règles données dans le lien ci dessus, au début.

    C'est ainsi (voir le lien) que l'on peut montrer assez vite que :

    a→ b → 2 → 2 = a → b → ab

    Hyperoperations :

    Les deux notations précédentes peuvent se fondre dans le cadre conceptuel des hyperopérations, expliquées dans le lien suivant :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Hyper_operator

     Les opérations appelées précédemment , successeur, addition, multiplication, exponentiation sont respectivement : Hyper0, hyper1, hyper2 et hyper3. En fait Hypern  correspond à (n-2) flèches verticales dans la notation de Knuth, on pourra donc noter :

     a \uparrow^n b = a ... \uparrow...\uparrow a    (avec n flèches) =  a → b → n  = Hn+2 (a,b)

    H4  s'appelle tetration : http://en.wikipedia.org/wiki/Tetration

    mais les hyperoperations peuvent prendre d'autres formes.

    Encore quelques sites à lire pour ceux que le sujet passionne (ce qui est mon cas) :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Pentation

    http://en.wikipedia.org/wiki/Steinhaus-Moser_notation

    http://www-users.cs.york.ac.uk/~susan/cyc/b/big.htm

    Dans un article à venir on utilisera ce genre de notations pour simplifier les expressions des séries menant au MONSTRE, c'est à dire au nombre entier "infini" que nous avons défini d'après sa décomposition "développée" en facteurs premiers comme "le plus grand" : un nombre infini d'échelons d'exposants et à chaque échelon tous les nombres premiers, en nombre infini.

     

    Publié par topos à 18:06:48 dans Théorie des nombres | Commentaires (0) |

    Football et Islam : un cocktail détonant | 18 novembre 2009

    A l'heure où j'écris, le monde est dans l'angoisse, non pas du fait du réchauffement climatique, ou de l'accroissement inéluctable du chômage de masse et de la misère, mais du résultat du match de retour entre Algérie et Egypte pour la coupe du monde de football.

    Car le premier match, samedi dernier, qui a vu la défaite de l'algérie, s'est soldé par des affrontements, des violences diverses, y compris en Egypte le jour même, y compris en Algérie où des égyptiens qui n'en pouvaient mais ont failli se faire lyncher, mais un peu partout en France :

    http://www.rebelles.info/article-scenes-d-emeutes-partout-en-france-apres-la-defaite-de-l-algerie-en-football-39433216.html

    Ainsi, ce serait là le visage hideux de l'oumma islamique transcendant les frontières, les nations  et les peuples ? si tel était le cas, et j'ai bien peur que ce ne soit le cas, alors il faudrait de toute urgence mettre au point une petite diversion, un petit chiffon rouge que l'on agiterait devant la bête (l'oumma) pour lui redonner le sens de l'unité, face à l'agression des mécréants : par exemple une nouvelle caricature de Mahomet bien sentie ?

     

    ou bien une attaque surprise de l'aviation israélienne sur Khartoum, où se joue le match de revanche ?

     Soyons justes, il n'y a pas qu'en terre d'Islam que le football (à grand spectacle) joue son rôle délétère d'abrutissement des masses, un peu comme le "panem et circenses" de la Rome décadente.

    Le 12 juillet 1998, jour de la victoire de la France "black-blanc-beur" en coupe du monde, j'assistais médusé au spectacle de deux personnes de mon entourage (deux femmes, d'un niveau socio-culturel élevé) regardant le match à la télévision : je les vis se lever en trépignant et en hurlant lors des buts tricolores (trois  selon mon souvenir)... quant à moi je ne partageais pas ce bel enthousiasme... je me levais de plus en plus souvent pour me rendre au bar portatif situé dans la pièce à côté, où je me versais de généreuses rasades de cognac, de vodka, et bientôt de je ne savais même plus quoi... qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse..

    oui cette nuit là j'ai noyé mon épouvante dans l'alcool, mais cela ne m'a pas empêché, vers minuit, d'écouter la journaliste de France Info qui manifestement n'était pas dans son état normal dire d'un ton dithyrambique : "Nous sommes champions du monde !"

    Nous ! quel est ce "nous" ?

    je le savais bien, moi : il est le "Nous" de la transe dionysiaque, qui déjà se manifestait lors des discours d'Hitler au Reichstag, ou lors des concerts de Johnny Halliday ou des Rolling Stones.... ou, bien sûr, lors des prières collectives, dirigées ou non par tel ou tel ayatollah.

    Et je savais  qu'il ne peut rien sortir de bon de tout ça...

    depuis 1998, ai je été détrompé ? je ne le crois pas ! la belle solidarité fusionnelle  black-blanc-beur a volé en éclats à de multiples occasions depuis !

     Mais y a t'il besoin d'un match de foot pour que saute aux yeux l'inanité de la "communauté" musulmane ? non, et je n'en veux pour preuve que la méfiance, et même la haine qui existent entre les divers peuples de la "oumma" : les turcs méprisent souvent les arabes et les maghrébins, qui le leur rendent bien .... mais tous se retrouvent solidaires contre les noirs (même musulmans) !

    De tels débordements sont hélas fréquents chez nous aussi, mais il semble bien que le football les encourage, voire les provoque directement...

    Publié par topos à 17:10:07 dans Actualité | Commentaires (0) |

    KADHAFI le PORC | 18 novembre 2009

    A Rome, en marge du sommet de la FAO, le leader libyen Mouammar Kadhafi s’est fait organiser dimanche soir à Rome, une rencontre avec environ 200 jeunes et jolies Italiennes recrutées via une agence d’hôtesses, auxquelles il a recommandé de se convertir à l’islam en leur affirmant que “Jésus n’a pas été crucifié”, relatent plusieurs journaux aujourd’hui. Voir ce lien :

    http://www.bivouac-id.com/2009/11/17/kadhafi-fait-limam-pour-les-belles-italiennes-jesus-na-pas-ete-crucifie/

    que pensez vous qu'il serait arrivé si un dirigeant occidental s'était rendu dans un pays musulman, n'importe lequel, avait fait arranger une rencontre avec 200 musulmanes reccrutées sur des critères physiques de sex appeal , et leur avait tenu pendant une heure un discours sur la supériorité de l'évangile par rapport au Coran, de la civilisation occidentale sur la civilisation islamique, et avait terminé en leur enjoignant de se convertir au christianisme en leur faisant remettre gratuitement une Bible ?

    allons encore plus loin : que se serait il passé si ce dirigeant était d'origine juive et avait dit aux jeunes femmes musulmanes.... la vérité sur le Coran : à savoir que ce livre a été composé en majeure partie par un rabbin ébionite du nom de Waraqa Bin Nawfal, qui était le cousin de la première épouse de Mahomet, Khadidja ? voir :

     http://mathesis.blogg.org/page-le_rabbin_ebionite_waraqa_bin_nawfal_est__le_gourou_pervers_qui_a_ecrit__le_coran_et_cree_l_islam-835.html

    http://mathesis.blogg.org/page-qui_sont_les_veritables_auteurs_du_coran__-761.html

    et s'il avait ajouté que Mahomet n'est pas un envoyé de Dieu à toute l'humanité, mais seulement une "recrue" de ce rabbin ébionite jugé le plus apte à entraîner toutes les tribus arabes à adopter le monothéisme ? et que les seuls "envoyés de Dieu" sont les prophètes de l'Ancien Testament et Jésus-Christ ?

    A votre avis : que se serait il passé, non seulement pour les minorités juives ou chrétiennes de ce pays musulman particulier, mais aussi partout dans le monde ?

    L'attitude de Kadhafi est révélatrice : il s'agit , une fois de plus, d'humilier les femmes  occidentales, et par ce biais l'Occident tout entier !

    car enfin, pourquoi exiger qu'elles satisfassent à des critères de beauté physique ? pourquoi seulement des femmes, s'il s'agit d'informer le peuple italien (en l'occurrence) sur la "spiritualité" de l'Islam ? pourquoi ce traquenard, pourquoi "payer" ces femmes (60 euros) sans leur dire à l'avance l'objet de la conférence ?

    La réponse est hélas simple : comme il y a encore deux ou trois siècles, quand les navires des corsaires musulmans "barbaresques" venaient capturer sur les côtes sud de l'Europe des femmes à l'intention des harems d'Afrique du Nord, il est ici sous-entendu que les femems européennes sont toutes des putains accordées par Allah aux désirs lascifs de ses serviteurs , les hommes arabo-musulmans !

    Il parait qu'Oriana Fallaci était "raciste" ? puisque même Finkielkraut le dit...et pourtant, comme elle disait vrai, quand elle jugeait insupportable le simple "regard" que posent les "fils d'Allah" sur la femme européenne ...

    Ce n'est pas la première fois que Kadhafi se livre à des insultes envers la bible, le judaïsme ou le christianisme :

    http://nom666.over-blog.com/article-18094027-6.html

    tout simplement parce qu'il ne fait ainsi que répéter la doctrine coranique, selon laquelle la Bible (acien testament et évangiles) est un faux !

    Dire que Jésus n'est pas envoyé pour toute l'humanité, mais seulement pour les hébreux, c'est nier toute universalité au message chrétien ! cela procède d'une haine véritablement satanique envers l'Occident véritable , et accessoirement envers une grande partie de l'humanité, qui croit en ce message !

    et ce n'est pas une coïncidence si cette opinion est partagée par...Jacques Attali, l'idiot utile de l'islamisation mondiale; je l'ai entendu il y a quelques jours encore, lors d'un "dialogue" avec un musulman (Malek Chebel) et un chrétien, sur la chaîne parlementaire, dire que Jésus  ne parlait que pour les seuls juifs !

    Ce qui revient à nier, là encore, l'universalité du christianisme....d'ailleurs, il disait dans la foulée qu'il souhaitait que le judaïsme "recommence à être prosélyte" ... ce en quoi je suis d'accord avec lui d'ailleurs (car il n'est pas bon à mon avis que l'appartenance au judaïsme soit fondée, le plus souvent, sur des critères de filiation, donc ethniques, voire "raciaux"). Mais accollée à l'opinion précédente, cela crée une thèse désastreuse : que seuls le judaïsme et l'Islam sont universels, et que le christianisme tel qu'on le connaît repose sur une escroquerie.

    Alors bien sûr, je ne suis moi même pas chrétien, et n'ai aucune envie de le devenir par conversion, je m'en suis suffisamment expliqué ici : le christianisme que je revendique, c'est le "christianisme des philosophes", celui de Spinoza, Malebranche, Fichte et Brunschvicg.

    Dans ce cadre de pensée, la nature "réelle" et "historique" de la vie de Jésus n'a strictement aucune importance : car les évènements décrits dans l'Evangile sont des évènements survenus dans le monde spirituel platonicien, qui ont donc bien plus de "réalité" que ceux dits "historiques". Les Evangiles décrivent l'initiation à l'Esprit !

    Mais je me refuse à me moquer ou à insulter les croyances de nos frères chrétiens, qu'ils soient catholiques, protestants ou orthodoxes (avec les sectes évangéliques d'amérique du Nord, mon attitude est moins respectueuse).

    Nous devons accepter le fait de l'identité chrétienne de l'Europe, et c'est partout qu'il devrait y avoir des crucifix, pas seulement en Italie !

    et j'ai honte de l'attitude blasphématoire qui a été la mienne dans les années 70, sous l'influence des mes "relations" (ne parlons pas d'amis) gauchistes ou libertaires, qui d'ailleurs depuis sont pour une bonne part revenus au judaïsme et au Talmud, ou bien ont été recrutés comme "soldats de l'islamiquement correct", décrétant par exemple que les caricatures contre Mahomet sont "racistes"... quand je pense aux obscénités qu'ils proféraient en public, encore il y a dix ans, à propos de la Vierge Marie par exemple...

    pour finir, je me permets de conseiller à Kadhafi de se reconvertir à la religion de sa grand mère : le judaïsme, et à faire son Aliya en Israel :

    http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=13153

    Publié par topos à 11:10:38 dans Islam-terrorisme-guerre | Commentaires (0) |

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    Moi

    qui pourrait  mieux parler de moi que  moi ? mais qui pourrait mieux parler de moi que n'importe quel autre, qui me voit en face à face ?


    une fourmi noire, 


    dans la nuit noire,


    sur la terre noire,


    sous une pierre noire,


    D-ieu seul la voit


    et ici le diable souffle : Dieu....et la police, peut être ?

    Notre CREDO

    "le propre de l'esprit est de s'apparaitre à lui même dans la certitude d'une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c'est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique... ce qui est constitutif de l'esprit est l'unité d'un progrès par l'accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L'alternative insoluble de l'optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d'intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l'esprit, mais non inquiets de l'esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d'un individu, ou d'une race, ou d'une planète. Le problème est dans le passage , non d'aujourd'hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza "De intellectus emendatione" , en a dégagé la méthode, n'a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L'angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d'évidence qu'apporte avec elle l'intelligence de l'idée, est sur un autre plan" Léon BRUNSCHVICG

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